‹ Traité de radioactivitéChapitre 27 sur 81 · JO · texte numérisé non relu

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Rayons a de l'uranium.

Rayons [j de l'uranium.

Rayons Rontgen durs..

Rayons y du radium. . .

M'A. Ionisation et absorption. — Le nombre d'ions créé dans le gaz situé an voisinage d'une substance radioactive est évidemment fini^ et le plus souvent l'intensité de l'ionisation décroît rapidement quand on s'éloigne de la substance active; de sorte cfue le nombre -^ des ions que peut créer le rayonnement à partir d'une distance x de la source est inférieur au nombre A,, des ions qu'il peut produire au total^ la dilïérence étant évidemment égale au nombre d'ions produits dans la couche de gaz d'épaisseur ;r qui entoure la substance. Or, c'est cette différence qui mesure dans la méthode électrique l'intensité absorbée; il est donc évident que celle-ci est proportionnelle^ par définition, à l'ionisation de la couche de gaz absorbante. Quand le rayonnement est très pénétrant, il n'est pas possible de mesurer l'ionisation totale, et comme l'ionisation par unité de longueur varie en ce cas avec x conformément à la loi de l'inverse du carré de la distance à une source de petites dimensions, il ne semble pas y avoir d'absorption; il est évident cependant qvie ce cas ne diffère pas en réalité du précédent, et cjue l'ionisation totale ne pouvant être infinie, l'ionisation par unité de longueur représente aussi en ce cas l'intensité absorbée.

L'ionisation d'un gaz par des rayons R(intgen est proportionnelle à la pression du gaz, ainsi (fu'il résulte des expériences de M. Perrin ( ' ) ; à densité constante du gaz elle ne déjDend pas de la température, ainsi que le prouvent les expériences de M. Me

(') I^KitiuN, Thèse de doclorut.

NATIRE DES RADIATIONS. 20j

Clung ( ' ) faites entre 9.0" et 270% et celles de M. Gallarotti (- ) faites entre la température ordinaire et celle de l'air liquide. L'absorption mesurée par l'ionisation varie évidemment de la môme manière^ c'est-à-dire proportionnellement à la densité du gaz. Les mêmes lois ont pu être observées avec les rayons pénétrants des substances radioactives. Cependant dans certains cas l'ionisation croît moins rapidement que la densité du gaz; il en est ainsi quand l'ionisation est due en partie à des rayons absorba ])les primaires ou secondaires.

L'absorption peut aussi être définie indépendamment de l'ionisation. Ainsi dans les expériences de M. Lenard sur les rayons cathodiques, on comparait les intensités absorbées en faisant agir les rayons sur un écran fluorescent, et en admettant c^u'à un même éclairement correspond une même intensité. Les coefficients d'absorption ainsi déterminés sont aussi pour un même gaz proportionnels à sa densité, et il est probable que l'absorption de l'énergie des rayons par le gaz affecte d'une manière analogue leur pouvoir ionisant et leur pouvoir de produire la phosphorescence.

Quand l'énergie disponible pour l'ionisation est épviisée, un nombre déterminé d'ions a été créé. Si l'énergie nécessaire pour ioniser une molécule est indépendante de la densité du gaz, l'ionisation totale est indépendante de la pression. Si, de plus, cette énergie était la même pour différentes molécules gazeuses, l'ionisation totale serait indépendante de la nature du gaz.

On constate par l'expérience que l'ionisation par unité de longueur, due à un rayonnement pénétrant, n'est pas la même pour différents gaz à la même concentration moléculaire ; on peut donc admettre que l'absorption des rayons par le gaz est inégale. Si, par exemple, l'absorption varie suivant la loi des densités, il en sera de même de l'ionisation par unité de longueur; toutefois l'ionisation totale pourrait conserver une valeur constante.

La conductibilité des gaz sous l'action des rayons a, j et -' du radium a été étudiée par M. Strutt ( ^ ). Les expériences ont été faites pour chaque espèce de rayons à une pression suffisamment réduite

(') Me Clung, Phil. Mag.. içcm.

(-) Gallarotti, /?enrfico/?^i, 1902.

(') Stkutt, Proc. Roy. Soc, lyoS.

■104 CMAPHRK IX.

pour que l'ionisation dans l'appareil de mesures fût uniforme et proportionnelle à la pression du gaz; les nombres obtenus étaient ensuite ramenés à une pression commune. L'ionisation en l'absence d'écrans était attribuée aux rayons a; l'ionisation au travers d'un écran de plomb de i"" d'épaisseur était attribuée aux rayons *'; celle relative aux rayons [ii était obtenue avec l'emploi d'vui écran d'aluminium très mince. Les résultats sont contenus dans le Tableau suivant :

lonisalion relative.

Gaz. l'clalivc. Uayoïis a. lUivims jî. Hayon? 7. Hayons X.

Air I I I I I

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