L'ÉQUILIBRE
Les conditions de l'équilibre. |
La condition essentielle de l'équilibre (v. BEAUNS, B, 255); dans toutes les attitudes que peut prendre le corg humain, c’est que la perpendiculaire abaissée du centre de gravité | sur le sol tombe à l’intérieur du polygone quereprésente |
la base de sustentation, et le maximum de He est atteint quand cette perpendiculaire rencontre le
ntre même .
de la base de sustentation. L’équilibration conste à maïn- | tenir la ligne de gravité dans la base de sustenation ; de là
les attitudes diverses prises suivant les fardeax portés et
le mode de chargement ; de là les mouvement musculaires | si marqués quand la base de sustentation es très étroite,
comme dans la station verticale sur un seul pil. En temps ordinaire, dans la station vertica sur les deux pieds et sans chargement, si les contractioÿ musculaires
devaient maintenir à’elles seules la ligne de graité sur la base … se sustentation, la fatigue interviendrait biétôt; mais, en.
fait, l’action des muscles est réduite au minimum, grâce à la disposition des articulations combinée avec l’action de la pesanteur. Toutes les articulations du corps et des jambes sont maintenues dans l’extension par le poids même de ces divers segments du corps, de façon que le corps présente un tout rigide en équilibre sur l'astragale et supporté par la voûte plantaire ; mais l’équilibre de ce tout rigide est très instable car le centre de gravité se trouve très élevé par rapport au point d'appui. Aussi les plus faibles oscillations de Particulation tibio-tarsienne se traduisent-elles par des oscillations d’une amplitude considérable du côté de la tête. Ces oscillations sont dues à des contractions musculaires inconscientes et surtout aux muscles de l’articulation tibiotarsienne. Ce sont en effet ces muscles qui rétablissent à chaque instant l’équilibre en ramenant dans la base de sustentation la ligne de gravité du corps qui tend à s’en écarter et, malgré leur précision, ces contractions dépassent sans cesse et très légèrement leur but (v. BEAUNIS, 1bid.).
On pourrait faire une analyse analogue de l’équilibre dans la marche où les appuis du corps changent sans cesse d’une façon périodique en se reportant en avant les uns des autres. L'équilibre à chaque instant menacé se rétablit par des changements dans l'attitude des autres parties du corps, change- -ments qui ont pour objet de maintenir la verticale dans l’axe de sustentation (oscillations latérales du tronc, rotation en sens inverse du bassin et des épaules, oscillations inverses -du bras et de la jambe du même côté, etc.) (v. MoRaAT, 306).
Des compensations analogues et plus compliquées se pro- -duisent dans la course et le saut.
Au contraire, dans la station assise, la base de sustentation -S’élargit ; il suffit alors, pour maintenir l’équilibre, des con- -tractions des muscles dorsaux et des muscles des gouttières -vertébrales, et, si le dos et la tête sont suffisamment sou- ‘tenus, comme il arrive avec les dossiers inclinés, ces contractions mêmes deviennent inutiles.
Enfin, dans la station couchée, la base de M AAU à est si étendue que la ligne de gravité tombe toujours dedans sans qu’il soit nécessaire pour cela de la moindre con-
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traction musculaire. C’est donc la AU par Exiolihe du repos. . AT
dé iquitibration.
NRES À NE /,e3 EL A te 13% ARTE à: SEE Lériment passe- st -On ou Forentation à l'équilibre ainsi défini? ca et L'atFAtTiRRE Er
On péut concevoir ‘une scies éabiitreiont. olontaire-: et'eonsciente (GRASSET, B, 537) utilisant d’une. façon-plus ou: moins habile les (dénnées hoonseientend ou subconseïientes de. l'orientation et tendant à maintenir sans cesse par:des mou-. vements appropriés, ‘encore qu’ignorants.: dur but:précis, : la ligne de gravité dans la base: de sustentation ;e’est léqui-:
libration qu’on peüt:constater chez enfant quisapprend à:
marcher, chez l’équilibriste au début de ses exercices, chez: le novice qui monte à bicyclette ‘ou ‘plus: simplement de: l’homme qui se tient sur ‘un pied en fermantles yeux. Dans: tous les cas dé ce genre, les excitations motrices.parties de: la région prérolandique de l’écorce, sous l'influence. des centres
supérieurs d'association, agissent sur les, centres. réflexes: .
de l’équilibre situés dans le mésocéphale pour:provoquer. les: réactions réflexes utiles à l’équilibration, sans préjudice des mouvements complètement volontaires qui s’y ajoutent et qui suivent la voie directe cérébro-médullaire.: :+ te ben 40 «x
On peut concevoir également une forme. subconseiente de. l’équilibration, dans laquelle les mouvements ont.commencé: par être volontaires avant d’être habituels,restent «corticaux d’origine et répondent, en vertu d’une association. automatique, aux incitations de l’orientation.: GRASSET. (B, 538) en donne éomme exemple l’équilibration du-:distrait, -du - sominambule en état de crise qui ne surveillent leur équi-. libre qu'avec leurs: centres automatiques corticaux:, Nous
croyons cette forme de l’équilibration: assez fréquente ; c’est |
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cellé que noùs pratiquons dans la marche, dans la.prome: ;
nade à bicyclette, pendant tous les:moments de réflexion, de ,
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rêvetie, ou de fatigue, où l’équilibration reste adaptée aux \
incidents changeants de la route;/sans toutefois monter jus- à
qu’au niveau de la conscience claire. Lies centres de, cette \
équilibration ne peuvent être que les centres corticaux d’as-
sociations automatiques qui se comportent à l’égard.des centres mésocéphaliques et: de la moelle comme les centres … d'associations volontaires!
Au dessous de ces deux formes d’équilibration,les physio-…. logistes en admettent une troisième; d’ordre réflexe-ou plus. . exactement d’ordre mésocéphalique et sur laquelle doivent... agir les deux premières pour provoquer la majeure partie des réactions motrices coordonnées de l’équilibre.
Nous avons donné un ‘exemple de cette forme d’équili:::
bration, lorsque nous avons exposé plus haut l'interprétation
- courante des troubles &@e l’équilibre consécutifs aux lésions : des Canaux semi-circulaires. Lies impressions qui partent du.
. labyrinthe restent inconscientes: De fait, on ne leur connaît. pas de chemin nettement tracé du côté du pallium, mais, en revanche; elles sont dirigées par des voies bien connues vers le cervelet, les noyaux moteurs du bulbe et la partie supé-.… rieure de la moelle: «Elles tombent, dit MorAT (398), dans un. système réflexe qui régit la position des: yeux, de la tête et. du tronc, et gouverne ainsi, plus ou moins directement, la . fonction d'orientation ‘et d'équilibre, par une adaptation: inconsciente des contractions des muscles à cette. fonction. … Celles de ces excitations qui vont au cervelet'agissent par cet : organe d’une façon tout aussi inconsciente sur le tonus musculäiré, pour compenser à chaque instant les déplacements (dans la station ou là marche) qui peuvent compromettre : cet équilibre. » (Cf. EwALD.)
D’autres . exémplés nous sont fournis par: l'association … mésocéphalique ‘entre: les impressions tactiles, ‘articulaires, : tendineuses, musculaires, musculo-oculaires, visuelles, audi-: tives et les mouvements d’équilibration. Pour toutes ces impressions, sauf pour les impressions musculo-oculaires, les voies afférentes de la périphérie à l’écorce du cervelet sont plus ou moins bien connüés; les voies müsculo-oculaires ne sont que soupçonnées ; mais toutes ces impressions ont le même
résultat que les impressions labyrinthiques qu’elles peuvent suppléër, etellés concourent, par-les: incitations .motrices
qw’éllés provoquent, aumaintien: de: l’équilibre dans, les. mêmes conditions.
\ Pour que cette équilibration soit possible, aussi bien dans le -cas où elle est produite par les -excitations stato-réceptrices -du vestibule que dans les autres cas, il est indispensable qu’à “une menace de rupture manifestée sur un point et transmise - par voie sensitive corresponde, sur un autre point, une augmentation du tonus des contractions coordonnées propres à “empêcher la rupture. C’est ce qui se passe en effet. (Voir les expériences de SHERRINGTON et les explications de MAGNUS et DE KLEUN, Traité, I, 274-75.)
Le cervelet quireçoit ces incitations diverses est, parrapport ‘à l'équilibre, un organe de tonification et de coordination motrice, et, à ce titre, peut bien être considéré comme un
“centre réflexe de l’équilibration.
Mais ce n’est pas le seul et l’on y doit joindre deux autres centres : les noyaux du pont et le noyau rouge. Ces noyaux, par leurs connexions sensitivo-motrices cérébelleuses et centrales, exercent, dans la station et la locomotion, des fonctions analogues. PAwWLOW pense que le noyau rouge serait un centre réflexe ayant pour fonction de transmettre les excitations provenant des impressions lumineuses à tous les muscles de notre corps et de maintenir ces muscles en état -de contraction constante.
Les voies centrifuges de l’équilibre sont toutes les voies qui vont de l’écorce ou des centres sous-corticaux aux cellules -des cornes antérieures du bulbe et de la moelle.
Ce sont surtout le faisceau pyramidal qui vient de la région prérolandique, le faisceau cérébelleux descendant qui vient des noyaux centraux du cervelet, le faisceau rubro-spinal qui vient du noyau rouge.
| IV L'ORIENTATION LOINTAINE Position du problème.
L'orientation lointaine est l’aptitude à se diriger vers un but assez éloigné pour ne pas pouvoir être directement perçu par l'individu qui cherche à l’atteindre.