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ASSOCIATIONS DE PROPRIETAIRES D 'APPAREILS A VAPEUR

907, II s'est formé dans un grand nombre de centres indusriels en France (Amiens, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, foulpeUîer, Mulhouse, Nantes, Paris, Reims, Rouen) et à Téranger (Angleterre, Allemagne, Autriche, Belgique, Suisse), es associations de propriétaires d'appareils à vapeur ayant pour •ut de prévenir, autant que possible, les accidents et les exploions des chaudières et en même temps de mettre leurs membres

même de réaliser des économies dans la production et dans emploi de la vapeur.

A cet effet, les agents de l'association procèdent périodiqueîfnt, sous la direction d'un ingénieur en chef, à des visites intéioures et extérieures des chaudières à vapeur.

La visite extérieure consiste dans l'inspection de toutes les arties visibles du générateur, des appareils de sûreté et d'alilentation et enfin de la conduite du feu.

La visite intérieure a une importance capitale au point de vue l* la sécurité, elle consiste dans une inspection complète des irneaux et de l'intérieur de la chaudière.

Ces visites répétées permettent de procéder en temps utile ix réparations nécessaires ; elles ont, sans nul doute, prévenu ï nombreux accidents.

'.U.UT1IÈRES A VAPEUR.

Les nouveaux réglementa (917) sur les chaudières à vapci reconnaissent d'ailleurs aux associations certains droit- .sont pas sans importance, et les agents des mines sont ftutorij k tenir compte de cette surveillance pour dispenser les taires de *«-i laines formalités imposées par les règlement! Pour de plus amples renseignements sur ces associations, pourra consulter avec fruit la noie présentée par M. Compè au Congres International des accidents du travail, lors de 11 position rniverselle de 1889.

ACCIDENTS DBS CHAUDIÈRES.

908. Les fuites sont les accidents les plus fréquents qui produisent dans les chaudières. 11 faut y remédier «les qao s'aperçoit de leur existence. Pourtant, quand elles soni et ne compromettent pas le service, on peut, à la rigueur, remettre leur réparation au premier arrêl de la chaudière, si celui-' doit avoir lieu à bref délai.

Quand la fuite est abondante, elle peut devenir gèn empêcher la chaudière de fonctionner. Si, par exemple, elle manifeste au-dessus du foyer, comme c'est souvent le 1 éteint lès feux. Il suffit d'ailleurs d'une section de fuite relati ventent faible pour donner passage à des volumes considér blés d'eau et de vapeur et produire des brûlures et des asp La rupture d'une clé de robinet, d'un levier de soupape de reté, ont suffi quelquefois pour causer les plu> graves accident!

Supposons qu'il se produise brusquement, au-dessous du veau de l'eau d'une chaudière, une ouverture de 10 centit très carrés de section (o"1,o3j de diamètre environ); si la nr sion effective est de 5 kilogrammes par cenlimèlre carré, vitesse d'écoulement de l'eau sera :

y = y' 19,62 X iox5 = 3i",3a

et. en ne tenant pas compte de la contraction de la veine liquid le poids écoulé par t* sera

p — 0,001 x 3 1,32 x 1000 = 3 1,32 kilog.

a température de cette eau tombant de i58° à ioo°, il y aura mise en liberté de 1816 calories (3i,32x58) qui produiront 3^,38 de vapeur à ioo° en 1", soit environ ao3 kilogr. en i\ le volume de cette vapeur serait de 338 mètres cubes.

Il est bien peu de chambres de chaudières ayant 100 mètres cubes de capacité; le plus souvent elles sont étroites et resserrées, surtout dans les bateaux, et les effets désastreux, asphyxie, brûlures, etc., que nous venons d'indiquer, seraient d'autant plus rapidement produits que la chambre serait de dimensions plus restreintes.

Si une ouverture de cette dimension se produisait au-dessus du niveau de l'eau dans la chaudière, les effets seraient à peu près les mêmes.

Le poids de vapeur que laisserait écouler par seconde un oriGce de 10 cmq serait, en négligeant la contraction (i?*),

P = 2ooXo,ooi xo,84= ikiI, 17.

Ce serait un peu plus du tiers de celui que nous venons de calculer dans l'hypothèse que l'ouverture est faite au-dessous dn niveau de l'eau, et cette quantité suffirait pour produire en trois minutes les mêmes effets de brûlure et d'asphyxie. La rupture d'un levier de soupape d'une chaudière de bateau a occasionné un tel dégagement de vapeur dans la chambre de la machine qu'elle a causé la mort des personnes qui s'y trouvaient.

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