FOYERS INTÉRIEURS DE CHAUDIÈRE A VAPEUR
866. Foyer type Com^trall. — La forme d'un foyer intérieur est essentiellement liée à celle du récepteur dans lequel il se trouve.
La chaudière type Cornwall se compose, comme nous le verrons en détail plus loin, de deux tubes cylindriques disposés parallèlement l'un à l'autre, mais non concentriques. Le foyer est placé dans le tube intérieur, l'eau dans l'intervalle des deux cylindres (fig. ia4, mS).
Fig. nj. - Fig. iq5.
La disposition de la grîlte et des barreaux est la même que pour un foyer extérieur. Les sommiers reposent sur des supports rivés sur les parois du tube ; l'autel est porté par une plaque de tftle, retournée & angle droit, et reposant également sur des supports rivés au tube ; les sommiers et la plaque d'autel peuvent s'enlever afin qu'un ouvrier puisse pénétrer à l'arrière pour les visites , les nettoyages et les réparations. Au-dessous de l'autel, le vide, en forme de segment circulaire, est fermé par un tampon muni d'un anneau, et mastiqué avec de la terre à
four. On peut Tenlever facilement pour retirer des résidus accumulés à Tarrière de l'autel.
Sur la feuille de tôle qui forme l'avant de la chaudière sont rivés solidement les cadres en fonte qui servent de supports pour les gonds des portes du foyer et du cendrier.
Les détails que nous avons donnés (344 et suiv.) pour la disposition des barreaux, des sommiers, etc., s'appliquent à ce foyer intérieur.
Nous avons dit (sfto et sss) qu'il convenait de laisser au moins o",35 au-dessus de la grille pour la charge du combustible et le développement de la flamme et aussi o'^^SS au moins pour la hauteur du cendrier. Ces dimensions minima s'appliquent également à un foyer intérieur, d'où il résulte que le diamètre du tube du foyer doit être au moins de o",7o. On en fait cependant quelquefois de plus petits, mais les conditions de combustion laissent à désirer. Quand le cendrier est trop bas, l'air ne peut entrer en quantité suffisante pour alimenter toute la surface de la grille, surtout quand elle est longue ; la combustion se fait mal et le charbon reste noir sur une portion de la grille, tantôt à l'avant, tantôt à l'arrière, suivant le tirage. De même quand l'espace au-dessus de la grille est trop resserré, le feu est étouffé, la flamme ne peut se développer, et il se dégage beaucoup de gaz combustibles.
Nous verrons plus loin que dans les foyers intérieurs la chaleur transmise, par mètre carré de mêlai, est notablement plus considérable que dans les chaudières à foyer extérieur. Aussi la tôle exposée au rayonnement doit-elle être, encore plus peut-être que pour les foyers extérieurs, de qualité tout à fait supérieure et d'une homogénéité parfaite pour que la conductibilité ne soit en rien altérée. Le moindre défaut de soudure au coup de feu (une paille) suffit pour amener le surchauffement du métal et la destruction rapide.
Par le même motif, il faut éviter tout assemblage au coup de feu, toute rivure qui, malgré les soins qu'on peut y apporter, ne permettent pas une transmission aussi rapide qu'un métal homo-
gène, d'où résulte ud surchaufTement et l'altéralioD du joint, ce qui se manifeste par des fuites et souvent par la mise hors de service de la chaudière.
Enfin il est aussi de la plus grande importance que l'eau circule avec facilité de l'autre côté de la paroi et que les bulles de vapeur formées se dégagent sans obstacle. S'il y avait cantonnement de vapeur, la tôle, n'étant plus suffisamment refroidie, serait bràlée.
Nous reviendrons plus loin avec détails sur ces questions, qui sont d'une grande importance pour la conservation et la durée des appareils.
Assez souvent, les chaudières du type Cornwall ont deux foyers, disposés {fig. 126) dans deux tubes parallèles placés dans le même corps cylindrique; la dis- p. ^^g
position do chaque foyer est la
même que celle du foyer unique que nous venons de décrire. Les deux courants de fumée se réunissent soit à l'extrémité du corps cylindriqu»-, soit seulement à la sortie du fourneau, quelquefois après l'autel dans une chambre de forme elliptique formant cbambre de combustion, d'où ils pénètrent dans un faisceau tubulairc qui vient à la suite. Nous reviendrons sur ces dispositions en parlant des chaudières à vapeur.
256. Foyer elliptique. — Pour les ^^ petites cliaudières à eau chaude qui fonctionnent sans pression, comme les chaudières de bains, de buanderies, etc., on fait assez souvent le foyer elliptique (fig. 127); cette forme permet de donner plus de hauteur au foyer et au cendrier avec la même
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largeur de chaudière, et par conséqueut de réduire l'espace oc cupé elle volume d'eau, ce qui présente des avantages dans beaucoup d'applications; aussitôt que la pression devient un peu forte, il faut renoncer à cette forme ; pour l'employer, il faudrait recourir à un système d'armatures plus ou moins compliqué pour consolider les parois.
S67. Foyers de obaudlères de bateaux. — Les foyers de chaudières de bateaux sont disposés à peu près de la même
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manière que les foyers de chaudières Cornwall. Il y a quelques années, quand on ne dépassait pas une pression de 3 atmo-
Fig. lïi).
sphères, les parois latérales étaient pianos et le ciel du foyer ainsi que le fond du cendrier légèrement cintrés. La ligure 1 28 représente les trois foyers accolés d'une ancienne
chaudière de bateau ; la partie droite est une coupe montrant les foyers et l'intervalle des tôles rempli d'eau; la partie g;auchG représente la façade avec la disposition des portes du foyer et du cendrier, et des chambres de nettoyage pour le faisceau tubulaire placé au-dessus.
Dans les chaudières nouvelles de bateaux qui fonctionnent à 5 atmosphères, on a dû renoncer aux parois planes pour les foyers et adopter la forme circulaire. La figure 139 représente la disposition pour une chaudière à trois foyers. Les grilles sont placées k des hauteurs différentes afin de pouvoir loger les trois tubes dans un corps cylindrique de plus faible diamètre, réduire les épaisseurs du métal et l'espace occupé.
FiB. .30. Fig. .3..