‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 12 sur 232 · partie inférieure delà chaudière · texte numérisé non relu

partie inférieure delà chaudière

A la suite d'accidents extrêmement graves, l'Administration a enduun décret spécial que nous reproduisons plus loin (n°gie) t qui impose de faire arriver les gaz chauds tangentiellement m corps cylindrique constituant le générateur.

Lorsque cette disposition est irréalisable, les parois verticales doivent être garanties par des murettes réfractaires d'épaisseur suffisante, isolées de la tùle par un vide de om,o5, et de hauteur telle que le métal soit protégé contre l'effet destructeur des dards de llammes. Les veines fluides doivent avoir pris sensiblement une direction parallèle aux tôles voisines avant de les toucher.

Les explosions de semblables chaudières, lorsqu'elles viennent à se produire, ont toujours des conséquences véritablement désastreuses. Les plus récentes sont celles des forges de Commentrv, Marnaval et Eurville. Chacune d'elles a fait de très nombreuses victimes. Les effets observés résultent non seulement de la rupture du corps de chaudière, mais encore de la projection des débris de l'enveloppe en maçonnerie. Ceux-ci en effet, lancés horizontalement, vont tomber sur le sol dans tous les sens, sur un rayon d'autant plus grand que la hauteur de la chaudière est elle-même plus considérable.

Aujourd'hui, on renonce déplus en plus aux chaudières verticales et on emploie de préférence les générateurs horizontaux. Dans certains cas, la transformation s'effectue en utilisant ancien corps cylindrique que l'on dispose horizontalement et tuquel on ajoute deux bouilleurs neufs. Les gaz passent d'abord tu contact de ceux-ci, puis circulent une ou deux fois le long les parois du cylindre principal, suivant que la chaudière est ourvue ou non de réchauffeurs.

On peut employer également, pour l'utilisation des chaleurs trdues des fours, la plupart des systèmes de chaudières dont >us nous occuperons dans les paragraphes suivants.

CHAUDIÈRES A FOTBII INTÉRIEUR.

694. Les générateurs à foyer extérieur, quoique prol par une enveloppe isolante en maçonnerie, laissent toujc perdre une certaine quantité de la chaleur dégagée par le < bustible en igttition. Celle perte est en partie supprimée dai. chaudières dont le foyer est intérieur et complètement ento par Peart à vaporiser. On peut considérer comme typi appareils la chaudière de Cornwalj, dont le nom est empr au pays où elle fut d'abord appliquée.

Celte chaudière (fig. 3j^, 3?3) se compose esseuii»'lleii trois corps cylindriques disposés parallèlement; le premier,

Fig. 372.

grand diamètre, enveloppe les deux antres qui sont rivés su fonds par leurs extrémités ouvertes.

Chacun des deux tubes intérieurs renferme un foyer doi description a été précédemment donnée (25s). Les gaz rlia fournis par chacun de ces foyers suivent d'abord le cyliï intérieur correspondant, pour se rendre à l'extrémité du gj rateur. En ce point, une muretle empêche la réunion des courants gazeux qui reviennent simultanément vers Favan la chaudière par deux rameaux latéraux longeant, l'un a d et l'autre à gain-Lé. le rnrps cylindrique principal. À l'ai fourneau les gaz se réunissent dans un conduit unique (fig. ? réservé sous la chaudière et qui les amène à la cheminé

Quelquefois la circulation est un peu modifiée. Arrivés à I

'lilAimÊltES A GRAND VOLUME.

lïêmilè des tubes porte-foyer, les gaz chauds se réunissent en un seul courant qui revient à l'avant du fourneau par un car- Bjm taWrâJ établi extérieurement le long du grand cylindre. Puis ils passent de l'autre eôlé par un conduit transversal et se ufaol ensuite à la cheminée par un second Cirfitâ&tl latéral piélriqm* du premier.

Les chaudières de Cornwall h double foyer sont des appaivils Jemeut puissants qui présentent une grande surface de

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r* îj3.

I chauffe. Lorsqu'on n a besoin que d'une puissance moyenne, on

n'emploie qu'un seul foyer et un seul tube intérieur (fig. 3^4)»

toal en conservant la même disposition générale et le même

mode de circulation des gaz de la combustion. Cette chaudiêiv

an seul foyer est désignée} en Angleterre, sous le nom de

Lancmhire ho >i Mer,

Le diamètre des tubes qui renferment les foyers ne saura il descendre au-dessous de u,(io. C'est un minimum qui permet strictement de trouver la place nécessaire pour le combustible, te développement de la 11 ara me au-dessus de la grille, et le passage pour l'accès de l'air en dessous. Quand on le peut, il convient de porter ce diamètre k 0,70 cl o,8o; on atteint même quelquefois 1 mètre et davantage. On est alors conduit à donner au corps cylindrique des chaudières à deux foyers, un très grand diamètre (2m,5o et au-dessus), et par suite à faire «sage de tôle de très forte épaisseur.

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