‹ Traité de prononciation française et exercices de dictionChapitre 94 sur 114 · Acte II, scène · texte numérisé non relu

Acte II, scène

Personnages : Sganarelle, qui n'est point médecin, mais que les circonstances ont contraint à se faire passer pour tel. — Géronte, bourgeois ignorant. — Lucinde, fille de Géronte.

SGANARELLE Est-ce là la malade?

GÉRONTE Oui. Je n'ai qu'elle de fille ; et j'aurais tous les regrets du monde si elle venait à mourir.

SGANARELLE Qu'elle s'en g-arde bien ! Il ne faut pas qu'elle meure sans l'ordonnance du médecin.

GÉRONTE Allons, un siège.

SGANARELLE, assis entre Géronte et Lucinde. Voilà une malade qui n'est pas tant dégoûtante, et je tiens qu'un homme bien sain s'en accommoderait assez.

GÉRONTE Vous l'avez fait rire, monsieur.

Tant mieux : lorsque le médecin fait rire le malade, c'est le meilleur signe du monde. (.4 Lucinde.) Eh bien, de quoi est-il question? Qu'avez-vous? Quel est le mal que vous sentez?

LUCINDE répond par signes en portant la main à sa bouche, à sa tête et sous son menton.

Han, hi, hon, han.

SGANARELLE Eh ! que dites-vous ?

LUCINDE continue les mêmes gestes.

Han, hi, hon, han, han, hi, hon.

SGANARELLE

Quoi?

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