‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 178 sur 232 · TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE

£ = cr 1

Valeurs de /,

Valeurs de tx

Ih

i3,io

L228. Temps nécessaire pour établir le régime. —

us avons trouvé que pendant la période d'établissement du ;ime (1225), la quantité de chaleur à fournir pendant un rips très court dz est ( 1 2)

rfM = (SQ + V3c)(x — Q)dz + Gdx.

tte chaleur est fournie par l'appareil de chauffage, de lapuisice duquel dépend la durée de rétablissement du régime, signons par D l'excès de température de l'intérieur sur l'exieur que cet appareil est capable de maintenir dans l'enceinte ind le régime est établi. D peut servir à mesurer la puissance cet appareil et sera égal à a5 si l'appareil peut maintenir ; différence de a5° entre l'intérieur et l'extérieur, lorsque les appareils fonctionnent en plein, on a, pendant Période de régime,

dM = (SQ + \îc)bdz lar suite

(SQ -h \ic)Ddz = (SQ -+- \ic)[x - tydz -+- Gdx ù, en tenant compte de la relation (14):

. dx

= dz

?58 VENTILATION ET CHAUFFAGE DES LIEUX HABITÉS

Si on intègre entre t0 température initiale et t{ tenpéntat finale, on a :

Z est le temps, exprimé en heures, nécessaire pour faire pas*! l'enceinte d'inertie calorifique I de la température /§ à la te* pérature t4 avec un appareil de puissance D, la températe?: extérieure étant 8. ,

Si on ne fournit aucune quantité de chaleur, D = 0tt<* retrouve l'équation (i5) qui n'est qu'un cas particulier de celle-' ci et alors la température t% est nécessairement plus faible que t0 j

En général, pour que Z soit positif, il faut, si D -h 8 est > r,,que!

f>nrT>1 ou <•<'•

et, au contraire, si D + 0 < t0 il faut que

La température finale f, sera plus grande ou plus petite que! température initiale, suivant que D sera plus grand ou plus pe que t0 — 8, ce qu'on pouvait prévoir à priori.

La puissance de l'appareil de chauffage nécessaire j* chauffer une enceinte dans un temps donné se détermine moyen de l'équation (18) qu'on peut mettre sous la forme

d'où on tire :

Cotte relation donne la puissance de l'appareil de chaud capable de faire passer dans le temps Z la température de 1

G dont l'inertie calorifique est I de la température i# à la

rérature tr la température extérieure étant 8.

i bout d'un temps quelconque Z, la température t est

* = (D + 6)(i-ft)-Hi*0

ti montre encore que, comme l> = e ~l est plus petit que it »mpérature t est plus élevée ou plus faible que t0 suique D -+- 0 est lui-même plus grand ou plus petit que t# ou re, que l'excès D est supérieur ou inférieur à *0— 6. 329. Chauffage intermittent. — Dans nombre de cas, auffage se fait d'une manière intermittente; pendant la nuit esse ordinairement d'alimenter le foyer pendant plusieurs •es, et on laisse le feu s'éteindre, ce qui oblige à le rallumer aque reprise.

orsque la durée de l'interruption des chargements n'est pas » grande, il vaut mieux couvrir le feu avec des cendres de îière à modérer la combustion et la maintenir plus longps afin qu'à la reprise il suffise de fourgonner et de rger à nouveau pour rétablir une combustion active et re- >r la température.

endant l'interruption des chargements, la chaleur dégagée it plus faible, la température des pièces chauffées tend à inuer, mais, quand les murs sont suffisamment épais, la leur qui s'y trouve accumulée empêche un refroidissement » brusque.

es formules précédentes permettent de se rendre compte des ations de température suivant la durée de l'interruption du îffage. Supposons qu'on interrompe le chargement pendant nmps Zl et que. pendant ce temps, le feu couvert ait une sance représentée par D, ; la température au moment de erruption étant T0 et la température extérieure ô, la teinture T, de l'enceinte au bout du temps Z sera (20)

T| = (D|+»X« -*•) + *! T, et *,=«-i.

im VENTILATION ET CflÀtJWAtt

Lorsqu'on reprend le service en ayant uni* puissance représentée pai ture après le temps Zt, on a

el eu «^! iiiiiiiànt T, entre cet deux éq

Celle relation donne la puissance capable de relever la température | ;i près une interruption de clmiiflagi* < ! i 1 î i ti i s indiquées.

fjuand le feu n'est pas couvert e faut Taire D, = o.

1230. Applications* — Suppos riiptiiiii des chargements soit «le veuille après la reprise relevrr la (Zj — a), on trouve en prenant

D, = io T0=i6 Ta— ï3

h^ — e w = o?8ig h%-

i5 — o,8iqX l X<

îî — o*45-*-5,8

Ainsi, pour une enceinte d'inertie relever ta température à i5° en a he de chauffage de 8 heures, le feu éta temps, il faudra un appareil d'une iai, alors que la puissance, pour u lement de aS.

Si l'inertie était seulement del = puissance des appareils devrait èlre

Dans les conditions ordinaires il s

Ëttent des lieux habités, d'augmenter de 5o à 80 p. 100 la mce de l'appareil de chauffage, calculée dans l'hypothèse ,«i».^gime établi.

1231. Exposé sommaire des règles à suivre pour le chauffage des lieux habités. — Nous venons de voir que, pour conserver dans une enceinte quelconque une température constante, il suffit d'y dégager à chaque instant autant de calories qu'il s'en perd à travers les diverses parois refroidissantes.

Lorsqu'il s'agit du chauffage d'une enceinte habitée, le problème est moins simple, car le maintien d'une température eonvenable n'est plus alors le seul résultat à atteindre ; dans ce «as, en effet, il est indispensable, tout en assurant le chauffage, de faire en sorte que la ventilation puisse être effectuée comme tous l'avons dit, et que, en particulier, l'air neuf puisse être introduit à une température très modérée.

On ne peut donc songer à faire apporter par cet air les calories nécessaires pour compenser les déperditions par les diverses parois refroidissantes, il faut donc chau/fer celles-ci directement.

Ce procédé présente d'ailleurs l'avantage de supprimer les courants froids descensionnels qui se manifestent d'une façon si gênante le long des fenêtres et des murs extérieurs quand on ne prend pas de dispositions spéciales pour les éviter (*).

Indépendamment de cette condition primordiale, dont M. le professeur Emile Trélat a depuis longtemps proclamé toute l'importance, il y en a d'autres, deux surtout, auxquelles devrait satisfaire toute installation de chauffage, à savoir :

L'indépendance des divers locaux.

Le réglage lacile, et autant que possible automatique, de la température.

On ne peut pas toujours observer les règles que nous venons d'indiquer; mais on devra tout au moins s'efforcer de s'en écarter le moins possible.

(!) L'existence de ces courants a été maintes fois constatée de la manière la plus nette, en particulier sur la plupart des scènes de théâtre, depuis qu'on y a substitué l'électricité au gaz pour le service des herses.

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