‹ Traité de radioactivitéChapitre 52 sur 81 · OA · texte numérisé non relu

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évolue d'une manière toute différente. On observe un accroissement initial rapide [fig. iS5^ 11)^ et l'on obtient un maximum, suivi d'une décroissance moins rapide que celle de l'actinium B; la loi finale est, comme dans le cas précédent, la loi exponentielle qui convient à l'actinium A, mais en extrapolant cette courbe limite vers l'origine, on trouve que le rayonnement correspondant ne constitue à l'origine que .\ pour loo au plus du rayonnement |j total; cette partie du rayonnement est considérée comme correspondant à l'actinium A qui n'a pas été chassé par la chauffe et qui se trouve en équilibre avec les substances de courte durée qui en

ACriMCM ET S\ FAMILLK. 4^7

dérivent. En retranchant l'activité correspondante^ on trouve que^ quelques minutes après le maximum^ le rayonnement ^ décroît suivant une loi exponentielle caractérisée par une période de

Kl minutes et une constante radioactive /, ^ o, 1 3C) ^— • On admet

' Ullll.

que cette constante caractérise un troisième constituant du dépôt actif^ l'actinium C, qui émet des rayons ^^ tandis que l'actinium B, auquel on attribuait antérieurement la totalité du rayonnement a, |3 et "' du dépôt actif^ n'émet que des rayons a. L'aspect des courbes expérimentales s'explique alors en admettant que la chauffe a pour effet de chasser presque totalement l'actinium A et l'actinium C^ et que l'augmentation du rayonnement [ii à l'origine provient de la formation d'actinium C à partir de l'actinium B. L'actinium B se détruisant plus rapidement que l'actinium C^ ce dernier reste finalement seul sur la plaque, et l'on observe sa loi de décroissance. Le logarithme de l'intensité du rayonnement |^ qui reste après soustraction de l'intensité attribuable à la présence de l'actinium A est représenté en fonction du temps dans la figure 1 85. II. La courbe c[ui représente l'évolution du rayonnement [ii après chauffe^ en tenant compte de la correction indiquée, correspond à la formule bien connue

Àl— A,

avec

Xi = 0,32iJ ^1 Ào^O.IoGo :

iiijii " mm

Cette formule indique que le rayonnement |j est dû à une substance qui se forme à partir d'une autre substance laquelle n'émet pas de rayons 3 et se trouvait seule à l'origine du temps sur le corps activé.

On peut faire la théorie qui rend compte de l'évolution du rayonnement v. et du rayonnement 3 du dépôt actif obtenu après différents temps d'exposition. Il faut tenir compte de ce fait que seul l'actinium B émet des rayons a tandis que l'actinium A et l'actinium C émettent des rayons |j. Mais comme les rayons de l'actinium A sont très absorbables^ on peut faire une théorie approchée du rayonnement j obtenu au travers d'un écran qui absorbe les rayons de l'actinium A. Les courbes qui repré-

42S CIIAPITUI-: XV.

sentent le rayonnement a et le rayonnement |j sont évidemment de formes différentes.

C'est ainsi qu'après une exposition suffisamment longue pour que l'équilibre radioactif ait été atteint, les courbes qui représentent la décroissance du rayonnement a et du rayonnement ^ prennent la forme indiquée dans la figure i SG. La décroissance du rayonne-

Fii

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2it

ment [j est d'abord plus lente que celle du rayonnement y., mais la loi limite qui est celle de l'actinium A est là même dans les deux cas. Quand l'exposition est courte^ les courbes diffèrent encore davantage; toutefois il est très difficile d'éviter des perturbations dues au dépôt d'actinium B et d'actinium C sur le corps activé. Quand l'exposition est de lo minutes^ la valeur maximum du rayonnement a est atteinte pour un temps d'environ 5 minutes^ alors que pour le rayonnement [B le maximum est atteint en un temps d'environ i i minutes. Les résultats expérimentaux sont en accord approximatif avec la théorie.

L'actinium C a pu être séparé d'une solution chlorhydrique du dépôt actif au moyen de l'entraînement par le noir animal ou la mousse de platine maintenus en ébullition avec la solution. Un procédé très avantageux pour obtenir l'actinium C pur consiste, d'après M. Hahn et M"*^ Meitner^ à utiliser l'action du champ électrique sur l'actinium C projeté par une plaque qui porte le dépôt actif de l'actinium. L'actinium C se révèle comme portant une charge positive et se trouve entraîné vers une électrode chargée négativement placée en face de la plaque active. Le rendement est très bon^ et l'on obtient ainsi en i o minutes la proportion 20 pour I oo de l'actinium C qui se trouvait au début sur la plaque

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activée. La substance ainsi préparée a exactement une période de décroissance de 5,i minutes.

On a des raisons pour penser que l'actinium B n'est pas une substance simple et se compose de deux matières B, et Bo dont chacune émet un groupe de rayons a; cette supposition résulte de l'examen de la courbe d'ionisation obtenue avec le dépôt actif de l'actinium (§ 130). Conformément à cette manière de voir^ la matière active projetée par une plaque activée manifeste^ tout à fait au début,, une décroissance plus rapide que celle qui caractérise l'actinium C; ce fait pourrait s'expliquer par la présence d'un actinium B-, ayant une période de l'ordre de lo secondes ( ' ). L'actinium Bo dans la série de l'actinium correspondrait au thorium C dans la série du thorium.

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