SÉCHAGE A L AIR LIBRE
983. Ce procédé de séchage est très employé ; pour le linge, c'est évidemment le moyen le plus répandu et le plus économique^ quand on dispose de l'emplacement nécessaire. On se contente simplement d'étendre le linge sur des cordes ou des fils de fer galvanisé. Pour que Tair se renouvelle facilement au contact des objets, il faut laisser entre les lignes d'étendage un intervalle de o,4o à o,5o. L'opération est forcément très irréguliére, elle dépend de la température, de l'état hygrométrique de l'air et de l'agitation de l'atmosphère. Quand il fait du vent et du soleil, le séchage s'opère assez rapidement, mais, en hiver, il ne s'effectue que très lentement et si le temps est très humide l'opération est presque interminable.
Lorsqu'on opère sur des corps pulvérulents, on les étend en couches minces sur des claies ou des toiles métalliques. On déplace les matières de temps en temps, afin de renouveler les surfaces exposées à l'air et activer le séchage de la masse.
S'il s'agit de corps réguliers comme les briques, les morceaux de tourbe, le bois débité, etc., on les dispose en rangées superposées entre lesquelles l'air peut circuler avec facilité.
Quand les corps à sécher sont en fragments de forme irrégulière, on les étend sur le sol ou sur des étagères, en couches assez minces , afin de permettre à l'air de circuler dans les vides qui existent entre les diverses parties.
Lorsque les produits à sécher sont en assez grande quantité, il peut devenir impossible de les enlever pour les mettre à l'abri, en cas de pluie ; on est alors amené à couvrir l'espace sur lequel sont exposés les corps à sécher. Cet espace couvert reçoit le nom de séchoir.
Quand on veut sécher certaines matières, comme la colle, etc., qui craignent l'humidité, on peut clore le séchoir, sur toutes ses faces, par des sortes de grandes jalousies que l'on ferme lors-