ÉPAISSEUR
o",io.
VALEURS
DD COBPriClBNT DK TRANSMIttlOïl Q.
Mure
Murs
en pierres calcairt's.
en briques.
i,ir}
Pour une épaisseur décuple (de o",io à i"), la transmission est seulement diminuée dans le rapport =3,32, pour un mur
en pierres calcaires, et dans le rapport -^= 5, o4 pour un
mur en briques. L'influence de l'épaisseur est naturellement d'autant plus grande que la matière du mur conduit moins bien la chaleur.
116. Vitres. — La transmission de la chaleur à travers les vitres est une des principales causes de refroidissement des lieux habités ; la quantité de chaleur qui passe se calcule par les mêmes formules que pour les murs, les vitres constituant également une paroi à faces planes parallèles.
De même que, pour les murs, la différence de température est au-dessous de 20* entre les faces de la vitre et les enceintes, et on peut appliquer la loi de Newton
m=i n=i m' =: I et n'=zi.
Quand l'air est calme à l'intérieur et à l'extérieur, on B,f=^ 2 et/'=2 et comme (78) r=/' = 2,9i, on trouve
K = /-^/=4,9i et K' = /'-h/'=4,9«-
Les valeurs de K et K' sont égales.
Pour une vitre de o",oo2 d'épaisseur
et on trouve pour Q
d'où Q = 2,45 ; c'est la moitié de K ou de K'.
Le terme .-=: 0,0025 est très faible, relativement à la somme
dos deux autresj-r-h .— — o,4o(^ et peut être néglige, d'où il ré-
APPLICATIONS. — HÉSULTATS D'EXPERIENCES. -iio
sulle qu*en général Tépaisseur et la comluclibilité de la vitro iront pas d'influence sur la transmission.
Le degré d*agitation de l'air a pour les vitres une influence encore plus grande que pour les murs. En supposant à Tintérieur y =2 et, à l'extérieur, des vitesses du vent croissanles jusqu'à 4 mètres, on trouve les résultats suivants :
Vitesse du vent. Valeurs de {).
Air calme 2,43
o,5o 3,oj
i,oo 3,76
Dans les conditions moyennes atmosphériques, on peut prendre 3,5o à 4»o^^ pour la valeur du coefficient Q; mais pour le calcul des appareils de châullage, il convient de prendre le chiffre le plus fort, soit Q = 4-
La différence de température entre les deux faces de la viho est excessivement faible, on a (so)
En prenant Q = 4 et T — 0 = 2j, conditions à peu près exlrémos
la différence des températures dos deux faces de la vitre est de 1/4 de degré seulement.
Lorsque la paroi est formée de deux vitres parallèles séparées par un intervalle plein d'air, comme dans les appartements pourvus de doubles fenêtres, la transmission est beaucoup diminuée.
Admettons d'abord que l'air dans l'intervalle dos deux vilros soit complètement, stagnant, et prenons pour coofliciont do conduction, d'après Porlot, C ~o,o4 (72), on trouve, on appliquant
la fomiule (6 du n* se), pour un inten^alle de o"*,u2, entre les vilres et avec K — j,c)i, et K'=:(),9i,
Les doubles vitres réduisent la transmission au tiers environ.
L'air ne saurait jamais être immobile entre les deux vitres; la différence de température suffit pour produire un mouvement qui augmente la transmission. En admettant que le coefficient de conduction soit porté au double par cette cause, c'est-à-dire de o,o4 à a, 08, on trouve
La réduction de transmission par l'emploi de doubles vitres reste encore très notable.
117. Péclet, dans des expériences sur la transmission à travers les vitres, a trouvé les résultats suivants :
Valeurs de Q.
Une seule vitre 3,66
Une seule vitre couverte en dedans d'une
mousseline légère 3, 00
Deux vitres en contact 2,5
Deux vitres espacées de o"*,o2 ou de o™,o4. 1,70
Deux vitres espacées de o™,oj 2,00
Le premier nombre est le résultat que nous avons trouvé par * le calcul, pour une vitesse de l'air de 0^,80 environ.
Le deuxième, plus faible, s'explique parla gène que la mousseline apporte au mouvement de l'air.
Pour les vitres en contact, il est probable qu'il restait une légère couche d'air interposée.
La transmission un peu plus forte pour un intervalle de o",o5 peut s'expliquer par une facilité plus grande de circulation de Tair.
Ces nombres s'accordent, comme on voit, d'une manière assez satisfaisante avec ceux que nous cavons déduits du calcul.
APPLICATIONS. •— KÉSULTATS D'EXPERIENCES. 217
118. Si une vitre est remplacée par une feuille de lôle, la transmission reste à peu près la même. En appliquant les formules, on trouve pour un air calme et pour de la tôle de o",ooi d'épaisseur
K~K'==/-4-/--.i,77-h2 = 4,77 d'où - = 0,214
e 0,001 et comme - = -^:ô — =0,0000174
{] Do, 2 '
on trouve —=0,214-1-0,0000174-1-0,214 et Q = 2,383.
Le coefficient de transmission est un peu plus faible que pour les vitres, bien que la conductibilité du fer soit beaucoup plus grande que celle du verre; cela tient k ce que le coefficient de radiation est plus faible.
Pour de la tôle encore plus que pour les vitres, l'épaisseur et
la conductibilité n'ont pas d'influence, le terme^V^ 0,00001 71
est complètement négligeable dans la valeur de rrà côté de
Dans les mêmes conditions d'agitation de l'air, les valeurs de Q sont sensiblement les mêmes que pour les vitres.