‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 131 sur 237 · III. Aucun point de re · texte numérisé non relu

III. Aucun point de re

Les cast et IV n’appartiennent pas : au “problème ( de forten |

tation lointaine., Lorsqu”t un animal rentre aû gite sans avoir perdu ‘celui-ci de vue, OÙ ‘Torsqu'un scarabéé cotirt at tadavre

rt;

dont la DRE Jui a apporté le fumet, ils sont guidés par des buts se perceptibles, et la question de d'orientation à distance ne. nous pose pas de problème, car celle-ci s'effectue par des moyens | connus. Dans certains cas, cependant, il sera intéressant de. se demander par quels excitants ce but distant à pu être -pérceptible ; ou encore si le but à été atteint parce que le sujet. l’a perçu à distance, ou s’il à été découvert par hasard. Dans la réalité, ces divers cas peuvent compliquer un mêm 6 acte d'orientation. En 1917, par exemple, la Suisse a été traversée par des, vols innombrables de papillons du chou (Pieris brassicae) venant d’Alsace et d'Allemagne. Ces. bandes marchaient tout droit devant elles, du Nord au Sud, préférant franchir les obstacles (Jungfrau, Diablerets, etc. ) plutôt que ce les contourner ‘. Quand ces papillons rencontraient des plantations de choux non encore dévastées par les piérides indigènes, ils s’y arrêtaient. Dans le cas contraire, ils. continuaient leur marche vers le sud. Le problème, ici, est au moins double : " qu'est-ce qui à maintenu la direction nord. sud de ces insectes ? et comment ont-ils découvert les plantations de choux audessus desquelles ils avaient l’occasion de passer ? Seule, la. première de ces questions appartient à à l'orientation lointaine. :Çe phénomène migratoire rentre donc à la fois dans le cas du but inconnu non perceptible (direction du sud) et dans celui du but inconnu perceptible (attraction par les choux). Notons encore que le cas V du tableau ci- dessus se conrond avec le précédent (LV), chaque intermédiaire étant ce qui déte mine la direction du mouvement, et jouant en quelque sorte. le rôle de but i inconnu, mais sensible. C’est ce qui a lieu entre autres lors de l'ascension des processionnaires du pin au sommet des branches ; ce.n est pas le sommet comme tel qui exerce l'attraction, mais à chaque étape du voyage se rencontrent des excitants qui déterminent la direction à à suivre. Le problème de l'orientation se décompose souvent en deux | sous-problèmes qui ‘sont, Pan, celui de la direction suivie,

À. Anne Pad, Les migrations dé 7 piéride du chou en 1947. Ar. jé Sc. phÿs. et nat.;’maï 1918;'et Bull. Soc. lépidoptér. de Genève, mai 4948; — . ‘Cfde cas plus: frappant. encore des migrations de criquets, rapporté par Bouvier, Vie psychique des insectes, p. 196.

l'autre, celui de la distance à parcourir, Ou, si l’on préfère, du point du voyage auquel il convient de s’arrêter. Le plus sou- : vent, il est vrai, cet arrêt sera causé par la perception du but. ® Dans certains cas, cependant (voir plus loin les expériences de Bethe avec les abeilles, de Piéron avec les fourmis), cette

distance à parcourir semble faire l’objet d’un souvenir su - generis. |

La confusion qui règne encore dans la question qui nous occupe provient peut-être de ce que l’on n’a pas suffisamment envisagé les distinctions qui précèdent. Elle tient sans doute aussi à ce que l’on a voulu donner du mystérieux problème une solution globale, valable pour tous les animaux, alors que la façon dont se fait l'orientation varie d’une classe d’animal à l’autre, et souvent même, ainsi chez les fourmis, d’une espèce à l’autre.

Ainsi, lorsqu'on parle de l’orientation des oiseaux, les uns assurent qu’elle implique la mémoire des lieux, car les pigeons sont incapables de s’orienter sans un entraînement préalable ; les autres au contraire nous montrent les jeunes accomplissant sans guide le grand voyage, nouveau pour eux, qui les conduira dans des contrées lointaines. Maïs ces deux cas sont fort différents; ici il s’agit de pigeons, et de retour au gîte, là d’autres espèces d'oiseaux et de voyage vers un but inconnu. | |

D’autres incertitudes proviennent de ce qu’il y à souvent

contradiction dans les observations des auteurs. Tantôt on affrmera qu’un animal passe, au retour, par les mêmes étapes qu’à laller (contre-pied), tantôt on soutient que le . même animal est capable de revenir en ligne droite par la diagonale, si le trajet d’aller formait un angle droit. Aïnsi, tandis que, pour les fourmis, Cornetz affirme que le chemin du retour suit grosso modo celui de l’aller, Brun (de Zurich) déclare avoir observé des retours par la diagonale.

Ces divergences, soit dans les résultats de l’observation, soit dans l'interprétation des mêmes faits, soit encore dans la plus ou moins grande capacité mentale que l’on prête à l'animal, expliquent la diversité des théories que l’on à invo-

quées pour rendre compte de l’orientation lointaine, Voici une

EPS. FIV CR

dE

L’ORTENTATION ET L'ÉQUILIBRE 589

énumération des principales d’entre elles, avec les noms des auteurs qui les ont plus spécialement préconisées : 10 Sens Magnétique (Viguier, Thauziès), 29 Perception des courants atmosphériques, vents, eto. (Toussenel). Sens nasal spécial (de Cyon).

30 Direction du soleil, de la lumière (Romanes, Lubboek,, Wasmann, Viehmeyer, Turner, Santschi, Brun, Shepard). 49 Attraction de nature Purement réflexe (Netter, Bethe).. Tropisme (Loeb). A 59 Enregistrement des détours (Darwin, Morgan). Conÿre-. pied (Reynaud, Pierre Bonnier), Mémoire kinesthésique - (Piéron).

69 Points de repère, mémoire topographique (Wallace, . Romanes, Lubbock, Forel, Fabre, Wasmann, Yung, Bou-. vier, Marchal, Marchand, v. Buttel-Reepen, Feckham, Schneider, Rodenbach, Ziegler, Brun).

19 Perceptivité directe du but à grandes distances. (Hachet- - Souplet). Télépathie (Duchâtel).

89 Phénomène Complexe reposant sur Pintelligence (de : Cyon). | 90 Mémoire iopographique héréditaire (Kingsley, Parker . and Newton, Graeser).

100 Sens de direction sui generis (Wlad. Wagner, Gaston . Bonnier). Notion absolue de la direction (Cornetz). Sensibilité : spéciale (Fabre). é Ces diverses théories ne s’excluent pas mutuellement, et c’est ce qui explique qu’un même auteur en défende plusieurs . à la fois. L'une peut S’appliquer à certains animaux, une : autre à d’autres animaux. De plus, chez un. même animal, | Suivant les cas (par exemple, chez les fourmis, suivant qu’il : s’agit de l’orientation d’une fourmi isolée, ou de l'orientation : Sur une piste), on est amené à recourir à une explication différente. Enfin, il est possible que plusieurs Soient vraies en . : même temps, pour un même cas donné : Pindividu met en . œuvre plusieurs techniques différentes pour assurer 84 direcï tion ; c’est ce qui se passe chez l’homme qui s’efforce de ne pas . se perdre. De plus en plus on est enclin: considérer l’orientation lointaine comme un Phénomène £0mplexe, « d’une rare .

. complexit

ent LAS à dual Er Ke $ E QUACE AE

590 LES ASSOCIATIO

a HR 2 KA" RS AR AE à + PO E bit 2188 M L to 6 », dit BRUN, en ce qui concerne les fourmis ; € üuu degré», dit VON :MADAY à-propos des Mmam-

Te

+ plexé à un haut . amifères, notamment du chévalita nié d10 801 EDR ESBNENS à

Méthodes d'étude.

A l'observation, il est indispensable, pour étudier l’orienta- l ion lointaine, de joindre-le plus possible expérimentation, | qui permet une analyse des phénomènes. Onyaeurecours de | bonne heure. Il suffit de rappeler que Oh: Bonnet, en 1745, l avait essayé de dérouter une procession de fourmis en passant Je doigt sur là piste qu’elles suivaient: Il ne faut pas oublier cependant que, lorsqu'on opère avec des animaux, l'expéri- ‘mentation montre bien plutôt ce que l’animalest capable de

faire, que cé qu’il tait lorsqu'il est laissé à lui-mêmesilse pourrait donc que les moyens employés par un animal pour s’orienter dans les conditions inédites où l'a placé l'expérimentateur

ceux auxquels il a recours d'habi-

ne soient pas exactement tude. Ainsi, certaines fourmis, quitutilisent certainement ües : gonnées lumineuses jossque ces donnéestsontà leur disposi-

tion (Lubbock, SANTSOHI), SON capables de s'en passer.et de Lyetrouver leur route à l'ombre ou dans l'obscurité (CORNETZ). A l’expérimentation On à parfois ajouté la méthode pathologique : on à sectionné les antennes des insectes, verni les yeux des fourmis, aveuglé où narcotisé des pigeons, etc., pour voir ce qui s’en suivrait. Sans doute n’a-t-on pas encore tiré de ce procédé tout ce qu'il'est ‘capable de donner, La méthode génétique pourrait: aussi donner quelques résultats intéressants, tout au: moins Chez J'homme: SzY- “MANSET à publié quelques expériences d'orientation. à .dis- + - tance poursuivies SUT des enfants de13 à15ans : ï | re Pa méthode comparative consisterait à observer, toutes | autres’ conditions égales, la façon dont s'orientent des Européens ét des représentants de peuplades exotiques connues ( pour leur aptitude à retrouver leur direction dans le désert où | dans lés forêts. | Le BTE BUT 4 Causes d'erreur. — ‘ wn compte spécial; quand on fa

Une cause d’erreur dont ilyalieu de tenir | it des expériences dans ce À

ue £ 1 le hasard. Un animal que lon a dos de son -,&îte peut retrouver celui-c -Ci par hasard. Si, par exemple, des pigeons entraînés : sur la ligne Bordeaux- Nantes sont lâchés en … plein océan, à 400 kilomètres de la côte, langlé formé par des lignes droites allant de ces deux villes äu point de lâchage PES 459 environ. En partant au hasard, un pigeon aura ..donc une chance: sur huit de filer dans La direction du secteur SO Ù il rencontrera le Pays à à lui familier. Pour une distance de 200. kilomètres on aurait 1 retour probable pour D pigeons “AÂHES, Or ET . Nous avons déjà parlé des erreurs d'interprétation, Mais il … faut insister sur elles, car elles sont insidieuses : des faits identiques conduisent à à des conclusions complètement différentes suivant la façon dont c on les reg arde. Ainsi, pour la plupart des k auteurs, le fait que ] les jeunes pigeons s ’égarent, ét ont besoin k dun. entraînement spécial pour parvenir à ne pas S’égarer, | parle nettement en faveur de la théorie qui explique l’orientation par la mémoire topographique. Mais, pour THAUZIRS, cet entraînement n’est efficace que parce qu’il affine la SEE Di - . lité magnétique native de l'animal. « L'enträînement annuel . des pigeons n’ à pour but que de les remettre progressivement -en possession de tous leurs Inoyens. »

| ui ER À à peine besoin de rappeler avec quelle prudence il con- . vient d'accepter. les récits de retours merveilleux de chats ou de chiens à à de grandes distances. Yung avait montré combien s HR FOUR une enquête. approfondie détruisait vite la légende édifiée, à N otons, ici. combien il importe aussi de recueillir les cas négatifs de retour au logis. J’ai observé il y à quelques années un jeune chat de dix mois, qui s'était trouvé dans l'incapacité .de. retrouver son domicile, situé à 350 mètres du point o où il avait échoué.

Examen. des théories.

var AL nest Pas, possible de donner ici un exposé complet de la .queskon de l'orientation lointaine, | qu'il faudrait examiner . Successivement chez les fourmis, les hyménoptères, les oiseaux

et les mammifères, pour ne parler que des catégories chez les-quelles elle a été particulièrement étudiée. Nous nous bornerons, à propos des diverses théories émises, à indiquer quels: sont les principaux faits qui ont été invoqués pour ou contre: elles.

10 SENS MAGNÉTIQUE. — Cette hypothèse est destinée surtout à rendre compte de l'orientation à grande distance des oiseaux, et il faut bien avouer que, chez eux, tout se passe comme s'ils avaient un organe sensoriel jouant le rôle d’üne boussole, c’est-à-dire capable d’être influencé par les courants magnétiques terrestres. THAUZIES à rapporté à l’appui de cette

hypothèse des observations qui ne laissent pas d’être impres- |

sionnantes. On a objecté (BRUN) que cette hypothèse est

«mystique ». Il n’en est rien; on ne voit pas pourquoiun organe ,

des sens ne réaliserait pas les conditions que peut remplir la moindre boussole. La seule question est de savoir si cette hypo-

thèse est vraie. Or l’on n’a jusqu'ici découvert aucun organe |

sensoriel qui serait l'instrument de ce sens spécial. 20 SENS NASAL SPÉCIAL. — De Cyon invoque une sensibilité:

spéciale, distincte de l’olfaction, qui permettrait au pigeon | d'apprécier, par le nez, la direction des vents les plus propres | à le conduire à son point de départ, ou qui proviennent de son:

foyer. La période d’entraînement lui apprendrait à distinguer

ces données et à en tirer parti. De Cyon appuie son hypothèse | d’une expérience unique : ayant lâché 3 jeunes pigeons à. 500 kilomètres de leur colombier après avoir bouché par des. tampons au collodion les narines de l’un d’eux, il constate !" que ce dernier ne rentra que trois jours après les deux autres, » et qu’il était parti dans une fausse direction. Mais WATSON, | :

ayant fait une expérience semblable avec des sternes, ne cons-

tata aucun retard dans leur retour au nid, bien que le par- 4

cours ait dû être effectué au-dessus de la mer.

30 DIRECTION DE LA LUMIÈRE. — C’est surtout à propos de la fourmi que cette hypothèse à été discutée. Lubbock avait . déjà montré que, si l’on place des fourmis sur un disque de

£ # Vo ‘

papier lui-même situé sur une piste, lorsqu'on tourne le disque

de 1800, les fourmis qui sont dessus font demi-tour ; mais que, «

lorsqu'on fait l'expérience à la lumière d’une bougie, les,

re

fourmis du disque ne font pas demi-tour si on change la position de la lumière en même temps que celle du disque. Wasmann à fait des observations analogues. |

On à constaté qu’une fourmi isolée partant en voyage d'exploration maintient remarquablem-nt bien sa direction, vers Est, par exemple. Au bout d’une distance plus ou moins longue, l’insecte semble chercher en décrivant une ou plu- Sieurs boucles. Sa recherche restant infructueuse, on voit la fourmi reprendre sa marche vers l'Est (CORNETz), Comment se fait cette reprise de la direction initiale? De même, lorsque la fourmi revient, elle oriente son corps vers la région du nid, et maintient cette orientation sans arrêt ni hésitation, malgré les voltes que son butin se coinçant dans des obstacles peut l’obliger à effectuer. La trace du retour est autre que la trace de l’aller, mais l'orientation générale de ce retour est, en sens inverse, quasi la même que celle de l’aller au loin, et se montre quasi parallèle à la direction prise au départ du nid (« règle de constance » de CORNETZ).

Pour expliquer par rapport à quoi, dans le milieu extérieur, la fourmi peut maintenir et reprendre sa, direction, SANTSOHI invoque la direction des rayons solaires. On sait que l'œil à facettes de la fourmi est constitué par la juxtaposition d’un grand nombre de petits yeux simples. Chaque facette, selon Santschi, n’enregistre que les rayons provenant d’une seule direction. On comprend que l’insecte, ayant eu au début du voyage une certaine rétinule sensibilisée, tendra con- Stamment à voir le soleil avec cette rétinule-là, et replacera constamment son corps dans la direction adéquate. Pour le retour, la fourmi renverse, en quelque sorte, la sensation à obtenir. |

Cette ingénieuse théorie, SANTSCHT la vérifie par l'expérience suivante : Une fourmi Messidor se dirige vers son gîte, ayant le soleil à sa gauche. On place un écran entre le soleil et l’insecte et, au moyen d’un grand miroir, on projette les rayons solaires sur la droite de l’animal. Celui-ci renverse aussitôt Sa direction, par une conversion de 180 degrés, de façon à avoir de nouveau à sa gauche les rayons lumineux, et comme s’il tendait à sensibiliser à nouveau la rétinule qui était sensibi-

LABEL TUONICIEN DORE Te et LES fl de LA GRR CE 4 } ALU ES ;

594 LES ASSOCIATIONS SENSITIVO-MOTRICES ù

lisée précédemment. VIEHMEYER et TURNER ont fait des expériences analogues.

Mais CORNETZ a montré que la fourmi peut. faxt. bia . s'orienter sans cette indication solaire. Ainsi, lorsque la fourmi chemine à l’ombre, ou dans l’obscurité.

Le repérage sur le soleil rentre d’ailleurs dans le cas général du repérage sur des objets externes, et cette hypo-

thèse pourrait se confondre avec celle de la N R mémoire topographique. Il y a ià cependant une difficulté particulière. Le soleil changeant de place durant la journée, pour s’orienter sur lui, l’animal devrait tenir compte de ces déplacements. S'il ne le fait pas, sa direction ne sera plus maintenue constante. Un pro- VB cédé ingénieux (Fixierversuch) à montré à FA BRUN quelle erreur pouvait faire commettre ; à une fourmi le repérage sur le soleil. Avisant une fourmi qui s’éloignait du nid N, face au. : soleil $, à 8 heures du soir, Brun pose sur elle si \ une petite boîte renversée B, de sorte que , la fourmi soit retenue prisonnière pendant deux heures environ. A 5 heures, il enlève la Fig. 35. boîte, et il voit la fourmi s’en retourner sur ses pas, exactement dans la direction R opposée à la nouvelle position $’ du soleil. D’autres expériences analogues lui ont montré que l’écart angulaire entre le chemin de l’aller et celui du retour correspondait exactement à l’angle formé par les positions du soleil avant et après lemprisonnement de la fourmi.

Le repérage sur le soleil devrait causer les mêmes erreurs aux oiseaux migrateurs qui l’utiliseraient.

40 ATTRACTION PUREMENT PHYSIQUE. — C’est à propos du retour des abeilles à la ruche que Bethe avait formulé cette théorie, qui constate un fait, maïs n’explique rien. Se fondant sur la précision de ce retour, il a admis qu’une .« force inconnue » le dirigeait, et que tout se passait comme si une « route aérienne » guidait le vol. Ayant placé une ruche sur un pivot, et l'ayant fait tourner de 20 ou 180 de-

:grés, ou encore l’ayant déplacée latéralement de 2 mètres, “etc., il constate que, dans tous ces cas, les abeïlles qui rentrent se portent vers l’endroit où était habituellement le trou de vol. On à aussi constaté que le Bembex retrouve l'entrée üe son terrier alors même qu’on à modifié plus ou moins l'aspect des lieux environnants.

Mais le retour à l’endroit qu’occupait précédemment le trou de vol peut s'être effectué grâce au repérage sur les objets environnants, et peut être facilité par une mémoire de la distance à parcourir. Du reste, aux expériences précédentes, on peut en opposer d’autres montrant au contraire que, en dépit de cette notion absolue du lieu de l’espace, on peut désorienter l’insecte en modifiant l’aspect des alentours de son gîte (BouvrEer, Marchand),

Cette hypothèse s’applique à l'orientation par tropisme, qui est celle de certains animaux inférieurs, et qui constitue une question notablement différente de celle qui nous occupe ici.

59 CONTRE-PIED. — Darwin avait supposé que la faculté de revenir à un endroit d’où l’on est parti, lorsque les points de repère font défaut, doit tenir à une faculté d'enregistrer les diverses directions, contours et courbes, suivies à l'aller. Plus récemment, le capitaine Reynaud a publié diverses observations qui parleraient en faveur de ce procédé d'orientation au retour chez les pigeons. Ainsi, des pigeons transportés en chemin de fer suivant la & ligne brisée ABC, et lâchés en C, repasseraient par B pour se rendre en A.

Les observations données comme conformes à là «loi » du contre-pied sont discutables; en tout cas, elles ne consti- À tuent qu’une exception. Souvent on a vu les pigeons repartir directement dans la direction du colombier, alors même que le voyage d'aller avait comporté des zigzags. A la suite de ses ‘expériences avec les sternes, un bon psychologue comme “WATSON déclare : « La loi du contre-pied de Reynaud n’a pas,

‘à mon avis, le moindre fondement dans les faits. » Et il fait remarquer qu’un oiseau transporté dans un panier qu’on à

Fig. 36.

fait tourner dans tous les sens des centaines de fois au cours du voyage, devrait, au moment où on le relâche, commencer par refaire en sens inverse toutes ces conversions sur luimême avant de prendre son vol ! A moins d’admettre qu’il soustraie constamment les conversions faites dans un sens de celles faites dans l’autre, pour conserver la notion de sa direction primitive !

Chez les fourmi exploratrices, CORNETZ a insisté sur ce fait qu’elles suivent la loi du contre-pied. Le retour est fonction de l’aller. « La fourmi a la mémoire des angles décrits et du sens dans lequel ils ont été décrits à l’aller. » D’aiïlleurs, la fourmi n’enregistre que les traits généraux de l'aller, pas les détails (« Règle de constance »). Une fourmi allant de À à Cen passant par B, passe par un point voisin de B pour revenir à A.

Mais voici que BRUN, par un procédé nouveau (procédé de la «marche forcée », Zwangslauf), montre que la règle de Cornetz est parfois en défaut. Il oblige, en chassant une fourmi du nid, et en la guidant avec les mains, à parcourir un certain trajet angulaire A B C. Lorsqu'elle est distante du nid d’une vingtaine de mètres, il la laisse à son propre sort, et constate, non sans étonnement, qu’elle revient par la diagonale. En faisant varier cette expérience (vernissage des yeux de l’animal, etc.), Brun arrive à cette conclusion que ce retour direct se fait grâce à un repérage sur de gros objets environnants.

69 MÉMOIRE TOPOGRAPHIQUE. — C’est l’hypothèse la plus simple, qui concorde avec de nombreux faits : l’animal s'oriente parce qu’il reconnaît les lieux à travers lesquels il à à trouver son chemin. Une foule d'expériences ont.montré que : ce mode d'orientation joue certainement un rôle considérable : animaux qui se perdent lorsqu’on les lâche en dehors des régions connues, ou sans points de repère possibles (abeilles lâchées à quelques kilomètres de la côte, sternes de Watson lâchées en pleine mer), ou qui ne retrouvent pas leur gîtequand on en a modifié les alentours, circuits que décrivent les hyménoptères (Peckham), ou les fourmis (tournoiement de Turner), avant de retrouver le lieu exact de leur nid, vol préalable des abeilles, circuits des pigeons (Schneider), difficulté pour certains oiseaux de voyager la nuit, etc., etc.

Si l'orientation lointaine peut s’expliquer de cette manière, le problème de l'orientation est absorbé par celui de la mémoire, et n'offre plus d'intérêt particulier. Il resterait seulement ceci de curieux, que ces souvenirs topographiques se fixent extrêmement rapidement et se conservent fort longtemps. Selon Romanes, des chevaux retrouvent leur écurie après une absence dehuitannées,. Rengger, cité par von MADAY, raconte que des chevaux du Paraguay, emmenés de Villa Réal aux Missions, à plus de cinquante milles, ont retrouvé après plusieurs mois le chemin de retour, quoiqu'’ils n’aient effectué ce trajet qu’une seule fois. Les récits de ce genre sont fort nom-

breux.

Mais il est de nombreux faits dont cette hypothèse n’a pu encore rendre compte. On a cité, combien souvent, des retours rapides d'animaux (chats, chiens, pigeons, sternes) qui, ayant été transportés dans des paniers fermés n’avaient certainement pas pu prendre connaissance du chemin d'aller. D’ailleurs, le retour s’effectue souvent par un autre chemin, et parfois cet autre chemin est la ligne droite. |

On a beaucoup discuté sur le rôle que joue la mémoire dans lorientation de la fourmi. Et il s’agit de bien distinguer les deux cas suivants : fourmi voyageant seule et fourmi suivant une piste.

Fourmi voyageant seule (exploratrice). — CoRNETz a noté que, chez les fourmis qu’il a observées, le trajet suivi à l'aller n’est pas d’une forme quelconque. La fourmi ne s'éloigne pas en décrivant, par exemple, des courbes autour de Son nid, ou en faisant un trajet irrégulier quelconque, ainsi qu’une abeille, mais part droit et vite, comme par un rayon qui partirait de Son trou, et conserve à quelques degrés près, et malgré les tours et les boucles effectués en route, la direction initiale. |

L'hypothèse de la mémoire topographique n’explique pas le maintien de la direction suivie (à moins d’invoquer le repérage sur le soleil). Mais elle n’explique pas Surtout comment s’effectue le retour. Cornetz a montré que, si le retour est fonction de l’aller, la fourmi cependant ne repasse pas exactement par les mêmes endroits, elle ne se dirige donc pas en reconnaissant les détails de la route qu’elle à suivie à l'aller (hypothèse

de la mémoire topochimique de Forel). Du reste, si l'on balaie une partie de la route d’aller, cela n'empêche pas le retour de la voyageuse. Enfin, Cornetz a montré que, si l’on ne saisit une fourmi parvenue à un point X / ji à droite du nid N, et qu’on la transporte F en X’, l’animal repartira dans la direction 4 qu’il lui faudrait prendre pour rentrer au ‘ nid si elle avait été laissée en X.

N Des faits de ce genre semblent indiquer Fig. 37. chez l’animal un « sens de la direction » dont ne rend pas suffisamment compte la mémoire topographique.

La mémoire n’explique pas non plus l'estimation de la distance, qui, PIÉRON l’a montré, existe d’une façon très marquée chez la fourmi : Lorsqu’une fourmi rentrant au nid s'engage sur un support mobile À préparé à l’avance, on déplace ce support en À’, sans que la marche de l’animal soit troublée, On constate alors que la fourmi continue un trajet parallèle à celui qu’elle aurait suivi si on ne l’avait pas déplacée, et,

Il À

Fig. 38.

arrivée en un point B situé à la même hauteur que le nid, elle s'arrête et exécute son tournoiement de recherche.

Fourmi utilisant une piste. — Lorsqu'une fourmi est placée sur une piste, elle est capable, non seulement de la suivre, mais de distinguer si cette piste conduit au nid, ou s’en éloigne.

Donc, deux problèmes : 1° de quelle nature sont les points de repère qui jalonnent les pistes, 20 comment est perçue la direction dans laquelle se trouve la fourmilière.

Sur le premier point, l’accord est à peu près fait : c’est Podorat, principalement, et le toucheret la vue, accessoirement, qui guideraient la fourmi sur une piste.

L'ORTENTATION ET L'ÉQUILIBRE 599

Le second point est beaucoup plus délicat. Bethe admettait que les fourmis passant sur la piste laissaient une trace olfactive « polarisée », qui informerait (d’une façon purement réflexe, d’ailleurs) la fourmi de la direction à suivre. Supposons que des hommes mettent des souliers à semelles carrelées lorsqu'ils s’éloignent de leur habitation, et des semelles lisses lorsqu'ils y rentrent, on pourrait, par la simple inspection des traces de ces semelles sur le sable, savoir dans quelle direction se trouve l'habitation. C’est quelque cho$e du même genre, mais s'adressant au sens olfactif, qui renseignerait les fourmis. Mais il est impossible de se figurer une trace olfactive polarisée, et, à supposer cette représentation possible, comment des milliers de traces enchevêtrées, déposées par des milliers de pattes courant dans les deux sens, pourraient-elles être distinguées ? J'avais invoqué, pour expliquer la chose, Ia perception de la croissance ou de la décroissance de l’odeur du nid suivant qu’on va dans un sens ou dans l’autre. BRUN, à la suite d'expériences ingénieuses, à formulé une hypothèse analogue.

Forel avait supposé que la fourmi qui parcourt un chemin s’y crée des points de repère topochimiques : elle perçoit, en palpant avec ses antennes le chemin qu’elle parcourt, des formes olfactives, dont la succession lui constitue toute « une <arte géographique de champs odorants différenciés les uns des autres » et ayant entre eux des relations topographiques. BRUN, en plaçant des fourmis sur des chemins artificiels de contexture différente suivant les portions de leur parcours, et en intervertissant divers fragments de ces chemins, à montré que cela déroute les fourmis, et que par conséquent l'hypothèse de Forel est prouvée. Mais cette hypothèse ne rend compte que des cas dans lesquels une fourmi à pris connaissance du trajet d’aller. Elle n’explique pas ceux où la fourmi s’oriente d'emblée sur un chemin à elle jusque là inconnu.

70 PERCEPTIVITÉ DIRECTE DU BUT A GRANDES DISTANCES. — On avait supposé que le pigeon, par suite d’une réfraction de certains rayons auxquels la courbure terrestre ferait obstacle, pourrait percevoir son pigeonnier à de grandes dis tances. Rien ne démontre cette hypothèse bien hasardée.

Peut-être les animaux amphibies qui, placés sur la terre

ferme, retrouvent une étendue d’eau, sont-ils guidés par certaines impressions sensibles déterminées. Cependant les expé- riences de CUMMINGS ont montré que les lézards d’eau se perdent lorsqu'on les éloigne dans un pré à eux inconnu, et que ceux qui trouvent l’eau ne le font que fortuitement.

8° PHÉNOMÈNE COMPLEXE REPOSANT SUR L'INTELLIGENCE. — L'intelligence consisterait ici à apprécier les angles de rota- . tion, ou les distances en longueur. Mais cela supposeraiït chez certains animaux des calculs qu’ils sont certainement incapables de faire.

99 MÉMOIRE TOPOGRAPHIQUE HÉRÉDITAIRE. — C’est l’hypothèse adaptée spécialement aux migrations des oiseaux. GAETKE, à Heligoland, a observé soigneusement les passages d'oiseaux. Sur 398 espèces observées, il à toujours constaté que les jeunes, nés au cours de l’année, précédaient leurs parents de 6 à 8 semaines. (Une seule exception, le coucou,

qui, ayant confié ses œufs à un nid étranger, n’a pas besoin de.

rester pour les couver.) Il faudrait donc admettre que ces jeunes possèdent, par hérédité, des souvenirs des régions qu’ils doivent traverser.

10° SENS ABSOLU DE LA DIRECTION. — Gaston BONNIER affirme que des abeïlles privées de la vue et de l’odorat retrouvent leur ruche. Ces faits sont contestés par VON BUTTEL-REE- PEN. Invoquer ici un «sens de direction » n’est d’ailleurs que reculer le problème.

CorNErz l’a invoqué, pour rendre compte du fait qu’une: fourmi, transportée d’un point de son voyage d’exploration à un autre point à elle inconnu, est capable de reprendre 1a direction qu’elle suivait, même après plusieurs jours, et alors que la position du soleil ne peut fournir d’indication. Il constate chez la fourmi la « conservation d’une pure direction », et

admet que la fourmi peut conserver une direction absolue de:

l’espace, comme document purement interne et indépendamment du monde extérieur.

On à objecté à cette théorie qu’elle est inconcevable. Mais une boussole n’est pas une chose inconcevable, et, dans la théorie de Cornetz, tout se passe comme si la fourmi avait

L’ORTENTATION ET L'ÉQUYLIBRE 604

une boussole dans la tête. Il reste seulement. à déterminer si | vraiment un organe animal est capable d'accomplir cette fonction spéciale. Quoi qu’il en soit, cette hypothèse a au moins l'avantage d'exprimer avec force certains faits dont une théorie de l’orientation devra rendre compte.

L'orientation lointaine chez l’homme.

Le mécanisme de l'orientation lointaine n’est guère plus connu chez l’homme que chez l'animal. Du reste les cas d’orientation ont été relativement peu étudiés. Il existe chez l’homme, à ce sujet, de grandes différences individuelles. Tandis que certaines personnes « se perdent » immédiatement dès qu’elles ont tourné plusieurs fois sur elles-mêmes au . Cours d’un trajet, d’autres parviennent à enregistrer les détours d’une façon quasi inconsciente, et- c’est cet enregistrement quasi inconscient des déplacements angulaires qui constitue réellement le problème de l’orientation chez l’homme.

Dès que l’on peut prouver que l'orientation s’est faite par des points de repère (paysage, soleil, etc.), ou par un calcul conscient des déviations effectuées, le problème de l’orientation lointaine s’évanouit. Mais, précisément, cette preuve est difficile à administrer. D’après les récits des voyageurs, les indigènes de Bornéo, des Indes, du Sahara, du Congo, des régions arctiques, etc., s’orienteraient dans des conditions dans lesquelles la chose est impossible à des Européens. Pourquoi ceux-ci ne pourraient-ils se créer aussi bien des points de repère, ou calculer les déviations pour maintenir la direction ? S'agit-il chez les indigènes d’une mémoire topographique extraordinaire, ou d'autre chose ? — Interrogés, les indigènes ne fournissent aucun renseignement précis ; ils affirment Cependant qu’ils ne se guident pas d’après la mémoire, mais

‘après une sorte d’intuition intérieure.

1 conviendrait de sortir de la phase d’observation pure pour soumettre cette question à expérimentation, comme SZYMANSET à commencé de le faire avec des enfants, et Cor- NETZ avec un indigène du Sahara tunisien. Ces expériences ont pour but de déterminer la précision du maintien de la

direction, ou de l'estimation de la direction au retour, toute reconnaissance des lieux par la vue étant exclue. LU TONE

Le mécanisme de l'orientation lointaine dépend d’ailleurs étroitement de la façon dont lPindividu à l'habitude de s'orienter dans l’espace ambiant, de se représenter la direction dans laquelle se trouvent les lieux qui l'entourent. Chacun de nous porte en lui-même une sorte de carte topographique, et, quand il songe à un lieu, il le situe plus où moins vaguement sur cette carte. Mais, comment cette carte est-elle orientée dans notre représentation ? Cette orientation pensée correspond-elle à l'orientation véritable? — ToWwNBRIDGE distingue deux procédés d'orientation de cette carte intérieure. Tantôt c’est une orientation égocentrique, c'est-à-dire que c’est l’individu qui en constitue le centre, lui-même étant au point d’intersection des lignes réunissant les points cardinaux ; tantôt il s'agirait d’une orientation domocentrique, le domicile de l'individu étant le point de référence auquel tous les autres lieux sont rapportés. Ce mode domocentrique serait celui utilisé par les animaux pour le retour au gîte, par les sauvages et les jeunes enfants. Ainsi que le remarque PETERSON, lorsque l'orientation est égocentrique, cette référence par rapport aux points cardinaux peut être correcte ou non, et cette aptitude à garder en soi la position absolue des points cardinaux varie beaucoup d’une personne à l’autre. Telle personne, lorsqu'elle

exécute une rotation sur elle-même, sent qu’elle tourne d’un !

certain angle sur sa carte intérieure. Telle autre, au contraire, emportera avec elle, dans son mouvement de rotation, sa carte intérieure.

Les cas, encore rarement étudiés, de renversement de l’orientation, posent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. En 1873 Forde avait rapporté qu’il arrive parfois aux Chas-

seurs indiens de perdre subitement la conscience de leur |

direction ; ils éprouvent une sorte de vertige et sentent (à : tort) qu’ils vont dans une direction contraire à celle qu’ils ont :

l'intention de suivre. BINET avait rapporté quelques cas de cè ÿ

genre chez des Parisiens, et PETERSON a noté chez lui-mêmede |

ces renversements subits, qui persistent assez longtemps, et.

s'évanouissent brusquement lorsqu'on se retrouve dans un

L’ORTENTATION ET L'ÉQUILIBRE 603

paysage très familier. Tout ceci semble indiquer que le mécanisme de l'orientation implique un système de représentations topographiques qui tend à faire intimement corps avec nousmêmes. De 1à la sorte de conflit que nous éprouvons lorsque la topographie ambiante ne coïncide pas exactement avec notre topographie pensée et les chocs que nous éprouvons au moment où ces deux systèmes se raccordent entre eux (ainsi lorsque, après avoir lu notre journal en omnibus, et ayant tourné sans nous en apercevoir, nous nous réadaptons à la position réelle des rues que nous apercevons par la fenêtre).

.. Aïnsi qu’on le voit, le problème de l'orientation est fort complexe ; il est encore loin d’être élucidé.

BIBLIOGRAPHIE

BaBinsxr et TourNAy. Les Symptômes des maladies du cervelet et leur signification. Congrès international de médecine. Londres, 4913: /

BaARANY. Die neroüse Siôrungen des Cochlear und Vestibularapparats. In Handbuch der Neurologie. Berlin, 1910.

BEaunis. A. Les sensations internes. Paris, Alcan, 1889.

— B. Eléments de Physiologie. Paris, Baillière, 1888. Bonnier (Pierre). A. L'orientation. Paris, Carré et Naud, 1900. — B. Le sens des attitudes. Paris, Carré et Naud, 1904. BourDon. Recherches sur les Pércepiions spatiales auditives. Année Psychologique, XXI, 1920, p. 79-109.

CLAPARÈDE. Avons-nous des sensations spécifiques des positions des “bres ? Ann. Psychologique, 1901. :

Eward Physiologische Uniersuchun£en über das Endorgan des Nervus Ortavus. Wiesbaden, 1890.

FLourEeNs. Recherches expérimentales Sur les propriétés et les foncte uw système nerveux dans les animaux vertébrés. 2e édit. Paris,

ln 118%.

GLey. Traité de Physiologie, 5e édition, Paris, Baillière, 14920.

GOLDSCHEIDER. Gesammelte Abhandlungen. Physiologie der Sinnes- .nerven. Leipzig, 1898.

Grasser. À. Les maladies de l'orientation et de l'équilibre. Paris, Alcan,

… — B. Traité de physiopathologie clinique. 32 vol. Paris, Masson,

AR

Kiemm. Ueber den Anteil des beidohrigen Hôrens. Arch. f. d. ges. Psychol., t. 38, 1918, p. 71-114. Ê

Lo Surpo (A.). L'audisione binauriculare dei suoni puri. Atti della R. Ac. dei Lincei, XXX, 1921, p. 125 128. L

Ravzeicn (Lord). On our perception of sound direction. Philosophical Magazine, XIII, 1907, p. 214 (er Scientific Papers, vol. V, p. 892).

STEFANINI (A.). Sur la.fonction des deux oreilles dans l'audition des sons. Arch. it. de Biologie, t. 68, 1898, p. 193-204.

SrewarT. The function of intensity and phase in the binaural location ef pure sons. Physical Rev., XV, 1920, p. 425-4k5.

Grewarr et Hovpra. The intensity factor ‘in binaural localisation. Psychol. Rev., XXV, 1918, p. 242-251.

Tuomas. A. Le cervelet. Paris, Steinheil, 1911. — DB. (Avec JumenTié). Sur la nature des troubles de la motilité dans les affections du cervelet. Revue neurologique, 15 novembre 1909! .

Wizson et Myers. The influence of binaural phase differences on the localisation of sounds. Brit. Journ. of Psychol., II, 1908, p. 363.

Page 1