‹ Traité de radioactivité (volume 2)Chapitre 36 sur 52 · BLE AU II · texte numérisé non relu

BLE AU II

Te m

ps

Temps

jour

on I".

jours ....

ours

Les courbes I et II rappellent la courbe d'accumulation de l'émanation [fig. (3 \) avec laquelle elles devraient pouvoir être confondues si les conditions de l'expérience avaient été parfaites.

Quand deux échantillons d'un même sel radifère, dont l'un seulement a subi une altération d'activité par la chauffe^ sont^ laissés en dissolution pendant quelcjucs heures et ensuite séchés, on ne peut constater aucune différence dans l'activité de ces deux produits à partir de la dessiccation.

Un sel radifère qui a été dissous et qui vient d'être séché à une température très modérée (inférievire à lou"), possède toujours sensiblement le même pouvoir pour provoquer l'activité induite, et par conséquent laisse échapper au dehors toujours autant d'émanation. De plus son pouvoir activant n'est pas différent de celui d'un échantillon du même sel qui, après avoir été préparé à l'état solide, est resté dans cet état un temps suffisant pour atteindre la radioactivité limite.

Pour les sels radifères solides^ le pouvoir de provoquer la radioactivité induite est fortement influencé par la chauffe. Pendant que l'on chauffe les composés radifères^ ils dégagent plus d'émanation qu'à la température ordinaire ; mais^ quand ils sont ensuite ramenés à la température ordinaire^ non seulement leur radioactivité est bien inférieure à celle qu'ils avaient avant la chauffe^ mais aussi leur pouvoir activant est considérablement diminué. Pendant le temps qui suit la chauffe^ la radioactivité du produit va en augmentant et peut même dépasser la valeur primitive. Le pouvoir activant se rétablit aussi partiellement; cependant, après une chauffe prolongée au rouge, le pouvoir activant se trouve en grande partie supprimé, sans être susceptible de reparaître spontanément avec le temps. On peut restituer au sel radifère son pouvoir activant primitif en le dissolvant dans l'eau et en le séchant à l'étuve à une température de i 20°. Il semble donc que la calcination ait pour effet de mettre le sel dans un état physique particulier, dans lequel l'émanation se dégage bien plus difficilement cjue cela n'a lieu pour le même produit solide qui n'a pas été chauffé à température élevée, et il en résulte tout naturellement que le sel atteint une radioactivité limite plus élevée que celle c{u'il avait avant la chauffe. Pour remettre le sel dans l'état physique qu'il avait avant la chauffe, il suffit de le dissoudre et de le sécher, sans le chauffer au-dessus de i.k)<^.

Voici quelques exemples numériques à ce sujet :

On a désigné par a l'activité induite limite provoquée en vase clos sur une lame de cuivre par un échantillon de carbonate de baryum radifère d'activité 1 (ioo.

Posons pour le produit non chauffé :

On trouve :

1 jour après la cliaufTe a = 3,3

4 jours » r< = 7,1

10 » rt =: I 5

37 » rt = I ")

La radioactivité du produit avait diminué de ()o pour 100 par la chauffe, mais, au bout d'un mois, elle avait déjà repris la valeur primitive.

GAZ RADIOACTIFS Ob' EMANATIONS. 299

Voici une expérience du même genre faite avec un chlorure de baryum radifère d'activité 3ooo. Le pouvoir activant est déterminé de la même façon que dans l'expérience précédente.

Pouvoir activant du produit non chauffé : a= i oo.

Pouvoir activant du produit après une chauffe au rouge de trois heures :

2 jours ajjrès chauffe 2,3

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