‹ Traité de pyrotechnieChapitre 37 sur 69 · GO · texte numérisé non relu

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La combustion produit les résultats suivants :

Résidu gaz ^ ^ ^

K, N + 2S = K, ’s‘ (1031,07) $ï (177,02) + S (40!, IG) . (

Na,W-l-2S=s Na‘s ( 892,05) -f- ( “7,02) -f- S (401,10). “

Ba,¥-f 2 S=Ba,S (1458,04) -f N (177,02) + S (401,16) '

s’r, 3F+ 2 S = Sr,S (1148,49) + S (177,02) -f S (401,10)

Quoique la flamme entraîne une très grande partie du résidu sous la forme d’une fumée blanche épaisse qui tant qu’elle est incandescente dans la flamme la rend très-éclairante et la colore fortement, il reste pourtant encore toujours un fort résidu solide blanc qui, comme le fait voir la formule ci-dessu^ consiste toujours en un sulfate formé de l’acide sulfurique et de la base du nitrate. Il reste presqu’enlicrement sous forme de croûte à l’endroit où combustion a eu lieu , et ne s’altère pas. Mais lorsque la mixture a été brûlec sur un corps organique , ce dernier est décomposé h cause de la haute tetf 1pcraturc développée par la combustion du mélange, la flamme de carbure d’hydrogène qui en résulte sc mêle avec la couleur propre h celle de la turc , et l’excédant de carbone fait que le résidu devient un sulfure au heu d’un sulfate (§ 18S); de sorte que la quantité du résidu diminue, celui- cl devient déliquescent à l’air et répand l’odeur du sulfide hydrique.

Le gaz produit est en tous cas un mélange d’acide sulfureux et d’azo 10 ’ auquel s’ajoute, lorsque la combustion a eu lieu sur une substance organiq^^

du carbure U’hydrogcne , el de l’oxide de carbone. Aucun de ces gaz n’est l’esnirable.

Lorsque c’esl le chlorate potassique qui forme l'ingrédient oxigéné, le mélange est :

K, Ci (1532,55) +2S (402,88) = 79,'21 : 20,79.

Comme le soufre en ignition décompose le chlorate potassique, celle mixture est inflammable à la température très-basse à laquelle le soufre commence à brûler (150’C. § 85). 11 suffit donc d’un développement de calorique tel que celui produit par un choc modéré ou une forte friction, d’autant plus que celle température suffit également pour décomposer le chlorate potassique lui-méme. Cette mixture brûle plus vivement que les précédentes, niais également sans explosion et tranquillement; et quand toute la quantité brûle à la fois, ce qui a lieu lorsqu’elle a été avant l’inflammation fortement échauffée dans toutes ses parties , une faible explosion a lieu. La température développée est beaucoup plus élevée que dans les mixtures précédentes, mais la lumière en est pâle , la flamme courte , la fumée plus claire. le résidu (51,16 p. %) se comporte comme dans les cas ci-dessus, de môme que les gaz ; seulement le chlore remplace l’azote.

Les mixtures seront dorénavant représentées par les signes conventionnels suivants :

K, >y L 2S Na, }- 2S bit, £Ï 4- 2S Sr, 4 - 2S

K ci -f 2S

= mélange au soufre et au nilrale'potassique = s. n.

— — — modique s. n. sod.

— — — barytique s. n. banjt.

— — — strontianique s. n. slro?it.

— •— au chlorate potassique s. ch.

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