CONCLUSIONS
Le but de cet ouvrage est d’éclairer les mères et nourrices, de les initier aux connaissances hygiéniques qu’elles doivent posséder pour bien pratiquer l’allaitement naturel ou artificiel.
Afin de stimuler le zèle des nourrices, nous serions heureux de voir se réaliser nos projets de concours. La création de communautés religieuses ou d’établissements civils analogues, rendrait aussi, suivant nous, d’im-
menses services si le gouvernement voulait s’intéresser à leur fondation.
Convaincu que l’origine de beaucoup de maux remonte à la première enfance, nous avons fait ressortir les différents préceptes d’hygiène essentiels à la santé et à la conservation de l’homme.
Comme tous les praticiens, et notamment M. le docteur Brocha rd, dont les longs et consciencieux travaux ont reçu des récompenses si justement méritées, nous sommes persuadé que s’il était possible de trouver, ainsi que des mères, des nourrices, sur lieu ou éloignées, d’une santé parfaite, inaccessibles aux infirmités et aux fâcheuses conséquences des impressions et des passions, l’allaitement naturel serait préférable à tout autre mode.
Malheureusement, toutes les qualités indispensables pour bien réussir sont rares chez la même personne.
Après avoir pris en considération les avantages de chaque mode pratiqué par une femme expérimentée, dévouée, intelligente, nous pensons, ainsi que le docteur Caron, que dans certains cas, l’allaitement artificiel pourra suppléer à l’allaitement naturel, car les liquides artificiels n’ont pas à craindre les inconvénients physiques et moraux qui influent sur le lait de la femme.
Dans cette balance d’éducation de la première enfance nous avons constamment suivi les sentiments d’impartialité, et nous espérons que la pratique des principes que nous donnons sur l’hygiène en général, sur la conduite h tenir par les nourrices dans l’allai-
tement naturel ou artificiel et sur la composition des liquides alimentaires, prouveront futilité de ce livre, humble offrande à l’humanité.
P.-F. LEPLANQUAIS.