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Dosage du noir de fumée. — En voyant les volu

mes énormes de fumée noire et opaque qui s'échappent de certaines cheminées, on est disposé à croire qu'il y a ainsi une grande quantité de charbon perdu. Le dosage du charbon contenu dans la fumée a fait reconnaître qu'en réalité la perte était très faible.

Pour doser le noir de fumée, M. Scheurer Kestner a puisé des gaz d'unfoyer de chaudière à vapeur, àleur arrivée à la cheminée. Il les a fait passer dans un tube analogue à ceux qui servent pour les combustions organiques et renfermant, sur une longueur de o",2o, une couche d'amiante retenue, à la partie médiane du tube, par deux spirales en fil de cuivre. Au lieu de faire la pesée directe, M. Scheurer a préféré faire passer un courant d'oxygène dans le tube chauffé au rouge ; l'acide carbonique desséché était fecueilli dans un tube à potasse taré. Le noir de fumée était retenu par l'amiante sur une longueur de quelques centimètres seulement.

Deux expériences ont été faites. Dans la première, on maintenait un feu vif et un tirage actif; l'aspiration a duré une heure et on a trouvé, en noir de fumée, o, 485 p. loo du carbone de la houille brûlée.

Dans la seconde expérience, on maintenait un feu étouffé, avec un tirage très faible, de manière à produire une combustion très imparfaite et à provoquer le maximum de fumée. La durée de la prise a été également une heure. On a aspiré 5y litres de gaz qui renfermaient o«%o55 de carbone, soit pour 8 200 litres correspondant

à ikil.de houille, = — ^ = 8 gr., environ 1,27 p. 100 du

carbone de la houille qui renfermait 0,70 de carbone par kil.

La perte occasionnée par le noir de fumée ne dépasse guère ordinairement i p. 100 et reste souvent bien au-dessous.

M. Graham a trouvé, en faisant passer la fumée dans un appareil à laver, que le poids du noir de fumée ne dépassait

pas du poids du combustible.

Dans tous les cas, on voit que ces expériences s'accordent pour établir que la proportion de carbone emporté par la fumée

est toujours très faible. Ce n'est donc pas la combustion du carbone en suspension dans la fumée qui peut donner une économie sensible, mais bien la combustion plus complète d'autres éléments combustibles invisibles qui accompagnent toujours la fumée.

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