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FOYERS A CHARGEMENT RENVERSE

297. Dans le mode de chargement ordinaire, la houille fraîche, jetée sur la couche de charbon incandescent, est rapidement chauffée par le contact de ce charbon et en même temps, dans les foyers extérieurs, par le rayonnement des parois, et ïl se dégage immédiatement de grandes masses de gaz combustibles, qui ne se trouvent pas dans des conditions convenables pour brûler.

Le chargement renversé consiste à effectuer la combustion de telle sorte que, contrairement h ce qui a lieu dans les foyers ordinaires, les gaz combustibles qa\ se dégagent de la houille récemment chargée passent à travers le combustible en ignition et déjà transformé en coke. Pour réaUscr cette condition, on a deux moyens : ou bien introduire le combustible frais en dessous

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du charbon en ignition, ou bien le charger par dessus, comme à l'ordinaire, mais en renversant le mouvement des gaz. Dans les deux cas, le combustible frais refroidi par l'air affluaDt, au lieu d'être chauffé par les gaz qui ac dégagent et par le rayonnement des parois, distille beaucoup moins rapidement; les variations d'état du foyer sont peu sensibles et l'air peut arriver plus facilement en quantité suffisante pour opérer la combustion.

Pour transformer un foyer ordinaire en foyer à chargement renversé, il suffirait de chang^er la direction du courant de gaz et, pour cela, de fermer le passage à l'autel et la porte du cendrier, et d'ouvrir la porte du foyer et un passage au-dessous de l'autel. Avec cette disposition, l'air extérieur, pénétrant par la porte du foyer, traverserait le combustible de haut en bas, en alimentant la combustion, et les gaz se développant dans le cendrier passeraient au fond sous une voûte, pour remonter sous le récepteur et se rendre à la cheminée.

11 est clair que , dans ces conditions, la distillation doit être beaucoup moins rapide qu'avec la disposition ordinaire. Mais les barreaux de la grille n'étant plus refroidis par le courant d'air froid seraient immédiatement détruits, et le foyer ne saurait fonctionner.

On a essayé de faire des barreaux en poteries réfractaires, mais ils sont d'une trop grande fragilité.

On a construit des grilles (fig. i6a, i63) dont les barreaux sont formés de tubes creux, assemblés par leurs bouts avec deux autres tubes transversaux de plus grand diamètre; le tout, étant rempli d'eau, communique des deux c6tés avec la chaudière. L'eau arrive par le tube transversal d'avant, qui ta distribue dans les petits tubes-barreaux, d'où elle passe dans le collecteur d'arrière pour se rendre à la chaudière. Si les dispositions sont bien prises, il s'établit une circulation continue qui empêche le trop grand échauffemcnt des tubes, mais la multiplicité des joints dans le feu est une cause de fuites, de destruction rapide et de mise hors de service.

298. Foyers & bols. — Alandiers. — Le bois se prête bien à la combustion par chargement renversé. On a fait des foyers (fig. 164) composés d'une trémie de forme arrondie, dans

Fig. 164.

laquelle on plaçait des bûches d'égale longueur qui descendaient par leur propre poids au fur et à mesure de la combustion. L'air arrivait entre les bûches et la flamme se développait sous la chaudière. C'est une disposition qui a peu d'applications à cause du prix élevé du bois.

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Dans les fours à poteries, on emploie une disposition analogue connue sous le nom d'alandier.

299. Foyer Amott (fig. i65, i66). — Le foyer Amott a été appliqué en Angleterre aux cheminées d'appartements. Il se compose d'une caisse prismatique en fonte logée dans l'âtre d'un foyer ordinaire de cheminée. Le fond de la caisse est formé d'une plaque mobile que l'on peut soulever ou abaisser à volonté et maintenir à toute hauteur au moyen d'un cliquet et

Fig. i6i. Fig. i66.

d'une tige dentée fixée au-dessous de la plaque. En avant et au-dessus de la caisse se trouve nue grille formée de quelques barreaux horizontaux. Le matin on baisse la plaque mobile, on remplit la caisse de charbon jusqu'au niveau supérieur de la grille, on allume le feu. La combustion s'opère seulement sur la hauteur de la grille par où l'air peut s'introduire, mais à mesure que le charbon se consume, au lieu de charger par dessus comme dans un foyer ordinaire, on soulève, au moyen du tisonnier, la plaque mobile, et le charbon du fond de la caisse vient alors k

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la hauteur de la grille, au contact do l'air, remplacer celui qui a été coosumé. La provision cliargée le matin dans la caisse doit être suffisante pour la consommation d'une journée.

300. Foyer Dninéry. — I^a figure 167 représente un appareil imaginé par M. Duméry et [appliqué à une chaudière à deux bouilleurs. A la place de la grille ordinaire, se trouvent doux trémies en fonte, de forme arrondie, ouvertes d'un côté sur les faces latérales du fourneau, et de l'autre sous les bouilleurs. Ces trémies ont, sur les parois, des fentes pour l'accës de l'air, et, en dessous, une grille formée de barreaux réunis ensemble et qui peut tourner autour d'un axe d'articulation disï posé à une exlréraité. La j,,. grille est maintenue par un

crochet qu'on peut dégager au moyen d'une chaîne ; en basculant, elle laisse tomber dans le cendrier le charbon et les mâchefers, quand on veut procéder

Dans chaque trémie s'engage une espèce de piston cintré qu'on manœuvre au moyen d'un engrenage à vis sans fin, pour pousser le charbon, chargé à l'entrée de la trémie, au-dessous de celui qui brûle- dans le foyer et maintenir l'épaisseur de la couche. L'installation est compliquée et le service assez difficile.

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