‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 41 sur 232 · INJECTEUR · texte numérisé non relu

INJECTEUR

811. L'injecteur dont l'invention est due à GitTard est appareil d'alimentation d'un usage presque universel et qui ren les plus grands services. Il permet l'alimentation des locomotive même pendant les stationnements, ce qui n'était pas possi lorsqu'on se servait de pompes alimentaires commandées pa les organes «1rs machines. Le poids el tes dimensions minime de l'injecteur justifient son installation à bord de certains vires à grande vitesse et de faible tonnage. Enfin il est employa dans les installations de chaudières fixes, soit pour l'alimcntatic normale, soit comme appareil de secours, L'injecteur ne perc pas d'alimenter les chaudières avec de l'eau très chaude.

Le fonctionnement de l'appareil repose sur le principe vaut : un jet de vapeur généralement emprunte à la chac détermine l'entraînement du liquide destiné à l'alimentation celle-ci ; il se produit un mélange intime de l'eau et de la vapei et la masse fluide peut être lancée a Tair libre, avec une vîtes suffisante pour vaincre la résistance exercée par la pression intérieure et forcer l'entrée de la chaudière,

L'iujecteur (fig. 4%) comporte : i° deux ajutages conique convergents et ayant même axe. L'un, communiquant ave l'arrivée d'eau, enveloppe le second qui sert à lancer la vapei

2° Un cône divergent disposé à la suite des premiers, ma toujours sur le même axe et servant au refoulement dans chaudière du mélange de vapeur et d'eau.

APPAREILS ACCESSOIRES DALIHEX TATlrty HB

our mettre l'appareil en train on ouvre légèrement le robid'arrivée de la vapeur; celle-ci sortant par le tuyau DF pé- ■e sous forme de jet dans l'ajutage conique de la chambre T nlraiiie l'air qui se trouve renfermé dans cette dernière; il résulte une dépression qui détermine l'aspiration de Veau par uyau-H. Cette eau vient remplir la chambre T et entoure le jet vapeur qui l'entraîne en se condensant; toute la masse prend I vitesse commune et sort par le second ajutage convergeai, L amorçage est produit et Ion voit couler à l'extérieur, par le

T~tÇ

Fig. 4%.

top-plein K. un jet de liquide dont la température est supérieure à celle de l'eau du réservoir dans lequel se fait l'aspiration, nis, en ouvrant graduellement le robinet d'admission de la fipeur, la vitesse d'écoulement augmente et il arrive un moment où elle est suffisante pour que la masse fluide, lancée dans cône divergent J, pénètre dans la chaudière. i\ous allons essayer de donner un aperça de ce qui se passe dans [J'injecteur en établissant sommairement les conditions de fonctionnement dans chacune des deux parties composant l'appareil.

i* Ajutages convergents. — Désignons par : t la température de l'eau aspirée ; (? Je poids d'eau aspiré dans l'unité de temps; r Je poids de vapeur projetée ; , la température du mélange ;

-^l-ïâà^^¥H ;/-:-

OU

En éliminant v, on a

Les pressions sont donc variables dans chaque section et vont en diminuant à mesure qu'on se rapproche du sommet du cône.

Si, réciproquement, on communique au liquide une vitesse 9 suffisante pour le faire entrer dans la chaudière, la relation subsiste et la pression va en augmentant dans l'ajutage à mesure qu'on se rapproche de la chaudière.

L'appareil ne pourra fonctionner que si la vitesse v de la masse fluide sortant des ajutages convergents est suffisante. .Nous avons montré plus haut comment on peut faire varier celle vitesse pour obtenir le résultat cherché.

Nous avons fait observer qu'il y avait intérêt à diminuer la température t, de l'eau d'alimentation. On peut le montrer directement ; reprenons l'équation (i )

X est sensiblement égal à 65o, nous pouvons donc écrire

65o — ti

Or th est forcément inférieur à ioo°, puisque par hypothèse le

fluide qui se trouve à l'entrée du cône divergent est liquide ; on

a donc

IOO-

On voit que cette inégalité est d'autant plus difficile à satisfaire que t augmente davantage, c'est-à-dire que l'on alimente avec de l'eau plus chaude.

On a constaté, en pratique, que Tinjccteur peut être employé

APPAREILS ACCESSOIRES" D'ALIMENTATION. 17i)

partir d'une pression effective de i/J d'atmosphère et à toutes

•s pressions généralement usitées dans les chaudières à vapeur,

îais que, pour son fonctionnement, il est nécessaire que l'eau

oit suffisamment froide; que, de plus, le volume d'eau introduit

i laide d'une quantité donnée de vapeur diminue à mesure que

a pression dans la chaudière augmente. Ce dernier résultat

pouvait d'ailleurs se prévoir. En effet, pour vaincre une pression

plus forte dans la chaudière, il faut augmenter la vitesse <»,

dounée par l'équation (a). Mais pour des pressions élevées, la

vitesse V de la vapeur variant très peu, on ne peut agir sur v

qu'en augmentant //, c'est-à-dire en injectant une plus grande

quantité de vapeur, ce qui élève la température tt et nous avons

vu que cette élévation de température avait pour conséquence de

diminuer le poids d'eau entraîné.

812. Injecteur Giffard. — Nous représentons (fig. 4(u)) la disposition d'un injecteur Giffard. AB est le tuyau d'amenée de vapeur communiquant par une série de petits trous avec le lobe D que termine une tuyère ï; à l'intérieur de D se meut une tige, en partie liletée et conique à son extrémité, qui reçoit son mouvement de la manivelle M et sert à régler le passage de la vapour. En II est le tuyau d'aspiration par lequel l'eau est appelée autour de la tuyère ï et vient se mélanger avec le jet de rapeur qui produit l'entraînement. Pour faire varier la section ■Ir passade autour de la tuyère T, et par suite le débit de l'eau ttpirée. on agit sur un levier L qui commande une vis à pas rapide et dont l'office est de faire avancer ou reculer le tuyau I) et ivec lui tout le système qu'il porte.

LVau aspirée se trouve lancée par la tubulure conique 1, êuètre dans l'ajutage divergent J et se rend à la chaudière ar le tuyau I\ après avoir franchi la soupape de retenue alimentation. En K est un tuyau de trop-plein et en S un •srard qui permet de constater le fonctionnement de l'appail. le filet d'eau se voyant distinctement entre les deux ajutages niques.

Puur mettre Tinjecteur en marche, on ouvre d'abord le robinet ulmission de vapeur placé sur AB, puis on agit sur la mani-

relie M de manière à ae laisser passer que Le mince iilet de peur nécessaire pour produire l'aspiration de l'eau.

Dès que celle-ci coule par Le trop-plein K. on augmente dément l'introduction de vapeur jusqu'à ce que l'eau refoulée dans la chaudière. Eo réglant l'entrée de la % l'arrivée de Peau, on parvient facilement à supprimer le léi Bemeill du liquide parle trop-plein.

Lorsque l'injecteur est en fonction, il fait entendre un sifi ment particulier du au passage de la veine liquide dans les :w tages coniques et à l'aspiration d'air qui se produit pai du trop-plein.

Celle introduction d'air est nuisible, surtout lorsque la vape esi utilisée dans des machines à condensation. Pour Giiïard a modifié son appareil et a construit un injecleur àj renfermé (fig. [yo , destiné principalement aux chaudières i

rines. Dans celte disposition, les ajulagcs convergent el «ii\ penl soûl réunis et le trop-plein, communiquant avec la 1 de refoulement à la chaudière, esl muni d'un robinet qu\ ferme dès que l'injecteur est amorcé. On renforce alors rapid ment le jet de vapeur jusqu'à ce que l'eau refoulée soulève clapet de retenue et pénètre dans la chaudière.

813, Injecteur Folonceau, — Dans l'appareil qu'il étudié, M. Polonceau s'est appliqué à simplifier la mameifl de l'injecteur et à en disposer l'intérieur de façon à réduln plus possible les résistances au mouvement de l'eau,

Les cènes (fig. 47 1) sont fixes, mais on peul taire varier débit dans des limites très étendues en agissant sur l'injetit

de vapeur. La tige ou aiguille qui ferme le cùne de sortie de

vapeur n'est pas filetée et se manœuvre directement par un levier

à fourche. Elle est plus robuste que dans les injecteurs ordinaires

et elle est percée d'un canal en forme de T, par lequel passe, à

la mise en train, le filet de vapeur destiné à produire l'amorçage.

Un double guidage empêche tout déplacement latéral de l'aiguille

dont l'axe se confond avec celui des cônes de l'appareil: l'expérience a montré que cette coïncidence était essentielle pour le bon fonctionnement des injecteurs.

La mise en marche s'effectue un poussant l'aiguille à fond et m ouvrant le robinet de vapeur, (lelle-ci passe par le canal de l'aisruille, chasse l'air et aspire l'eau qui vient bientôt couler par le trop-plein. On agit alors sur le levier de commande de l'aiguille et on renforce le j«.»t de vapeur jusqu'à ce que toute l'eau aspirée soit refoulée dans la chaudière.

L'arrivée tl'eau peut être également réglée par la manœuvre iln robinet placé sur le tuyau d'aspiration. Le trop-plein porte ene soupape que l'on peut fermer dès que l'injecteur est en fonction, afin d'éviter l'introduction de l'air dans la chaudière.

l'ninjecteur dont le plus petit diamètre de l'ajutage divergent a îl millimètres peut, lorsque la pression est de 10 kilogr., débiter au maximum 110 litres par minute.

814. Injecteur Koerting. — Cet appareil comprend fig. i-:>.) deux injecteurs juxtaposés dans un même corps et

iquant à la partie

périeure par

fe

rommuniquanl à ia parlie supérieure par la chambre d" $ê vapeur. Le premier, celui de gauche, appelé éjecte Peau d'alimentation et l'envoie dans le second, qui lai-m refoule dans la chaudière. Les deux cônes d'arrivée de

sonl surmontés de soupapes m mm par un petit balancier qui les li> mées quand l'appareil est au repj

Pour alimenter, on soulève la de l'éjecteur et on ouvre h trop-plein. L'aspiration se produit, vient remplir l'appareil el > <VIki l'extérieur. On ouvre alors la su de rinjecteur de droite el on fer trop-plein. Toute leau est donc o de passer par la deuxième lu\ pape de retenue cède et Talimeu commence. Pour arrêter 1 aliiin'iii on terme la soupape de l'éjecteur suite celle de rinjecteur.

Toutes ces manoeuvres se font très rapidement et sans rupUon à Taide d'un seul levier convenablement relié au net et aux soupapes.

Nous ferons remarquer que, le robinel de trop-plein ferme1 pendant le fonctionnement. le chauffeur risque de pas averti si l'appareil vient à se désamorcer.

Gel injecteur peut, au dire des inventeurs, puiser de l'eafi quand la hache d'alimentation est au niveau de I appan l'aspirer à 7 mètres de hauteur, quand elle est froide.

815. Auto -injecteur Cuau — Dans certains cas, l voir d'alimentation «le rinjecteur peut être placé au-de; ce dernier. Pour ce cas particulier, on construit des inj non aspirants.

M. (luau établit un injecteur non aspirant repr» et destiné à recevoir Feau en charge; cet appareil est alir soit par un réservoir placé au-dessus de lui, soit par u duite d'eau sous pression.

— T*rr Fjg. 47a.

AFMRitU WCÏSSMAB8 dalimkntatios.

L*> fonctionnement s'obtient en ouvrant iTabnnl lr robinet eau el ensuite le robinet de vapeur.

Cet appareil est 1res simple, peu volumineux et ne <■< on porte aucune piëce mobile, ce qui est toujours avantageux.

-Tj

*%. foj.

816. Injecteurs â reen marche autole. — L'injecîcur iiuaîre aspirant ou non ésenle l'inconvénient suiût : l'appareil étant réglé

M marche, on constate parfois qu'il cesse tout à coup de foucr. La vapeur s'échappe alors par le trop- plein et il Faut mencer l'opération de la mise en service. Les injecteurs à JM 8H marche automatique ont pour but, lorsque l'eau d'nlilion vient h manquer, de fournir à la vapeur une section passage suffisante pour lui permettre de s'échapper directet sans créer une pression nuisible dans l'appareil. Aussitôt que tes conditions normales de marche se représentons l'appareil se remet à fonctionner sans Çi'il soît nécessaire de le régler à nouveau. II existe différentes dispositions pour obterifee résultat, Nous nous contenterons d'indiquer trois des divers types employés.

817- Injecteur Gresham. — En prin- Spe, cet appareil (fi g, 4y4) comprend, comme ts autres injecteurs, les trois cônes d'arrivée te vapeur, d'arrivée d'eau et de refoulement, lats celui du milieu est divisé en deux parties b longueur à peu près égale, laissant entre les un certain espace libre; la partielarge du toe est fixe, l'autre est mobile dans la cham- « de trop-plein et se tient éloignée de la précédente par l'effet la pesanteur.

Lorsque l'appareil estmis en fonctionnement, le mélange d'eau et

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de vapeur franchît, en vertu de sa forci- vive, l'espace qui se deux parties du cône d'arrivée d'eau et produit à l'intérieur nie* pression dont l'elSet est de hire appliquer la partie mobile »irla| Lie fixe: l'appareil fonctionne alors cnmriieun injecleur or< Si l'eau vient à manquer, le jet est interrompu et la dé] cesso d'exister î le cône mobile reLombe alors, la section

trouve augmentée et la vapeur s'échappe librement qu'à ce que l'eau vienne de nouveau produire la condensatic

On peut remarquer que, dans les appareils de cette si ne sont pas aspirants, on peut, lors de la mise en marche, ouv d'abord l'eau ou la vapeur indifféremment.

818, Éjectû-injecteur Cuau. — Dans cet appareil à mise en marche automatique, le cône d'eau est interrompu i son milieu comme dans l'appareil précédent, mais avec cette i férenci\ que dans rinjecteur de M, Cuau aucune partie du cAn n'est mobile. Il existe seulement, à la sortie du trop-plein, i «uipitpe qui reste appliquée sur son siège tant que I nij<< l fonctionne normalement. Elle se soulève lorsque l'injccteur désamorce accidentellement, car dansée cas, l'eau ne condens [dus la vapeur lancée dans l'appareil, il produit un léger excès de pression dans chambre de trop-plein. Dès que l'eau s trouve aspirée de nouveau, elle condense I vapeur, la soupape se referme et l'appât reprend son service,

819. Injecteur Hamer, Metealfe i Bavies. — Le principe de cet inject (fig. 4?5) est à peu près le même que I de l'appareil Gresham, seulement I d'arrivée d'eau, au lieu de s'ouvrir un cercle parallèle à sa base, s'ou moyen d'une charnière suivant deux nératrices diamétralement oppos* Un peut employer pour faire fonctionner cet injecleur la vape d'échappement des machines sans condensation. Mais lorsqu'o a besoin de refouler à une pression supérieure à 5 kilogramn

APPAREILS ACCESSOIRES lïALIl|EXTATlo\ is.

i complète l'action de l'appareil par une injection de vapeur recle*

I'mMPK ALIMENT AIR g.

82 O. Pompe alimentaire. — La pompe est un appareil 'alimentation très employé pour le service dea chaudières fixes. îlle peut fonctionner avec do l'eau froide ou de l*eau chaude, à olonté- Seulement, dans ce dernier easf le liquide doit au tu ni pie possible arriver en charge, sinon la dépression produite par ,* aspiration peut déterminer une production de vapeur qui, remplissant le corps de pompe, empêche l'alimentation.

La pompe alimentaire est, en général, actionnée par la machine que dessert le générateur, ou bien elle est combinée avec an petit moteur a vapeur direct et prend le nom de petit chewrf.

Les figures 4/^ et 4"7 indiquent les dispositions principales tl "une pompe d'alimentation.

Elle se compose d'un corps de pompe à piston plongeur et muni de deux soupapes disposées, Tune à L'extrémité du tuyau daspi ration À venant de la bâche qui renferme l'eau d'alimentation, et l'autre à l'extrémité de la conduite de refoulement B allant à la chaudière.

Sur la conduite B se trouve placé un robinet qui permet d'interrompre la communication avec le générateur, lorsque le ni-

m CHM OIÊRES \ WPLI K.

m .m normal est atteint. LVau retourne dors à la bûche mentation par lin tuyau auxiliaire placé en avant net. Ce luyau est pourra «Tune soupape de retour (fi cbau

gée < Tiin poitls supérie

celui qui correspond pression dans la chaud Taat que te robinet <

limentation es! on soupape reste appliquée son siège; aussitôl i fermé, la soupape et l'eau refouler i •*** [a b4Che. On régir ,

le robinet de façon à rendre continue l'alimentation de la « dière, et l'excès d'eau fourni par la pompe, à chaque COU] piston, retourne à la hache dans laquelle se fait l'aspiration I h» peut encore employer, pour la fermeture de la conduit un robinet à trois voies disposé de telle manière que, i interrompt la communication avec Le générateur, on on de retour a la b&che. Dans ce cas, le travail dépensé pour 1' mentation se trouve réduit au minimum, puisque la pomp produit plus qu'un travail peu important dès qu'on cess luuler dans la chaudière.

821. Pompe Belleville. — Cette pompe, à double effet action directe, se compose d'un cylindre à vapeur si d'un de pompe pourvus chacun d'un piston et disposés suivant même axe, sur le même bâti. Les deux pistons sont rôlii moyen d'une tige traversant deux presse-étoupe disp les cylindres, Celte tige porte en son milieu un rendement I fait pencher alternativement à droite et à gauche un leva fourche actionnant le tiroir de distribution de vapeur. Le pi dé la pompe est garni de sepmenls en caoutchouc durci du tfeme Giffard, laissant une légère fuite pour permettre à IVa passer d'un côté à l'autre , ce qui fait que la pompe, au lieu s'arrêter, ralentit seulement son mouvement, lorsque la Cûûd de refoulement est fermée.

APPAREILS ACCESSOIRES [TALlHEiVrvrio.V

> dispositions réalisées dans col appareil permettent aux B8 de franchir les points morts, même aux plus faillies ses, et empêchent « Vemballement, m lorsque la pompe mari vide. Certains types sont pourvus d'un condenseur. Ï2- Pompe Stapfer — L'originalité de cette pompe à dou- Get et à action directe réside principalement dans la distribude vapeur, qui s'effectue au moyen d'un piston-tiroir dont ta acement s'obtient automatiquement, À cet effet, un petit pis. Hslributeur, relié au piston moteur par un levier, laisse lavaexercer son aclion alternativement sur l'une ou l'autre face islon-tiroir et produit le va-et-vient de ce dernier. À clittque le course, l'admission change de sens, et le piston moteur *nl en sens inverse, entraînant avec lui le piston distributeur . la position détermine en temps utile le déplacement du ti- La pompe Stapfer ne comporte aucun volant el ne présente de point mort. Les clapets sont faciles à visiter et à eutre- \ Ils sont en métal toutes les fois qu'on alimente avec il i chaude ou qu'on refoule à des pressions supérieures à logrammes. Lorsqu'on élève des eaux froides à une hauteur ■ieure à 30 mètres, la pompe peut être pourvue de clapets loutchouc.

Ï3. Pompe Worthillgton. — Cet appareil d'alimentation, iêrisé par ses deux corps et l'arrêt alternatif des pistons.

^présenté en coupe longitudinale (fig. 479). Il se compose ux pompes à vapeur, à action directe, à double effet, acco-

'^^£uâfôr>>^i

lées sur le mémo baû et disposées de manière h ne constituer qu'une seule machine. La partir de droite actionne le tiroir dâ distribution de vapeur de celle 4e gauche, el

Les deux pompes ne fonctionnent pas simultanément d'un.manière continue ; l'une est au repos pendant une certaine frac lion de la course de l'autre. Avant d'arriver à fin de coi ta piston agissant ouvre l'admission de vapeur de la pompe, dont le pistou entre en mouvement et Ferme la distribu lion de la première. Le piston de celle-ci s'arrête et De reprendre sa marche en sens contraire avant que le second pis Ion ne soit lui-mine' arrivé près de l'extrémité de sa C( n'ait, avant de s'arrêter ;i s<»n tour, ouvert de nouveau l'admis sion de vapeur de la première pompe.

Celte marelie alternée est la caractéristique de l'apparei EHm permet d'éviter les points morts, puisque Tune des deui distributions de vapeur est toujours ouvert.". En outre, ft rét du piston à la lin de sa course laisse aux clapets le temp de redescendre sur leur siège, quelle que soit l'allure marche.

824* Pompe â régulateur de vitesse, système Thirion. — Une pompe alimentaire pourvue d'un moteur à vapeur qui lui est propre, prend ordinairement, lorsqu'elle manque d'eau à l'aspiration, une vitesse croissante et qui s'accélère rapide* ment. On dit, dans ce cas, que la pompe « s'emballe

Pour parer automatiquement à cet inconvénient, M. Thïri a imaginé une disposition ingénieuse d'une grande siniplicii et que nous allons décrire (lig. 4^o).

In tuyau en cuivre de o,oi5 à 0,020 de diamètre établit moyen de deux branchements presque capillaires, une coi niunicalion permanente entre l'avant et l'arrière du piston à e de la pompe. Un autre branchement, de même diamètre que tuyau principal, relie ce dernier avec un régulateur cylîndri»] pourvu de deux pistous de diamètres dilTérents, celui du de sous étant le plus grand; c'est sous ce dernier que débouche branchement, tandis que le dessus du petit piston est réuni, par un tuyau spécial, au réservoir de refoulement do la pon

L'intervalle entre les deux pistons reste en libre communication avec l'atmosphère. Ceux-ci sont (railleurs mobiles dans leur rvlindrc respectif; mais comme ils sont fixés sur la même tige rigide, leurs mouvements sont rendus solidaires et sont transmis au papillon du distributeur de vapeur par l'intermédiaire d'un levier articulé.

L'expérience montre que la pression obtenue sous le grand

Fig. /|8u.

piston du régulateur reste sensiblement la moitié de celle qui existe dans le réservoir de refoulement tant que la pompe aspire de l'eau, et que cette pression tombe îles que, l'aspiration amène de l'air. En donnant à ce piston un diamètre suffisant pour ijue la pression totale qui s'exerce sur sa face inférieure, pendant Ja marche normale, l'emporte sur celle qui s'exerce au-dessus du petit piston, le régulateur se trouve maintenu dans la position pour laquelle le papillon est complètement ouvert.

Au contraire, lorsque la pompe aspin* de l'air, la pression sous Je piston inférieur tombe et devient inférieure à la pression totale qui s'exerce sur le piston supérieur. 11 se produit aussitôt un mouvement de descente des pistons, lequel déter-

D1Ê1E9 \ VMM

mine La fermeture <lu papillon. Le cylindre à v&p ^ 1 r 1 1

alimenté luffisaoïment^ la pompe marche avec lenteur] moment où, l'aspiration fournissant de l'eau, la pression non se rétablit sous le grand piston. Le mouvement a&cetli celui-ci fait alors rouvrir le papillon, cl la pompe reprend bie vite son allure Monnaie,

Dans la figure que nous donnons, la pompe est repn aspirant de l'eau, le manomètre À fixé sur la conduite aboutissa sous le grand piston du régulateur indique par conséquent un pression de moitié moins élevée que celle observée sur le mario mètre B relié au réservoir de refoulement.

Ces pompes sont toujours à double effet et jumelles triques des distributeurs sont calés a 90° l'un de l'autre afin i supprimer les points morts; leur usage s'est beaucoup répand principalement dans la marin»'.

RÉGI UTKl'RS ALTOMAT1QUES D'ALIMENTATION.

Nous avons déjà indiqué combien il est important de maint*

le niveau à peu près constant

dans les chaudières ; on ne

y arriver qu'en réglant avô

soin l'alimentation,

exige une grande attention i

la part du chaudeur; ans

on songé à opérer c»

au moyen d'appareils auioi

tiques auxquels on a donné

nom de régulateurs d'aluni

tatàm*

Nous allons indiquer que ques types de ces appar 825. Régulateur cTt j,-ig, ^lt mentation Geneste

Herscher. — Cet apparc représenté ligure 48i, comprend un corps cylindrique à for bombés, communiquant avec la chaudière par deux tubulure

comme les indicateurs de niveau, et renfermant un flotteur. Celui-ci est pourvu d'une tige verticale reliée par l'intermédiaire d'un levier à un arbro logé dans une chambre cylindrique placée sur le côté de l'appareil. Sur cet arbre est calée une petite manivelle actionnant une bielle; celle-ci entraine dans son mouvement un tiroir qui ouvre ou ferme l'orifice destiné à laisser passer l'eau alimentant Ja chaudière. La pression de l'eau refoulée par l'appareil d'alimentation maintient constamment le tiroir appuyé sur sa glace.

L'arbre dont nous venons de parler se prolonge à l'extérieur et porte à son extrémité une aiguille qui indique le niveau de l'eau dans la chaudière et permet en même temps de contrôler le fonctionnement de l'appareil. Un joint conique assure l'étancln;ité au passage de la tige à travers la paroi.

826. Régulateur d'alimentation Lethuillier et Plnel. — Le réglage de l'alimentation dans cet appareil s'obtient à l'aide d'un papillon commandé par un levier relié à un flotteur fig. .{8a). L'eau d'alimentation arrive par un tuyau A à l'extrémité d'une chambre cylindrique partagée en deux parties par une cloison verticale C percée de plusieurs ouvertures et devant laquelle se meut un papillon muni d'un nombre égal d'ouvertures semblables.

Suivant la position du flotteur, c'està-dire du niveau de l'eau dans la chaudière, le papillon occupe toutes les positions intermédiaires depuis la fermeture complète jusqu'à l'ouverure en grand. L'eau traverse le

liaphragme, se rend dans le tuyau d'alimentation, soulève le lapet S et gagne la chaudière par le tuyau T. Le but du cla-

Fig. ',Sj.

IM CflAI DU RES \ \.\vi:

pet S i ** opposer à la rentrée accidentelle danc

reil fies eaux chargées de boue provenant «le la chaud

En cas d'avarie du mécanisme, le robinet R serl i mettre tuyau À d'arrivée d'eau en communication dîrecle avec la eha dière. Le pivot du papillon comporte un petit cône formant joinl analogue à celui du flotteur Bourdon, ce qui permet visite et la nettoyage des pièces mobiles pendant la marotte,

827- M, Belleville construit pour sa chaudière mullili bnlaire un régulateur d'alimentation dont le fonctioimemeni | très satisfaisant e{ quit au besoin, pourrait Être appliqué autre générateur.

Cet appareil a *M<; décrit plus baul fn°î3o), nous i irons donc pas ici.

APPAREILS HE RETENTI-: h' AU M KXTATloN .

828. Chaque chaudière doit, aux termes du règlemec munie d'un appareil rie retenue, soupape ou clapet, fonctionnai! automatiquement et place au point d'insertion du tuyau d'à médiation qui lui est propre. Celte prescription implique qui m- doit v avoir aucun organe entre le clapet et la chaudî< pendant l'administrai ion hdère l'intercalaliond un robinet perme tant la visite do clapet pendant que la chaudière est en pi

L'adaptation d'un clapet ou soupape de retenue a pour bu «1 empêcher la vidange accidentelle de la chaudière dans le où celle-ci serait mise en communication intempe l'appareil d'alimentation, surtout lorsque ce dernier est constit par une bouteille alimentaire. In tel accident est encore à; douter lorsque plusieurs générateurs sont réunis en batterie l'ouverture simultanée de plusieurs robinets d'alimentation parfois amené ce résultat, que la chaudière dans laqueli était le plus actif se vidait dans les autres par l'intcrmédia de la conduite commune et se trouvait alors en dar d'explosion.

Lorsque la chaudière est pourvue d'un réchauffeur d d'alimentation, on considère ce dernier comme faisant par

IPP4BEILS ACCESSOIRES D'ÀLIMENTVf itw

cb&ti ot "H peut si* cunlenler (j'installai OT seul clapet

miïcur. Il est ordiiKurenit ni préférable (Ken :er un second entre le récliauiïaur et la chaudière.

ue le réchaulfcur est commun à plusieurs chaudières, i! un rlajul a l'entrée du réchaulleur et un clapet au point [ii"ii. sur chacune îles chaudières, de la conduite d'ali- 1ÎOO qui fait suite au récliauflcur.

fftAomè encore que tout nVhaulTeur isolé d'une chaudière un clapet de retenue doit être pourvu d'appareils de

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