TEMPERATURE
(1 ( clilonire ).
(sulfale).
q par dissohitiun.
(sel fondu )
I oC) ( cliaulfe de 3 h^uies )
1 oGo
ii3 (sel fondu)
^9 (chauffe de 3 heures)
8Go
(chauffe de 3 heures)
( chaulTe de 3 heures j
!SJo
(chaufl'e de 3 heures 3o minutes)
( chauffe de 2 heures)
GJo
02, 5 ( chaufl'e de > heures)
3jo
G 1 chauffe de 2 heures)
diés par la chauffe; en ce cas l'extraction de l'émanation a été faite par la méthode de barbotage.
On peut constater que la quantité d'émanation obtenue avec le sel fondu est égale à celle que l'on peut extraire du même produit dissous^ et constitue un maximum qui n'a pas été atteint pour le sel solide non fondu; même à la température de 1200" le sulfate ne peut dégager toute l'émanation qui y est contenue; toutefois après une chauffe de 3 heures à cette température ce sel ne conserve qu'une faible partie de l'émanation qui y était accumulée.
On voit de plus que si le sel n'a pas été fondu^ la quantité d'émanation mise en liberté à une température déterminée dépend non seulement de la température, mais aussi du temps de chauffe.
On peut conclure de ce qui précède que le dosage du radium par
3o.l CHAPITRE VI.
V émanation nest légitime avec V emploi de la méthode de chauffe que si la fusion du produit radifère a été obtenue. Cette condition n'a pas, en général, été réalisée pour les minéraux étudiés par ce procédé.
Les expériences précédentes montrent aussi cju'à la même température le chlorure non fondu dégage l'émanation bien plus facilement que le sulfate.
On pourrait penser que l'émanation se dégage du sel solide par suite d'un phénomène de diffusion, de telle manière que la perte à l'extérieur est à chaque instant proportionnelle à la quantité d'émanation q accumulée dans le sel. On pourrait désigner par u-ç la vitesse de perte, [j. étant un coefficient qui croîtrait avec la température. Si aucun autre phénomène n'intervenait, on aurait pour la vitesse d'accumulation de l'émanation, à une température déterminée,
p étant le poids du radium contenu dans la matière, A la quantité d'émanation produite dans l'unité de temps par un gramme de radium et A le coefficient qui caractérise la destruction spontanée de l'émanation. On voit qu'avec cette hypothèse l'on aurait
en désignant par ( —^ ) la vitesse d'accumulation pour t = o, c'està-dire pour des temps d'accumulation très courts à partir de l'instant où le sel a été privé de toute émanation.
Une étude complète a été faite à ce sujet par M. Kolowrat ( ' )
qui a mesuré pour différentes températures la valeur de / -rj ) •
Pour cela on chassait l'émanation du sel pendant que celui-ci était fondu; on établissait ensuite une teinpérature déterminée T qui était maintenue pendant ^^,"5 heures; après ce temps l'émanation mise en liberté était enlevée par aspiration et mesurée. Le sel étant ensuite fondu à nouveau, on pouvait en extraire l'émanation qui y était restée occluse et la mesurer. On connaissait donc pour le sel considéré :
i" La quantité d'émanation produite au total par heure et ne
(') Kolowrat, Le Radium^ 1907 et igoy.
GAZ RADIOACTIFS OU KMANATIOXS. 3o3
pouvant être dégagée intégralement qu'à l'aide de la fusion^ autrement dit le débit d'émanation p A ;
2" La quantité d'émanation dégagée à l'extérieur par heure, à une température déterminée et dans les conditions de l'expérience ;
3" La différence de ces deux quantités qui représente l'émanation occluse dans le sel; c'est aussi pour les temps d'accumulation courts la valeur de la quantité {-/-)•
On trouve que la valeur de ( -^ j n'est pas indépendante de la température T, mais qu'elle est, au contraire, une fonction de celle-ci; cette fonction va d'abord en décroissant quand la température s'élève; c'est seulement à la température ordinaire que l'on a f -j- ) =pA. Quand la température croît, la différence
va en augmentant et représente l'émanation dégagée à l'extérieur par un procédé autre que celui de la diffusion,
La loi suivant laquelle - varie en fonction de T est rejDrésentée dans la figure 68. Pour le chlorure de baryum radifère la valeur de tz
Fig. 68.
Temps en jours
LD
OR
OS
nz
7 emperature
reste d'abord sensiblement nulle jusqu'à 35o" environ; à partir de
'io4 CHAPITRE VI.
cette température - augmente rapidement jusque vers «Soo '; il se produit ensuite une perturbation qui amène une diminution de et un minimum est atteint vers ()Oo"; ce minimum est suivi d'une nouvelle augmentation rapide qui se poursuit jusqu'à la température de fusion vers ().joO; à cette température - atteint la valeur p A, c'est-à-dire que l'émanation est totalement dégagée par le sel fondu. On peut penser que la perturbation qui a lieu au voisinage de 900' est occasionnée par une transformation moléculaire du sel qui semble se produire à cette température.
Des résultats analogues ont été obtenus avec le fluorure de baryum radifère; toutefois la valeur de - ne devient appréciable que vers (300 '. On constate également, dans la courbe relative au fluorure, un crochet analogue à celui qui se produit avec le chlorure.
Ainsi l'émanation peut être émise par le sel autrement que par un phénomène de diffusion; cette émission, qui augmente avec la température, ne dépend pas de la quantité d'émanation présente,
Fi g. (h|.
ysi