Cheminées prussiennes. — On emploie assez
jiemment des cheminées dites prussiennes, constituées
une sorte de caisse en
renfermant un foyer dont
artie antérieure est ou-
e et munie d'un rideau
blable à celui des chemiordinaires. Le tuyau de
ée s'élève verticalement
» la pièce, fait un coude
lierre et se raccorde avec
conduit de fumée réservé
3 la construction. Ces ap-
sils, placés à l'intérieur
pièces, ont l'avantage de
uffer par leur surface ex-
eure,en même temps que
le rayonnement du foyer,
sont de plus très faciles à
aller ; mais ils ont l'incon-
ient de pouvoir occasiondes incendies, attendu qu'ils sont le plus souvent établis
ectement sur les planchers dont ils sont isolés par une simple
ille de tôle.
1238. Mesure de la chaleur rayonnée par un foyer.
Soit M la chaleur rayonnée par heure dans un appartement
Fig. M.
VENTILATION ET CHAUFFAG
par un foyer découvert ; la formi nement est (n° M)
M=ia4.7arî
r coefficient de rayonnement ;
5 surface de rayonnement ;
t température de cette surface ;
6 température de l'enceinte.
Exposons au rayonnement du sphère en cuivre, pleine d'eau, d est recouverte de noir de fumée, quantité de chaleur m qui sera
rapport du grand cercle *— à la
soit
On a
Pour avoir M, il suffit de conn?
Lorsque la température t de Y constante, il y a égalité entre la < ment du foyer sur une demi-sph( sphère tout entière dans l'enceini
Q étant le coefficient de transmis Pour connaître m et par suite Pour cela, mettons un écran de sphère au refroidissement dans
Soient : P le poids de l'eau et i cifique moyenne de ces deux ce saire pour élever de i° la tempén le temps infiniment petit dz la 1 on a :
-l>cdt = r.d2
CHEMINÉES D'APPARTEMENT. 773
. on déduit
ri intégrant pour un temps quelconque s, les températures tes étant tt et f2, on a :
f tx
Pclog. nep. - — -=::diQz.
0 observant le refroidissement de la sphère pendant quel- 3 minutes, on note les températures successives *„ tiy tZJ ki a pour ces différentes températures les valeurs de Q cor- »ondantes dont on prend la moyenne. On en déduit m et *ite M.
a chaleur rayonnée n'étant, d'après Péclet, que la moitié au
* de la chaleur totale que peuvent fournir la houille ou le e bien enflammés et les rayons calorifiques étant pour la lié au moins envoyés sur les parois et le fond de l'àtre, on , que la chaleur rayonnée dans l'appartement n'est environ
le quart de celle qui est produite par la combustion, iomme, dans la période d'allumage, une partie de la surface
combustible n'est pas incandescente, le rayonnement diaue en conséquence et on ne saurait compter en moyenne
• plus de i5 p. ioo. Avec le bois qui rayonne moins que la uille et le coke, l'utilisation est encore plus faible.
1239. Conduits de fumée, mitres. — Il importe que aque cheminée d'appartement soit munie d'un tuyau de fumée Sciai et distinct montant jusqu'au-dessus des toits. Pour les lisons à plusieurs étages, ces tuyaux se juxtaposent soit ître les murs, soit dans leur épaisseur et, dans ce cas, r section ne peut être inférieure à 4dm2- H n'est pas toujours jsible de monter les tuyaux de fumée suivant une verticale. Paris (Arrêté du i5 janvier 1881), ils ne doivent jamais forr, avec la verticale, un angle de plus de 3o°. Les tuyaux de née se terminent à leur partie supérieure par une souche de aminée, construction évidée, terminée souvent par un couinement en pierre qui ne peut s'élever à plus de om,6o au-
774 VENTILATION ET CHAOFFAGR Di->
dessus dp fatfage, C'est sur ce couronnement que sa fixent I mitres au-dessus de chaque tuyau* Ces mitres constituent espèce d'ajutage conique qui réduit aux doux I sortie. Le débit de la cheminée diminue, par suite pertes de charge résultant de l'écoulement ; la presi totale restanl constante, la puissance vive des gai i la augmentée* ce qui rend le tirage plus stable.
Les dimensions d'une cheminée et du tuyau de Fui» pondant doivent être en rapport avec colles du local à
Voici, d'après le général Morin, les proportions a adof d'après la capacité des salles :
Cube de* Iocjiuv
jv à 60 *
die fan
tio à 80
Ho à ï uo
Oj
Ces dimensions correspondent à une section de tuyau de mes de 5 ;i 6 décimètres carrés environ par 100 met de capacité.
Les petites cheminées pouvant déterminer l'appel lunie d'air « 1 * * jou à 5oo mètres cubes, tes grandes de 1000I i5oo mètres cubes» ces appareils effectuent 11 11 renouvelloii de «s h [o fois par heure le cube de l'enceinte.
Le poids île combustible brûlé par décimètre carré de d née varie suivant l'activité de la combustion, pour h okf,45 à ik*,5o, pour la houille et le coke de <»kF, 1 5
D'après cela, on peut brûler dans les cheminées d'app ment, suivant leurs dimensions et l'activité de lacombti 1 .'i lokiiog. de bois et environ le tiers de houille ou de coke.
Dans les maisons de cinq h six étages, connu*" on l à Paris, les tuyaux juxtaposés prennent beaucoup de plac affaiblissent les murs. Quand ils sont logés dans [eui seur, ils gênent pour la pose des solives. Il en est de memoqu ils sont adossés et, de plus, ils sont alors encombr
CHEMINÉES D'APPARTEMENT
sayé de faire évacuer la fuillée des cheminées des
ss superposés < 1 ; 1 11 s un tuyau unique de grande a
tant sur tonte la hauteur du bâtiment. A chaque
se déverse dans te tuyau où elle se mélange à
des étages Inférieurs. La construction est ainsi simplifiée
ipace occupé par le tuyau de fumée esi notablement moin-
îe lorsqu'on établit un conduit parcheminée. Cette dispo-
§n est contraire aux règlements de police, elle peu! donner I des accidents graves d'empoisonnement par L'oxyde de bone surtout lorsque, parmi les appareils brandies sur le
Eu unitaire, il se trouve des poêles à combustion lente. •- rinionnances de police île 187^ concernant lc^ incendies, Btndent l'établissement des conduits unitaires de fumée :
srr. 8. — Tout conduit de fumée doit, à moins d'autorisation L~Ial<\ desservir un seul foyer et monter dans toute la hauteur du [ment sans ouverture d'aucune aorte dans tout son parcours.
11 conséquence, il est formellement interdit de pratiquer des rertures dans un conduit de fumée traversant un étage, pour y 'C arriver de la tu niée, des vapeurs où des -.r;i/, ou inéuie de lair.
L240 Cheminées perfectionnées. — Quel que suit le Tibuslïble employé dans nne cheminée, bois, houille, coke, le kdement calorifique est toujours très faible. On n'utilise au Miffage qu'une minime fraction «I*1 la chaleur dégagée par
combustible; la plus grande partie esi emportée dans le fHu de fumée par les gàz de la combustion et se perd dans fctnoephère. La cheminée ordinaire est donc, au point de vue I effel utile, un très mauvais appareil de chauffage et son faible idement calorifique es! encore diminué parce qu'elle produit appel exagéré de l'air extérieur, qui pénètre par tes fissures * portes et des fenêtres en occasionnant des courants froids ivenl insupportable )n a cherché de hien des manières à augmenter l'effet utile
cheminées tout en conservant la vue si agréable du feu.
ils alJnn- pavstT rn revue ijiieliilieS-UneS des principales dis-
titions imaginées dans ce but.
1241. — Pour mieux utiliser le rayonnement, lïrottzac a
776 VENTILATION FT CHAUFFAI DES IJKIX hv
piaeé Le foyer sur un chariot mobile en fonte, reniait galets [6g. ^7^)- Pour l'allumage, <m pensa
ail foûd de I àtn\ afin île pouv baisser le rideau ; puis, quuwl tirage rst établi, «ai le ramène da la pièce.
Gel appareiiaeu uoecertaû 11 avait évidemment L'inconvénieol4 laisser dégager, dans te local où il»
placé, une partie des gaidelacoi bustion.
On aégalemenl construit -I
fwf
li- 5;$.
mobiles munis de tuyaux i joints 1
bisc'oj>i([«es. permettant de
eu avant; mais cette disposition
akmdniiin-
Lea recherches dea constructeurs ont au surtout peu t,ut l'utilisation de la chaleur emportée par la fumée.
1242. — Dès tfiao, l'archita Savoi tii établir dam une chenus du cabinet îles Livrée, au L«»uv un appareil construit dans Il se composait (fig. Iij6 d'iu en tôle, recourbée formant le dessous il le fond Taire. Le foyer chaufl de La caisse par rayonnantes le contact dea gai de La combustii
L'air pris dans La pièce pé L'avant de la caisse I sas
foyer, el s'élet ail d ta ps
du fond. 11 s'échappait en&a dai pièce par deux eomluiis Latéraux et deux bouches de sheli placées près des angles supérieurs de la façade de la « liemi» Cette disposition a servi de point de départ pour la i lion de nombreux appareils employée de nos jours.
Fig-
• IIIKMINLKS ^APPARTEMENT.
— Dans un traité «[u'il publia <uv \r> cheminées [La migue du feu , Gauger indique une disposition analog le imaginée par Savot. Dans la rais^r du fond, il établit dei verticales ou horizontales, afin d au^mentw la dorée contact de I air avec 1rs parois.
fa vue de diminuer l'afflux île l'air par 1rs portée ri 1rs IVi>s, il imagina de le faire arriver par un arifiee plaoé m il du foyer et dont on pouvait régler la section au moyen I plaque mobilr iiirlinrr. Priait comme une sorte de soirf-
îi projetait sur le foyer l'air arrivant de l'extérieur. Ce let permettait, dans une certaine mesure, de faotUter image <*t d'empêcher les cheminées de fumer. Î44. Cheminées de Péclet- — IVclel a indiqué dr-
Fig. 677,
m- bien longtemps un moyen d'utiliser la chaleur des gai e la combustion* Dans uue première disposition, on place, dans le conduit de
VENTILATION ET CHAUFFAGE DKS LIEUX HAB
fumée, sur la hauteur de l'étage, un tuyau métallique coaif niquant par te bas avec l'atmosphère, et s'ouvrait <-i ilan- In pièce où se trouve hi cheminée. L'air c\! chauffe dans de tuyau au contact drs parois entourées r gaz dé la combustion, s'élève »in produisant un appel el se déverser par la bouche1 placée près du plafond. Ce intérieur gène pour le ramonage dé la cheminé
La disposition de la figure 6y6 r<\ analogu [le «|iii prr-
cède, seulement l<v> gai <l«* la combustion passent dans intérieur et Pair, pris h l'extérieur, circule !<>ui autour
■happer tir mfeffie dans l'appartement par une bouche pi près ilu plafond. Avec cette disposition, le ramonage [»• faire comme dans lès cheminées èrdiàain
1245. Cheminée Joly. —Dans la cheminée Joiy, oadfrpose, autour du foyer, nue coquille 0
toniv portant des \\r\\ et dont la section intérieur»' est un pèse à angles arrondis. La coquil installée sur une plaque d'àtre en 1 ses trois faces se rapprocha raccordent à la partie supérieure en
/CS^wS
fîg. l>;y.
foruianl une sorte de nielle dans la paroi de laquell
réservé un orifice rectangulaire pour le p de la fui
Cet orifice peut être fermé au moyen d*un registre ipii poche les refoulements d'air dans la chambre par I»» 1 fumée, lorsque la cheminée n'est pas en servie
Pour augmenter la puissance de l'appareil, on peut pli au-dessus de la coquille nu coffre ou tambour mél
CHEMtNKrs [» A
de chicanes intérieures, et formant une surface de chauffe iplémentaire W^ 679). L'appareil esl muni «I nu registre permet de régler le tirage. Les chicanés disposées dans 1** , ^TVe son! mobile afin de permettre le ramonage.
'air neuf affluenl *■>! amené par un conduit C di* larp1 sceétabli dans le plancher et débouchant derrière la coquille B. -/air se chauffe modérément au contact de la surface nervée cJu tambour, [mis soit par deux bouches latérales I de grande • lion. Cette disposition paraît la plus simple et la plus efficace toutes celles qui ont pour but de chauffer lfaîr de ventilation moyen de cheminées d'appartement, 1246. Cheminée Fondet. — Cette cheminée 6g, 68i) ht 1res répandue à Paris. Elle comprend une caisse H dans
laquelle arrive l'air «-vlérirur A qui communique avec une seconde caisse t- par une série de petits tubes prismatiques <>, *,, ►ses eu quinconce, On place dans la cheminée L'ensemble il u système, en l'inclinant légèrement yen I avant, de manière à le laisser entre le cadre du rideau et le -tuyau Ë qu'un passage de ' .• - ;i oto8 de largeur pour la fumée.
gaz île la combustion se divisent : une partie passe dans
YhNTlUTION ET CHAUFFAGE DES LIEUX HABITÉS,
las intervalles des tubes prismatiques et !*• reste pace libre entre le rideau el te tuyau K
[/aireal appelé du dehors doua le conduit AI' aulfr»
passant dans l'appareiL et, on suivant 1rs tuyaux <".!<. ilans lu pièce où il est émis par deux bouches de chaleur DD situées sur tes parois latérales de la cheminée. La suie lendi s'accumuler entre 1rs tubes en quinconce el derrière l'appareil, le nett»- effectue au moyen d'une raclette que Ton j
dans tes intervalles qui existent entre Les tuj
Certains appareils Fondet présentent à leur base uns tare maintenue fermée, pendanl que la cheminée est en vier, par un tampf>n mastiqué qu'on enlève lorsqu'on extraire la suie accumulée derrière I appareil*
Dans cette cheminée l'utilisation est assea faible ainsi qui résulte d'expériences faites par le général Mortn et qui donné les résultats suivants :
température de l'air extérieur aa*
— de la pièce chaufli . ,
— de l'air fourni par la bouche
de chaleur i3i*
de la fumée dans la chemin* 117*
Volume d'air écoulé par la cheminée. . . .
— introduit par la bouche de
chaleur* 19**
— par k de bois
Calories absorbées parla fumée, j38;
apportées l'air chaud
Avant la pose de l'appareil Fondrt, le volume de fumée 1 eue était de i3ooma, la résistance produite par I "appareil ado
réduit le volume dans le rapport -^-=oy6io. *diw
nron aux-, <d déjà de ce fait il résulte une économie.
CHEMIN KKs fi APPARTEMENT.
volume d'air introduit par la bouche de chaleur est en-
oro5i du volume évacue par la cheminée.
Lia différence entre l'air évacué et Faîr affluent 835 — 20
& l5Ml est fournie par les tissure- des portes et des fenêtres.
1 chaleur apportée par Pair affluent à 132° est 4^5 cal.,
t eii\
iviron ^=0,0178 ■!«- celle emportée par la fumée. Si on
nnet que celle-ci était dans les conditions de l'expérience,
> de la chaleur totale dégagée par le combustible, lac-
-ement de rendement produit par l'adjonction de l'appu-
1 Fondet aurait été de r~' — / u —0,1 i.
o, îB —0,01 "8 1 Hvers constructeurs ont apporté quelques modifications à
I ♦pareil Fondet. dans le bol d'augmenter les sections de pas-
^e de l'air neuf et de faciliter le ramonage de la cheminée.
1247. Cheminée Douglas-G-alton* — Cette cheminée, dont
Kg, 88a,
I principe fondamental et les proportions générales sont à
*ès peu près ceux indiqués en iSia par Belmas. capitaine du
, a été établie dans un grand nombre de casernes et dho-
itaux militaire- d'Angleterre par le capitaine Douglas-
VENTILATION ET Ul.UTFAGE BK HABITÉS.
Gai ton. Elle se compose d'ime en fonte a?ee un f<
à grille pour brûler de la houille OU du coke, ( QUpenf que i/3 environ du fond du foyer; le re-i
afin de diminuer l'accès «le l'air et la consommât]
bustible.
Le foyer psi garni de pii destinées à préserver la fonte et à fournir •le la chaleur par rayonnement. Les du fond du foyer son( isol<! bohl
par un intervalle dans leqoel Tair \ du cendrier circule pour venir déboi au-dessus du Combustible à l'arrière Jq feu par une fente horîy disposition aurait pour but derei
pareil fumivorv.
La caisse en fonte esl munie de nerv
qui font saillie dans une ehambr»
à l'arrière et dans laquelle l'air ext pénètre pour s'échauffer el Mille par un conduit ménagé dans !<• mur à une bouehe de ehaleur percée | j plafond. La famée s'échappe par une tubulure cintrée qui vient s'emboîter le tuyau de chemin*
La prise d'air passe onlir
sous le plancher et, d aprta M b glas-Galton, la section doit ôtrt i raison de i pouce carré pour 100
cubes, ce qui correspond à <\mtoi 43"\8y de capacité à < haufïer. Si le duit est long, il faut augmenter un peu cette section; >'il court on peut la réduire un peu; le conduit amenant IV jusqu'à la bouche de chaleur doit avoir la mêm<
Pour augmenter la surface de chauffe e< l'eflel utile, néral Marin a ménagé tout autour du tuyau de furn sur la hauteur de l'étage un espace libre pour la cû
Kg. 683.
CHEMINÉES D'APPARTEMENT
^ l'air qui, après s'être échauffé derrière le foyer, absorbe ^Xsore de la chaleur au contact du tuyau et vient sortir dans t pièce par une bouche de chaleur ouverte près du plafond.
:1248. Cheminées & gaz. — On fait aussi des cheminées ^«uffées au moyen du gaz. Malgré le prix élevé de ce combus- £>le, son usage est si commode dans certains cas que le c>mbre de ces appareils augmente tous les jours.
On faisait d'abord arriver le gaz par de petits orifices au con-
Fip. 68/,.
tact de corps incombustibles, tels que l'amiante, placés sur des bûches en fonte disposées dans l'àtre d'une cheminée ordinaire de manière à figurer à peu près le feu du bois. L'amiante et la fonte fortement chauffés envoient dans la pièce de la chaleur rayonnante que la flamme seule du gaz ne saurait produire. Une autre disposition (fig. 684) imaginée récemment par M. Jacquet consiste à établir dans une cheminée ordinaire un réflecteur en cuivre poli et très brillant. Le gaz arrive par un tuyau horizontal, percé d'un grand nombre de petits orifices dis-
VENTILATION ET CHAUFFAGE BBS LIEUX HABITÉS
posés latéralement, et brftle sous forme de petits taux, en chauffant des plaques de tôles pi réflecteur renvoie dans la pièce une as ande qui
chaleur.
Une consommation de Sooè 700 litres de ir </ par heures pour chantier une pièce de 60 mètres cubes environ.
OBSERVATIONS si Tt LES I m mim i ÏS \ )VA DÉCOUVERT.
1249. — Les cheminées à fou découvert constituent nus appartements le mode de chauffage le plusemplo nus usages, nus habitudes, nos goûts, une pièce sans ches est fort dépréciée.
Pour beaucoup «le personnes, ta vue «lu feu est une n<' site. Il n'est pas douteux, du reste, qu'indépendamment l'animation et de la vie que donne la vue d'un foyer tlamb les rayons lumineux qu'il envoie produisent sur le corps une action physiologique bien différente de celle «1rs rayons des poêles. C'est comme, a un moindre degré, le m que celui des rayons solaires. lTn grand avantage du ehaufl par radiation, c'est qu'on n'est pas obligé de porter 1*1 une température élevée et qke la respiration resl
Nous avons vu que souvent on dispose dans 1rs ch<*niic des appareils permettant de chauffer l'air avant son iutr tion dans les appartements.
Cet air est émis par des bouches d'air chaud, générale! placées sur les cotés de la cheminée. Ces bouches doivent voir être fermées pour emp&clu*r l'accès de Pair froid «I ni pièce quand la cheminée n'est pas allnti
A côté de ses avantages, la cheminer p de nombreux
inconvénients :
Tout d'abord, elle produit un appel d'air excessif, «pi manifeste par des courants insupportables pénétrant par fissures des portes et des fenêtres,
Son fonctionnement manque de stabilité H d<* régular Lorsqu'on charge le feu le rayonnement et par suit»* \A
CHEMINÉES D'APPARTEMENT
ise sont presque mils. Ce n'es! que peu à peu, que finfcjMBCe se produit à la surface et que le rayonnement lotie,
miJ le combustible est bien enflamma le rayonnement
fan si ardent qu'il Etal >Vn préserver au moyen d'écrans*
HlTé rentes parties de la pièce sont très irrégulièrement
fées suivant leur distance au Foyer* 11 est vrai que ce der-
iiu'ini\ «;[iient ne serait grave que -i \r^ occupants étaient
f8 vl«* rester à leur place comme dans une salle d'école, par
iph\ mais bien souvent chacun peut, au contraire, se dé-
pràson gré et choisir la distance du foyer qui lui oonvienl
tieux.
!50* Dangers d'Incendie. — Les ïeux «le cheminée sont : fréquents ; ils résultent de l'inflammation «le la suie qui s»- les parois des tuyaux de fumée mal ramonés : Dette suie - ii.l feu au contact «les flammes du foyer e( la combustiofl *- <;id de proche en proche sur toute la hauteur de la cheminée* Il \ troduit au sommet une gerbe «le flammes et d'étincelles Lrs ix de fumée en tôle sont plus particulièrement exposés à i accident, parce qu'il s \ dépose une couche mince H potiede i lière combustible» qu'on n'enlève pas par un ramonage ordii iv, et qui, sous l'action de la chaleur, s'exfolie el jirend feu. s feux de cheminées ne sont généralement pas dangereux tand les tuyaux sont solidement construits, mais, s'il y a des evasses, la flamme peul se communiquer dans l'intérieur des jpartements traversés par le tuyau et déterminer un incendie.
P^ris, une ordonnance du préfet de police du i5 scptcm- 8j/i impose de laisser entre le paiement intérieur des ivauxde fumée et tout bois de charpente, un espace de 0.16 1 moins.
Pour éteindre les feux de cheminée il suffit ordinairement 1 fermer le [dus hermétiquement possible L'ouverture du foyer, mr empêcher l'accès de l'aîr. Pour cela, <m baisse le rideau, el [ tamponne avec des linges mouillés les tissures qui existent itre ce rideau et le cadre de la cheminée. Due autre cause d'incendie résulte de ce que le combustible S*h. Il — 50
VENTILATION ET CHAUFFAGE DES LU
rsqn
Irnih
•miné mvci
;, mu fmiv
placé dans le foyer peu! rouler suis Le parquet, où de se étincelles peuvent tomber sur les meubles vois feux, tés pare* étincelles ne suffisent pas toujours pour des aecidenls.
Enfin, l<s foyers de chemisées sont trop brûlures graves pour 1rs femmes et les enfante, lorsqu unit 6 S'approcher imprudemment avec des vêtamc inflammables.
La manipulation du combustible, les ramoi dans l'appartement des poussières noires, qui teroîs meubles et les tentures. Ces! une conséquence foncé bustiou il feu découvert,
1251. Cheminées qui fument. — L miné
découvert ont le grave inconvénient de donner so ♦les dégagements de fumée dans les appartements, >ni moment de l'allumage. Les cheminées peuvent fu plusieurs raisons.
La principale et presque la seule, c'est rinsuffisaa ficee d'admission de l'air extérieur. Trop souvent, onne aucune ouverture spéciale pour l'amenée de I air, qui alors s'introduire que par les fissures des portes et des G Quand les joints sont bien ajustés ou munis de bourrelt extérieur ne peut s'introduire qu'avec difficulté ai sa i insuffisante pour alimenter la combustion.
Dans ces conditions, si le tuyau de fajn te form<
et d'une section trop considérable» il s'y établira un dori rant, ascendant d'un côté pour les ::;</ de la combustn rendant de l'autre pour Pair extérieur qui vient alim< feyer. Au contact de ces deux courants, il se produit née ment des remous et des tourbillons, qui ont pour effet refluer la fumée dans la pièce*
Si le tuyau est trop étroit pour que ces doublée comas sent s'établir, il donnera issue à un volume de gBH 001 dant au volume d'air qui a pu s'introduire par Importes et des fenêtres. Le reste des gaz dégagés par la c tion se répandra nécessairement dans la pièce.
CHEMINÉES D'APPARTEMENT. 787
et effet se constate surtout au moment de l'allumage; tant le tuyau de fumée n'est pas chaud, le tirage ne peut s'éta- , et il n'y a pas, dans la salle à chauffer, une dépression sufite pour y appeler, par les fissures, la quantité d'air néces- B à la combustion. La fumée se répand donc dans cette salle proportion plus ou moins grande. En entrouvrant une fe- •e, l'air peut pénétrer librement dans la pièce, le dégagement urnée cesse et le tirage s'établit beaucoup plus facilement; ad le feu est bien allumé, on peut généralement refermer la tre sans que la fumée se dégage de nouveau. Mais Fouverd'une fenêtre, surtout dans les temps froids, n'est pas sans mvénients.
a première condition pour qu'une cheminée fonctionne régusment, c'est qu'elle soit convenablement alimentée d'air, et mt, pour cela, établir avec l'extérieur des communications section suffisante. Dans les conditions ordinaires, on peut îdre pour la section des conduits d'air neuf de 5 h 6 décires carrés pour ioo mètres cubes de capacité. Mais ces •es conduits sont, le plus souvent, assez difficiles à loger s les planchers, et on se contente presque toujours d'une tion beaucoup moindre.
»i Fair est renouvelé à raison de n fois par heure dans un il de capacité A, on a la relation
3t>oo
= vitesse de Fair par seconde,
= section du conduit.
m on prend, comme cela a lieu trop souvent
st-à-dire si on donne aux conduits d'amenée d'air une secq de 2 décimètres carrés par ioo mètres cubes de capacité, on
■ j'K III' lll V-».-»*. l"Ullll ».i*i n.
1252. Insuffisance de tirage. - La
avec d'autant plus de facilité qm- le tira
Celui-ci peut alors être facilement influencé, par l'ouverture ou la fcrmcluiv des portes constances anatogUi
L'énergie du tirage crott, comme <>n i de la température défi gaz chauds circulant dan sur celle de Pair extérieur; aa avec la hauteur < Les résistances dues aui frottements, aux cliai iirui diminuent le tirage de la cheminée.
Pour accroître autant que possible la tei tuyau de Fumée, il faut éviter une ventilation e que nous l'avons dit précédemment, on réduit I trée «lu foyer en baissant le registre de lit « linnii
Le tirage augmentant avec la hauteur des ta]
|r< t'Iirininres de- <MaL:<'- supérieure tÙ celles des étapes inférieurs, et sont pin- facilei par les actions atmosphériques. i£66& suivent. C conduite de fumée au-dessus des toits par un tu; augmente ainsi la hauteur de la colonne chaud l'activité du tirage*
Sî on compare deux cheminées de même Beotioi Tune de 25 mètres île hauteur, l'autre de 10 mè
que, pour produire la même vitesse dans chai
de température >,T— 0). (T — O), doivent être tels
dan , ur c
uit I
ta]
ilem
CHEMINÉES D'APPARTEMENT. 789