DISTILLATION DIS BOUDROKS DE BOUILLE
955- Le goudron obtenu dans les usines à gaz comm> de la distillation des houilles à haute température représefl 5 à ti p. 100 du poids de ces bouilli
C'est une matière extrêmement complexe dont la m partie se dépose dans les barillets et les réfrigérants; gaz, même bien refroidi, eu emporte toujours^ à l*étal de tir poussières liquides, une certaine quantité qui ne peut être rainée que par une sorte de fillratioii a travers du poui coke, de la sciure, ou mieux par une action purement mécanuj (condensateur IVlouze el Àudouin ).
Ln simple choc contre une paroi placée \is-â-vis des om
es de sortie du £az à une distance de i millimètre i/af sutïit sépare? le goudron du gaz qui l'entraîne* La parle di efaargc
iltant de ce choc ne dépasse pas 4 ou ;î centimètivs dVau. goudron qui est retenu soit dans les barillets, soit dans mis. soit enfin dans les condensateurs mécanique rend, mélangé à l'eau ammoniacale condensée en mène' ps qui lui. dans éè vastes citernes où s'effectue la séparation ordre de densité.
goudron, plus lourd que les produits ammoniacaux, s*ae- |Éle ilans la partie inférieure, d'nù, après un repos suffiirnt prolongé, on le pompe et on l'expédia dans des tonnes Mêlantes ou wagons-citernes aux usines de distillation.
idron (en anglais coal-tar) est, comme nous l'avons dit, composition fort complexe. I ta y trouve en très petite quantité houillanl au-dessous de y&9] puis, en quantité notareprésentant à peu près i/a à i p. ioo)des carbures bouilde 80 à i2o°ou i3o% tels que le benzol, le toluène, etc. ut ensuite Le série des carbures neutres : naphtaline, etc., en ftips que les phénols; puis Fanlhracène, le fluoré ne, etc.
■'ensemble de toutes les parties volatiles, liquides ou cristalit par le refroidissement, ne constitue pas d'ordinaire plus à 33 p, coo du poids du goudron; les derniers produits à âne température supérieure à 3iw\ Lr résidu (!<■ la lion, qui peut fournir encore des produits huileux, consle braû Drsqu'on veut séparer les divers produits ainsi recueillis, il les rectifier; généralement la rectification est précédée d'un itement chimique,
in raison de sa composition excessivement complexe, le goudron ne peut être industriellement traité dans les appareils fa tionnement dont nous avons indiqué l'emploi pour la distil- :»n .h :-s alcooliques. Ces appareils ne peuvent servir
?ffet pour isoler les produits les plus volatils, riches en bensol, désignés dans l'industrie sous le nom d'hirilea légères h qui ne peuvent subir utilement la rectification qu'après avoir été au préalable traihs à l'acide et à la soude.
LLATÎON.
< )n a bien essayé, depuis un certain nombre d'années, directement le fractionnement en partant du goudron (appai Kiandy, chaudières continues de Mallet» etc.); mais l'inclusln»*. tant en France qu'à l'étranger, et notammenl ni Angleterre où la production dépasse de beaucoup celle de tous les autres pay réunis, est revenue à des procédé! plus simples el plus en rap port avec la valeur relativement faible des produits qui entre pour la majeure partie dans la composition du goudron.
La forme et la dimension des appareils employés pour la dis tillation du goudron ont subi quelques modifications de dét, mais se rapprochent à peu de chose près du type i « |-r ligure 5 1 1 -
Ko Angleterre, on a recours à de très grandes chaudièr celles qu'on utilise en Allemagne ont une capacité moindre. grandes chaudières sont proportionnellement moins OOÙtem d'installation, exigent moins de frais de chauffage; mais chaudières moins grandes leur sont supérieures au point de vue de la perfection des fractionnements, D'ailleurs» il est éve que, si on fait usage de plusieurs chaudières moyennes, on a moins à craindre le chômage que dans le cas où Ton utilis* lement une, deux ou trois chaudières de très grande capacité.
956. Voici comment s'effectue la distillation du goudron d les usines de la Compagnie parisienne d'éclairage et de chauffage par le gaz. Nous devons ces renseignements à l'obligeance de II, Camus, directeur de la Compagnie, et de M. Audouin, iugé nieur chef des travaux chimiques.
Nous ne décrirons ici que l'opération qui a pour but de séparer le goudron en deux parties : le brai et les huiles; les figures S | l représentent la disposition générale d'une usine de distillation du goudron. Pour 'plus de clarlé, nous n'avons indiqué qu'une chaudière de distillation; eu réalité il yen a plusien -einhlahles groupées en batteries.
Le goudron amené des usines à gaz dans de grandes tonneroulantes est versé par l'entonnoir B dans un récipient cylindrique i, en tôle, placé sur des supports en fonte et logé dans une chambre en maçonnerie étanclie A.
DISTILLATION DES LI01IL»E* ïfcUNGte.
Nous ferons remarquer de suit»1, on passant, que 1rs maro
neries des i> t dos conduits qui reçoivent le goudron]
ses dérivés doivent être d'une élanchéité parfaite pour é\ • 1rs infiltrations qui infecteraient le sol et les nappes d eau terr&iai
Du récipient i le goudron est monté par une pompe dans i irraml réservoir en tôle 2 muni d'un couvercle et placé suri charpente en fer reposant sur des supports en maçonner
De ce réservoir le goudron s'écoule par la conduite D an d'une valve de réglage E, La partie horizonlale de celte co duilo est placé*» dans un caniveau Q, en maçonnerie, recouv par des panneaux mobiles en bois et peut ainsi être très facï oient visitée.
Le goudron monte dans la conduite F, traverse le robinet et pénètre dans la chaudière de distillation 3, Celle-ci tôle et ses parois sont protégées par une voûte réfractai 1 l'action directe des llammes du foyer.
Le goudron chauffé se sépare en deux parties :
Les produits essentiels qui se dégagent par le tuyau IL <l résidu ou brai qui doit être évacué par le tuyau N, à la fin* l'opération.
Les produits essentiels sortant de la chaudière i S6 OMj dansent dans le serpentin en fonte 4 placé dans une 1» tôle qui reçoit de Feau froide circulant méthodiquement.
Tous ces produits se déversent au fur et à mesure de leu condensation dans une hache en tôle 5 munie d'un couver de même mêlai.
De cette bâche les huiles coulent dans un tuyau en pion renfermé flans une goutotte J, on bois doublé de plomb, plao elle-même dans un caniveau en maçonnerie recouvert par < panneaux mobiles en boîs qui permettent une visite fa
La conduite en plomb débouche dans une bâche intert diaire 6 en tôle, isolée et placée dans une cbambn QOnserie; de ces bâches, les huiles se déversent dans un mor jus en tôle 7 d'où elles sont envoyées par le tuyau lv dans Lrrand réservoir S. Le tuyau K passe d'abord dans une g
DISTILLATION DES LIQUIDES MÉLANGÉS. :iiil
bois doublé de plomb, établie comme la précédente dans mi
Livcau en maçonnerie recouvert par des panneaux en bois
biles, Il se relève ensuite verticalement et débouche dans le
«rvoir 8.
Un bassin rempli d'eau froide, placé au-dessous de ce rêser-
irf permet de se rendre compte des fuites et d'y remédier
méd iatemenl.
Le contenu du récipient 8 est déversé au fur et à mesure des
sotos, par le tuyau L dans tes tonnes cylindriques M montées
r wagons.
Dès que le goudron soumis à la distillation dans lune des
audières 3 est épuisé, on envoie le résidu de l'opération par
robinet *\ dans un récipient intermédiaire 9, dit étouiïoir, en
le à double rivure et parfaitement clos, dans lequel il séjourne
iidanL un certain temps. Quand il est convenablement re-
oidi* le résidu ou brai est envoyé à travers la vanne 0» dans
1 caniveau P en maçonnerie* recouvert de feuilles de tôle et
ir faite ment étanche.
Par ce caniveau, le brai arrive dan* un appareil imaginé par
egnault et qui a pour but d'empêcher le dégagement de va-
?urs gênantes.
957. Appareil Regnault pour la réception des brai s. - Cet appareil (fig. 54a) est formé d'un vaste réservoir en îaçonnerie bien étanche divisé en deux compartiments par une loison qui ne descend pas jusqu'au fond.
Le premier compartiment, qui reçoit le brai relativement encre très chaud, est pourvu d'un couvercle en tôle qui le clôt lermdtiquement ; la partie supérieure du second compartiment st ouverte à l'air libre, mais le brai qu'il renferme est toujours ^couvert d'une couche d'eau maintenue par une petit barrage n tôle plongeant de quelques centimètres dans le brai.
Quand le brai sort du second compartiment il est suffisamîent refroidi pour ne plus émettre de vapeurs ; il passe alors ans des bassins spéciaux où on l'emmagasine.
958. Bassins pour 1 emmagasinage du brai. — Ce sont g. 542) des réservoirs peu profonds et présentant une très