III
JV
Ionisation
Mais à mesure que se forme l'actinium X et ses produits, d'autres groupes de rayons a font leur apparition [fig. 188, IV); en particulier celui de l'actinium X peut facilement être reconnu.
432 CllAI'ITIU-: XV.
Voici en résumé les parcours des clifTérents groupes :
cm
Radioaclinium 4,^
Actiniurn X 6,5
Emanation 5,8
Actiniurn B 5,5
Si l'on admet que l'ionisation produite par une particule a est proportionnelle au parcours^ et que chaque groupe de rayons comporte le même nombre de particules a quand l'équilibre radioactif est atteint^ alors l'ionisation due à l'actinium X accompagné de ses dérivés doit être à l'ionisation due au radioactinium
dans le rapport
nJ = 3 , 72 ;
M. Hahn a trouvé pour ce rapport le nombre 3^5^ ce qui semblait indiquer que les suppositions précédentes ne s'écartent pas beaucoup de la réalité. Cependant des expériences analogues à celleg qui ont été décrites pour l'émanation du thorium (§ '200) ont montré c|ue l'émanation de l'actinium émet deux fois plus de particules a que le dépôt actif avec lequel elle est en équilibre ('). D'autre part^ nous avons vu qu'il y a lieu de considérer l'actinium B comme une substance complexe^ émettant probablement deux groupes de rayons a de parcours très voisins. Si le radioactinium émettait une seule particule a par atome^ il y aurait désaccord entre le rapport des activités prévu et celui qu'indique l'expérience; mais la concordance se trouverait rétablie si l'on admettait que le radioactinium émet deux particules a, que l'actinium X n'émet qu'une particule^ que l'émanation en émet quatre et que deux particules a sont émises par le dépôt actif. Les scintillations produites par l'émanation de l'actinium se produisent très souvent par groupes de deux éclairs simultanés (-).
On a vu que le groupe principal de rayons (j et de rayons y de l'actinium doit être attribué à l'actinium C. Une étude complète du rayonnement pénétrant par M. Hahn et M"'' ]\Ieitner (•')
(') BuoNsoN, Phil. Mas;., iguS.
(-) Gkiger et iMarsdkn, Phys. Zeit.^ 1910.
(■') IIaiin et M"" Meitner, Phys. Zeit., lyoS.
ACTINILM ET SA FAMILLli. ^ii
a montré que le rayonnement 3 de l'actinium est complexe. Le coefficient d'absorption décroît quand croît l'épaisseur de matière traversée, et il a été possible de prouver que le rayonnement se compose de plusieurs groupes distincts. L'un de ces groupes appartient au radioactinium, parce qu'il peut être observé avec cette substance exempte de ses dérivés ; ces rayons sont très peu pénétrants, leur coefficient d'absorption pour l'aluminium est environ u. = i-o. Le radioactinium émet en outre des rayons beaucoup plus pénétrants, de l'espèce [i ou v, dont l'intensité est environ - pour i oo du rayonnement pénétrant total. La loi d'absorption des rayons pénétrants pour le radioactinium est représentée par une courbe clans la figure i 89. L'actinium X accompagné de ses dérivés émet un rayonnement [i dont le coefficient d'absorption est aussi décroissant pour des épaisseurs croissantes de matière ; la même courbe d'absorption est obtenue en utilisant le rayonnement du dépôt actif. Ce rayonnement se décom-
Fig. 189.
M ombres de feuilles d êluminmm
pose en deux groupes dont l'un, homogène, appartient à l'actinium C et correspond au coefficient d'absorption a = 29 pour l'aluminium ( a = 32,- suivant M. Godlewski) ; le deuxième groupe appartient à l'actinium A et se compose de rayons |j extrêmement absorbables et difficiles à observer.
Les rayons Y de l'actinium ont été mis en évidence, ils appartiennent principalement ou totalement à l'actinium C. Leur coefficient d'absorption pour le plomb est égal à 3,6 d'après M. Godlewski
434 CHAPITUE XV.
et à •!,- d'après M. Eve. Ces rayons sont donc beaucoup plus absorbables que ceux du radium.