‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 2)Chapitre 98 sur 182 · AIR - SATURÉ. H · texte numérisé non relu

AIR - SATURÉ. H

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t température de l'air à la sortie du séchoir ;

F force élastique mazima de la vapeur d'eau à rO;

'•=606,5 — 0,695^, chaleur pour vaporiser à ro un kilogramme d'eau pris à cette

même température e; A poids d'air nécessaire pour vaporiser i kilogr. d'eau à /•; C chaleur à dépenser pour évaporer i kilogr. d'eau ; T température de l'air chaud affluent ; L'air est supposé absolument sec à son entrée dans le séchoir.

En comparant les nombres correspondants du tableau, on voit que, dans Thypothèse où toute la chaleur est apportée par Tair entrant dans le séchoir, pour que Tair puisse sortir saturé à la température de 60**, par exemple, il faut que T=42o'*î si, au contraire la moitié de la chaleur est fournie 'directement, la température de l'air à son entrée descend à 240°.

En admettant que l'air sorte à moitié saturé à cette même température de 60**, la température T serait de 220* dans le premier cas et de i4o% dans les second.

987. Un séchoir doit satisfaire à certaines conditions générales dont dépend son fonctionnement et que nous allons résumer avant de passer en revue les différents systèmes employés dans l'industrie.

Les parois doivent être construites en matières peu conductrices de la chaleur et assez épaisses pour diminuer autant que possible les pertes de chaleur par le refroidissement extérieur.

Le nombre des ouvertures d'accès au séchoir doit être aussi réduit que possible, quoique suffisant cependant pour permettre d'effectuer rapidement le chargement et l'enlèvement des produits, dans l'intervalle des opérations. Mais, pendant la marche, il faut avoir grand soin de ne laisser ouverts que les orifices servant à l'entrée et à la sortie de l'air chaud.

L'air chaud employé pourra provenir directement d'un foyer toutes les fois que les matières en traitement ne risquent pas d'être altérées par la fumée et les poussières entraînées, ce qui d'ailleurs est assez rare ; le plus généralement cet air viendra de calorifères spéciaux où il aura été chauffé; ces calorifères. feront l'objet d'une étude particulière dans l'un des chapitres suivants.

En tous cas, il est important que l'air chaud arrive par la partie supérieure pour s'échapper par des ouvertures ménagées dans le sol ou près du sol quand il est refroidi et par conséquent plus dense. A ce moment, du reste, il doit être saturé de vapeur d'eau.

Si l'on prenait la disposition inverse, les gaz chauds tendraient à s'élever dès leur entrée pour gagner les orifices de sortie, il pourrait s'établir un passage direct d'air entre les entrées et

les sorties du séchoir, et l'effet produit serait à peu près nul.

Quant au mouvement de Tair, il peut être aidé soit par un ventilateur^ soit par une cheminée. Dans ce dernier cas, on fait communiquer les orifices d'évacuation du séchoir avec une gaine dans laquelle passe la cheminée du calorifère à air chaud.

Enfin y quand les matières à sécher ne doivent être soumises qu'à une température déterminée, il est utile de pourvoir les séchoirs de régulateurs de température.

988. Étendage. — On se sert parfois dans les filatures et les tissages, pour l'étendage, d'une grande chambre de 5, lo et même 20 mètres d'élévation, dans laquelle les pièces d'étoffe sont suspendues à des solives transversales, de manière que les tissus occupent toute la hauteur de la chambre et présentent au contact de l'air le plus grand développement possible.

A la partie inférieure de la chambre se trouve un calorifère avec des bouches d'air chaud disposées dans le plancher et des évacuations sont réservées à la partie inférieure des murs.

L'air chaud arrivant par les bouches du calorifère s'élève d'abord, il se refroidit en se chargeant d'humidité, redescend et séchappe par les orifices des gaines d'évacuation.

On obtient dans ces séchoirs une température croissant jusqu'à âo"" au maximum, et on vaporise de i^,5o à 2^,5o d'eau au plus par kilogr. de houille, soit en moyenne a kilogr. environ. On est obligé d'entrer dans la chambre de séchage pour changer les tissus, ce qui est une cause de perte de chaleur importante.

989. Séchoir de Bouillon et Muller. — Dans cet appareil (fig. 558, 559) qui est destiné spécialement au séchage du linge, le chauffage de l'air est produit par un calorifère placé au-dessous de la chambre de séchage S. Cette chambre a des dimensions très restreintes : 3 mètres de longueur, i",5o de largeur environ et l'^ySo de hauteur.

Les gaz de la combustion, à leur sortie du foyer F, circulent dans une série de tuyaux horizontaux AB, en tôle, disposés en serpentin sous le plancher du séchoir, puis gagnent par un conduit extérieur T la cheminée de tirage R. Tous les tuyaux

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composant le serpentin sont pourvus de tampons disposés de façon à rendre le nettoyage aussi facile que possible.

L'air pris à Textérieur et destiné au séchage est amené par un conduit souterrain C débouchant à la base et à l'arrière da foyer F. Cet air s'échauffe au contact des parois de cet appareil et de celles du serpentin parcouru par la fumée. Il pénètre ensuite

Fig. 558-5.59.

dans la ohambre de séchage par des orifices aménagés dans le plancher.

L'air chauffé monte directement jusqu'au plafond de la chambre et redescend à mesure qu'il se refroidit et se charge d'humidité. Il s'échappe enfin par des ouvertures latérales bb pratiquées dans les murs près du sol et remonte dans des gaines verticales ce', dd\ disposées dans les parois du séchoir et aboutissant dans un collecteur général D. L'air évacué se rend ensuite à la cheminée d'appel E qui entoure le conduit de fumée.

Plusieurs appareils de ce genre peuvent être réunis en batte-

rie et; dans ce cas, un seul calorifère peut servir au chauffage de Tair de plusieurs étuves.

Le linge à sécher est étendu sur des tubes ayant même longueur que le séchoir (3 mètres); ces tubes sont enfilés euxmêmes sur des tringles fixées à la paroi du fond de la chambre de séchage et se prolongeant extérieurement d'une longueur égale à celle du séchoir. De cette façon, pour enlever le linge sec et faire ensuite Tétendage, il suffit d'attirer chaque tube à Textérieur, de le débarrasser des objets séchés et de le réintroduire dans la chambre lorsqu'il est chargé d'objets mouillés.

Pour éviter qu'il ne se produise des rentrées d'air froid considérables pendant ces manœuvres, la paroi du séchoir est garnie d^une série de portes étroites correspondant à chaque tringle. On ouvre l'une des portes au moment opportun et on la referme aussitôt. On évite ainsi un refroidissement excessif dans le séchoir.

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