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eau

Dans l’indoustan, près de Patna, sur la rive orientale du Gange, il se forme après la saison des pluies aux endroits où le bétail a été parqué, du salpêtre qui, par suite de la vaporisation de l’eau, se porte à la surface et y cristallise. Cette efflorescence que des collecteurs spéciaux recherchent et lessivent vers le lever du soleil, contient sur 100 parties:

8,3 salpêtre,

3,7 nitrate de chaux,

0,8 sulfate, »

35,0 carbonate, »

40,0 terres,

0,2 chlorure sodique 12,0 eau et plantes.

Plus l’année est pluvieuse, plus laquanlité de salpêtre produite est considérable. Le salpêtre se dépose en aiguilles de quatre à sept millimètres de Ion-' gueur. Le salpêtre se présente aussi dans les Indes en forme de cristaux grenus, enveloppés d’argile. Dans lcdistrictde Tirhoolles pfeéfes de constructi m (calcaires), sont mangées par la nitrification; dans les endroits humides on en peut tous les 2 à 3 jours enlever le salpêtre parpanerees.il en est de même de la formation du salpêtre dans les grottes servant d’étables, de caves, etc., de la Perse, de l’Egypte et dans celles de la France dont la masse rocheuse est de la craie, et dans lesquelles la nitrification a lieu surtout sur les côtés ouverts et situés au midi. Dans la Chine on lessive, pour obtenir le salpêtre, la vase rouge déposée par un lac situé dans le voisinage de Pékin, et qui déborde pendant l’été. — Dans la Crimée on conduit les bestiaux dans les tourbières ; ensuite on exploite celles-ci, on utilise la tourbe comme combustible, et on en lessive les cendres qui fournissent 5 p°| 0 de salpêtre. Eu Hongrie on dispose près des villages des plans inclinés en terre sablonneuse, non argileuse, le long desquels s'écoulent et s’infiltrent les urines et autres 1 liquides chargés de matières organiques. Après le dessèchement du terrain 1 trempé par les pluies ou l'humidité du printemps, ou après que des vents secs ont soufflé, le salpêtre pousse à la surface sous forme de cristaux blancs ; on le balaie en tas, ou bien on enlève à la charrue la couche supérieure de terre, et on la lessive sans ajouter de la potasse (v. plus bas). 140 mètres carrés de ces nilrières donnent annuellement, lorsqu'on récolte G fois p« ir balayage, jusqu'à 50 kilogrammes d’un salpêtre passablement pur. Dans 1» Suisse et en France on construit des étables à moulons sur les revers des

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Montagnes ; on en recouvre le sol incliné d’une terre molle mélangée de paille 5 ce sol absorbe la partie liquide du fumier, et favorise la fortnali m dii S£ dpèlre ; on lessive la terre d’abord toutes les deux années, et ensuite tous ks ans. Dans l’est et dans le sud de l’Espagne, ainsi que dans le midi delà France et en Piémont, on procède d’une manière analogue. Les places qui Fournissent le salpêtre sont également situées dans le voisinage des villages , e t sont humectées par les liquides qui s’en écoulent ; de plus on les retourne a la charrue 3 à 4 fois pendant l’hiver et au printemps. Durant les chaleurs ( le l’été le salpêtre formé à quelques pouces sous la surface se porte au jour, °n enlève la couche supérieure et on la lessive, ce qui fournit du nitrate de potasse presque pur, ne contenant qu’environ d’autres nitrates. On reporte sur le terrain les terres lavées, qui l’année suivante méritent une non- Ve lle lixivation. Dans le nord de l’Italie, il se forme également une quantité très-considérable de salpêtre sous les hangars qui servent à abriter le bétail durant le mauvais temps.

Dans l’Europe centrale, p. ex. en France, la nitrification spontanée ne se présente déjà plus que dans les locaux , réunissant des circonstances parli- °ulièrement favorables à son action. Ce sont des caves humides, des étables^ des trous à fumier etc; la nitrification y est encore assez productive, pour ( lu’on n’ait pas besoin de l’activer par des procédés artificiels, à moins que des besoins extraordinaires ne forcent à employer ces moyens.

En France on utilise les matériaux provenant de la démolition des mais °ns, surtout des parties inférieures (jusqu’à la hauteur de -4 ,n ) ; ceux qui se Pouvaient immédiatement au-dessus du sol conliènnent environ 5 p °| 0 do s alpèlre. De plus, on emploie aussi les platras (qui contiennent du salpêtre Jusqu’à une profondeur d’environ 8 centimètres), la partie inférieure des ,niJ rs, la couche supérieure du sol dés caves, des granges , des étables, des Pigeonniers, des rues étroites, sous les planchers du rez-de-chaussée. Quelquefois certaines pierres tirées des murs paraissent particulièrement riches salpêtre; ces pierres sont recouvertes d’une efflorescence blanche, sonv °ntfendillées, exemptes de mousse, etc. Quoique le droit de fouille soit très- ''cslreint par des lois, il n’én reste pas moins très-onéreux pour les habitants, *‘ e salpêtre ainsi obtenu s’appelle salpêtre déplâtras, ou lorsqu’il provient f,es étages inférieurs, où on l’a gratté des pierres sur lesquelles il se fixe c °innie un duvet très-fin, salpêtre de houssage. Le terreau du sol ( gnmderde ) f l'i on extrait en Autriche des étables, des caves, sous les portes voûtées, etc. ny iron jusqu’à la profondeur de 26 centimètres, produit par mètre cube l lc , 9 1 ^ ’k de salpêtre; outre ce dernier ces terres contiennent encore beaucoup Cs autres nitrates,

Le nord de l’Allemagne, l’Angleterre, la Suisse, la Suède, etc. tirent loui* salpêtre, soit de l’étranger, surtout des Indes Orientales, soit de nitrières artificielles. Ce dernier moyen a déjà été employé aussi dans les pays où le s besoins ordinaires sont déjà couverts par la nitrification spontanée, mais qui se sont trouvés en présence de besoinsextraordinaires par suite de guerres etc. Le salpêtre ainsi obtenu (salpêtre artificiel), revient très-cher quand la main d'œuvre et le combustible ne sont pas à des prix très-bas, mais il assure l'indépendance sous le rapport de l’acquisition de ce produit si important.

Les nitrières artificielles sont diversement organisées dans les différents pays. Cependant elles se ressemblent en général toutes, en ce qu’elles tendent à réunir les conditions de nitrification indiquées au §31. Par conséquent il doit toujours y être pourvu à la présence de la substance animale, qui de plus doit être celle produisant les meilleurs effets. D’après l’expérience ce sont les restes d’herbivores et surtout les parties liquides de ces restes, tels quele sang,lesparties molles du corps; le fumier, surtout celui des moulons, agit le plus favorablement ; on doit éviter au contraire les os, la laine et les poils. Comme la putréfaction des matières animales fraîches, jusqu’au point où le dégagement de l’azote a lieu, demande 3 à 6 mois, on emploie volontiers, pour accélérer la nitrification, une terre noire grasse ayant déjà acquis par le fumage, etc. des matières organiques en pleine décomposition; si l’on dispose en outre de substances animales, on les y mélange. II est toujours très avantageux que la terre employée contienne déjà du salpêtre ; celte circonstance favorise et hâte considérablement la nitrification subséquente. La présence du salpêtre dans les terres se reconnaît aisément au goût, à l’efflorescence blanche, ou par le lessivage. On ne doit donc pas prendre les terres destinées aux nitrières artificielles à une profondeur plus grande que 3 décimètres au dessous de la surface , parce qu’en Europe la nitrification rie

s’étend pas plus bas. Avant d’introduire la terre, surtout celle des marais,

dans les nitrières, on la laisse encore étendue en couches minces au contact de l’air, pendant quelque temps, jusqu’à environ une année; par là, la nitrification commence, et il en résulte ensuite une augmentation du produit. On mélange avec celte terre les subtances destinées à fournir la base; ce sont des plantes qui après la putréfaction transforment en carbonate l’acétate de potasse qui existait dans leur sève ; on peut aussi employer à cet usage les végétaux salpclrés mentionnés au § 28, ainsi que Ceux riches en azote, p. ex. les blés. Outre les plantes, on ajoute encore des cendres (qui contiennent egalement le carbonate de potasse des végétaux), des feuilles, (mais pas les feuilles aciculaires du pin), de jeunes branchages, de la terre de forêt, des feuilles de tabac , de la terre de jardin, des lessives savonneuses (contenant

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tous de la potasse), et surtout du la cliaux et de la magnésie , parce que ces deux bases paraissent favoriser la formation de l’acide nitrique plus que la potasse, quoique celle-ci soit une base plus forte. Ce n’est qu’aussi longtemps que la masse contient du carbonate de chaux , que la nitrification continue ; il faut donc prendre des soins particuliers pour que celui-ci ne se trouve pas peu à peu épuisé, et pour cela il faut de temps en temps en ajouter à l’état très-divisé. L’introduction de cette portion de chaux s’obtient par l’addition de marne, de chaux de tanneur, de mortier, de pierre à chaux ferrugineuse, de débris de maçonnerie , çîe chaux vive etc., qu’on pulvérise bien et qu’on mélange avec des cendres. On doit éviter d’employer le gypse (sulfate de chaux) parce que l’acide nitrique formé ne peut pas le décomposer, attendu que l’acide sulfurique est le plus éleclronégalif des deux. Mais on peut employer du sulfate de potasse parce que celui-ci est décomposé par le carbonate calcique, en formant du sulfate calcique et du carbonate potassique. On évite d’employer de l’argile ou du sable, ainsi que les pierres ne contenant que de l’argile et de la silice , parce que ces matières sont sans effet sur la nitrifîcation.Toutes ces substances doivent être intimement mélangées avec les matières animales. En outre le mélange doit contenir des ramilles, des épines , de la paille et autres corps analogues, qui produisent des interstices nécessaires à l’introduction de l’air atmosphérique. Le charbon pulvérisé et le chlorure calcique sont avantageux , en ce qu’ils maintiennent la masse à l’état humide. On dispose le mélange plutôt en couches ou murs qu’en las, et on y pratique autant de trous que possible, afin qu’il présente une grande surface au contact de l’air atmosphérique. Enfin on retourne souvent lamahère au moyen de la bêche, afin que toutes les parties arrivent au contact de l’air. Lorsqu’on établit des murs, il faut avoir égard en déterminant leur épaisseur à l’expérience citée plus haut, savoir que la nitrification ne s’étend tout au plus qu’à 3 décimètres de profondeur, et que dans l’Europe centrale elle est la plus active du côté nord. D’après cela on donne aux murs, un mètre d’épaisseur et on les dirige de l’est à l’ouest. — On les enclôt de cloisons et on les recouvre de toits en paille ou en planches, afin d’empêcher l’accès d’une lumière trop vive, ainsi que les courants d’air et l’infiltration de l’eau. On obtient ainsi une couche d’air obscure , enfermée , humide, en contact avec les substances mises en présence , ainsi qu’une température moyenne , indépendante des corps environnants. Comme toutes ces circonstances sont difficiles à réunir lorsqu’on emploie les murs, qu'on ne peut fias maintenir la masse assez poreuse, que souvent les vents violents renver- Se nt les murs, on ne se sert pas partout de nitrières de cette forme (comme c était naguère l’usage dans le Nord de l’Allemagne), mais on leur donne aussi la forme de pyramides, de 2 n, ,S0 à 3 m de côté (en Autriche). Ces pyramides sont abritées dans les champs par des bâtiments. On forme aussi l, cs tas dans des cabanes en bois (Suède). L f humeclalion qui a lieu surtout

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après les retournements, ou en général assez souvent pour que la masse nç se dessèche pas, se fait le plus avantageusement avec de l’eau chargée de substances organiques en putréfaction (surtout de végétaux salpétrés , de feuilles vertes, etc.); on humecte modérément mais souvent.

Les urines sont moins à recommander, parce qu’elles contiennent beaucoup de sels étrangers; cependant elles paraissent considérablement activer la formation du salpêtre. Le sang, les feuilles de tabac, et les parties liquides des fumiers sont toujours préférables. Néanmoins pendant la dernière demi-année on n’humecte plus qu’avec de l’eau, parce que les parties animales apportées si tard ne peuvent plus se putréfier complètement, et souilleraient le salpêtre d’une grande quantité de matière extractive brune. On n’a pas encore vérifié par l’expérience s’il est avantageux comme le propose Dumas de mêler aux matières du charbon, surtout du charbon animal , et du chlorure calcique, lesquels attirent l’humidité de l’air.

On enlève les couches externes des nitrières artificielles lorsqu’il s’y est formé du salpêtre, et on les expose encore à l’air sous des hangards, ce qui produit un nouvel accroissement des nitrates. — La surface ainsi mise à nu manifeste bientôt la formation du salpêtre. Plus souvent on emploie la même terre à la nitrification, plus celle-ci reparaît promptement, lorsque le contenu en carbonate calcique n’est pas épuisé. Lorsqu’on utilise convenablement le fumier, etc., chaque bœuf ou vache, dont on emploie le fumier aux nitrières, fournit annuellement 2 k à 5 k ,4 de salpêtre, suivant le climat. § 40.

De quelque manière que l’acide nitrique se soit formé , il faut le retirer des autres matières avec les bases auxquelles il est combiné , et pour autant que ceci ne soit pas complété, il faut l’unir à la potasse. L’extraction ne peut se faire qu’au moyen de l’eau, qui dissout les nitrates. Cette eau doit ensuite être éloignée par évaporation. Cette opération entraîne des frais à cause des appareils et du combustible qu’elle nécessite. La quotité de cette dépense, qui varie suivant les circonstances, est dans un certain rapport avec le prix du salpêtre, rapport qui permet de déterminer combien de nitrates une terre doit contenir pour qu’elle vaille la peine d’être lessivée. — Lorsque le combustible est à bon compte , et que d’ailleurs les autres circonstances sont favorables, on peut déjà soumettre avantageusement au lavage une terre ne contenant en nitrates que les f p. £ de son poids total. Même aux Indes orientales les terres à laver ne contiennent que 16 p. £• L’eau ne dissout pas seulement les nitrates qui se trouvent dans le mélange, mais aussi les autres substances solubles, desquelles on doit ensuite séparer le salpêtre; ce sont le chlorure sodique, provenant des matières animales, et qui en décomposant les nitrates de potasse, de chaux, de magnésie, forme encore des chlorures de potassium, de calcium, de magnésium, et du

nitrate sodique ; puis du sulfate de potasse, un peu de sulfate de chaux, un peu de carbonate de chaux dissous dans l’acide carbonique libre, et enfin de l’albumine animale et plus ou moins de matière extractive brune. Il serait déjà possible, lors de l’extraction du liquide dissolvant, d’empécher l’introduction dans la solution d’une partie de ces substances qui se dissolvent en môme temps; il suffirait pour cela de les rendre insolubles au moyen de corps réagissant chimiquement sur elles; on obtiendrait ainsi dans un état plus pur les divers nitrates, qu’on pourrait en môme temps transformer en nitrate potassique ; mais il est plus économique de ne faire ces opérations qu’après le lessivage.

Pour apprécier la quantité de nitrates contenus dans une matière à lessiver, et quelle est la partie de l’acide nitrique qui n’est pas combinée à la potasse, on prend des matières à essayer un échantillon d’environ 2 kilog., on le met dans un chaudron et on verse dessus 1 kilog. d’eau douce. On chauffe l’eau jusqu’à l’ébullition, on verse le tout sur un filtre en toile, puis l’gn filtre une seconde fois au moyen d’un filtre en papier. Ensuite on verse de l’eau bouillante à travers la toile sur le filtre en papier, jusqu’à ce que le liquide qui s’écoule de celui-ci ne laisse plus de pellicule blanche lorsqu’on en fait évaporer une goutte. Si la solution est colorée en brun foncé, les matières à lessiver contiennent encore trop de substance extractive, pour qu’il soit possible d’en purifier le salpêtre d’une manière simple , et alors il faut encore étendre les terres à l’air pendant quelque temps , aGn de convertir ces substances en salpêtre. Si la solution n’a que la nuance brun clair, on la porte'de nouveau à l’ébullition, à laquelle on la maintient longtemps, puis on ajoute par petites portions du charbon animal purifié (*) par l’acide chlorhydrique, lavé, desséché, et chauffé fortement, jusqu’à ce que le liquide soit complètement décoloré. On le verse ensuite de nouveau sur un filtre et on repète cette opération jusqu’à ce que la solution soit entièrement clarifiée, puis on lave le résidu jusqu’à ce qu’il soit tout à fait adouci. On examine ensuite combien de sel de potasse il faut ajouter, pour décomposer complètement les nitrates de chaux et de magnésie. On prend Pour cela une quantité pesée du réactif à employer en grand (§ U ), on la traite par l’eau distillée, et si la dissolution n’est pas claire (comme lorsqu’on emploie des cendres, du carbonate de potasse, etc.), on la filtre et on lave le filtre à fond. Le liquide obtenu est pesé ou mesuré au moyen d’une éprouvette graduée. Maintenant on verse cette dissolution par très-petites quantités à la fois dans la solution salpétrée ; si elle ne se trouble pas, elle ne contient pas de nitrates de chaux ni de magnésie ; si au contraire elle se

(’) On purifie le charbon animal par une digestion dans le chloridc hydrique qui dissout tQ ut le carbonate et le phosphate de chaux que retenait le noir animal. (T.)

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Trouble , on lui laisse le temps de se clarifier, ce qui a lieu plus promptement si on la maintient un peu chaude , et si on remue fortement aussitôt après avoir ajouté une portion du réactif. Quand elle s’esL de nouveau clarifiée on ajoute encore une petite quantité de réactif, et Ton continue de cette façon jusqu’à ce que la liqueur ne se trouble plus ; puis on annote la quantité du réactif employée. De cette donnée, on déduira facilement, combien on devra employer de la matière contenant la potasse , sur 100 kil. de la masse à lessiver. Cependant il faut augmenter la quantité trouvée de 20 p. 0 / o , cet excès étant destiné à décomposer le nitrate sodique. — Pour trouver maintenant la quantité d’acide nitrique, et conclure de là celle du nitrate potassique qu’on pourra obtenir, on reprend la solution filtrée mentionnée ci-dessus et qui a déjà été décomposée par le réactif; on y ajoute du chloride hydrique étendu, aussi longtemps qu’il y a effervescence , puis on partage la quantité en deux parties égales qu’on mesure. L’une de ces parties (la portion A) doit évaporée sur un bain de sable jusqu’à siccité complète; on la lave , on la mélange avec 80 parties de soufre en poudre fine, et -400 parties de verre pilé, et on calcine le tout dans un creuset de porcelaine, jusqu’à ce que la masse qui est d’abord devenue brune , redevienne entièrement blanche. On redissout ensuite le produit dans une quantité d’eau telle que le volume devienne à peu près égal à celui de la portion B qui n’a pas été évaporée. On prend maintenant une quantité exactement pesée d’une dissolution titrée , contenant sur 10 parties en poids d’eau , une partie de chlorure de baryum; on la verse par très-petites quantités dans la portion A , jusqu’à ce que celle-ci ne se trouble plus , et on constate à la balance combien on a employé du réactif. On fait la même épreuve sur la portion B. On soustrait cette quantité de celle employée pour A ; 100 parties de la différence (A — B) répondent à 97,4 parties de nitrate de potasse , qu’on peut retirer de la partie essayée (‘) des terres à lessiver ( 2 ). D’après ce résultat on peut calculer le contenu en salpêtre de ces terres, et par conséquent conclure s’il y a avantage dans les circonstances où l’on se trouve , a en opérer l’extraction.

(* *) Seulement la partie A ou la moitié de la quantité essayée, c’est-à-dire i kitog. de terre. (T.)

(*) Cette opération paraît mériter qnelques explications. Après la conversion des divers nitrates en salpêtre ,1a dissolution contient encore (§ 4°) outre le salpêtre, des chlorures de sodium , de potassium , de magnésium et du nitrate sodique; puis des sulfates de potasse et de chaux , du carbonate de chaux , de l’albumine et de la matière exlractive.

La première opération , l’addition de chloride hydrique a pour objet l’expulsion de l’acide carbonique libre ou combiné, et le remplacement du carbonate de chaux par du chlorure de calcium.

En calcinant ensuite du soufre avec la masse saline , on décompose les nitrates ; l’acide nitrique se dégage en se décomposant et il se forme au moyen de l’oxigène qu’il abandonne une quantité suflisanlc d’acide sulfurique pour saturer les bases ; en faisant donc abstraction

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