‹ Traite de radiotherapieChapitre 3 sur 128 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

sultats de ses recherches, de ses tentatives thérapeutiques, et ce travail, qui devait avoir primitivement les allures modestes d'une thèse sur l'épilation par les rayons X, est devenu un véritable traité français de Radiothérapie.

Je suis heureux et fier qu'avec l'aide si obligeante et si désintéressée de mon excellent ami M. le docteur Béclère, notre maître à tous en France dans la matière, cet ouvrage émane de mon service, qu'il prouve ainsi la vitalité de ma modeste clinique électrothérapique, et qu'il démontre d'une manière victorieusement irréfutable les services qu'elle a déjà rendus à la population parisienne de la rive gauche.

Car on ne doit pas s'y tromper : ce n'est pas une simple compilation que publie M. Belot : il ne s'est pas contenté de recueillir, avec un soin de bénédictin, tous les travaux parus sur ce sujet, de colliger les faits, les théories, les résultats qui depuis plusieurs années inondent les périodiques, il a fait œuvre personnelle; il a manié, modifié les appareils, vérifié, précisé les mesures, soigné, longuement observé les malades, réglé après de nombreux tâtonnements la manière dont on doit agir dans chaque affection.

Bref, il apporte un énorme bagage personnel, qu'il a encore enrichi de l'expérience de M. le docteur Bisserié, qui a bien voulu lui prêter son concours, et il a produit ainsi ce livre vraiment original, complet, d'actualité et de la plus haute importance pratique.

i" juillet i9o4.

Docteur L. Brocq.

INTRODUCTION

C'est à notre cher maître, M. le docteur Brocq, que nous devons Pidée première de ce travail. Désireux de se rendre compte par lui-même des résultats thérapeutiques qu'était susceptible de fournir la radiothérapie, il voulut bien nous accueillir dans son laboratoire de Broca et nous permettre d'entreprendre toute une série d'expériences.

Mais, à ce moment, la radiothérapie, en France du moins, était encore peu développée ; elle commençait à peine à sortir du domaine de l'empirisme. Noa connaissances sur cette question étaient bien incomplètes ; il fallait apprendre avant de pratiquer, et c'est à notre cher maître, M. le docteur Béclère, que nous nous sommes adressé.

Il mit à notre entière disposition, avec une obligeance parfaite, sa documentation et son expérience ; en plus, il voulut bien nous permettre d'effectuer nos premiers essais, sous sa direction, dans son laboratoire de l'hôpital Saint- Antoine. Là, il nous mit au courant de sa technique et de ses résultats ; il nous fit connaître les précieux instruments de mesure, nous apprit à nous en servir et nous fît comprendre que la radiothérapie ne saurait être une science sans mesures exactes.

Imbu des savants conseils du maître, nous avons commencé à l'hôpital Broca nos premiers essais personnels; nous nous

INTRODUCTION

sommes efforcé de procéder avec méthode, et les résultats que nous avons obtenus nous ont permis de constater que nous étions resté dans la bonne voie. Parfois, à cette époque, des problèmes difficiles à résoudre se sont posés et nous ont rendu hésitant. C'est encore au docteur Béclère que nous nous adressions et, avec sa bienveillance habituelle, il nous en donnait la solution. Qu'il veuille bien agréer l'expression de notre infinie gratitude .

Bientôt l'installation dont nous disposions devint insuffisante . Le nombre des malades augmenta, et une seconde installation devint indispensable. Notre cher maître, M. le docteur Brocq, mit tout en œuvre pour l'obtenir, et, après de nombreuses démarches, il finit par avoir gain de cause. Nous sommes heureux de pouvoir le remercier ici de l'intérêt tout particulier qu'il nous a témoigné, des sages conseils et des savantes leçons qu'il nous a prodigués. Auprès de lui, nous avons compris le devoir impérieux de la conscience, dans la connaissance et le soin des maladies, contre lesquelles il a su armer déjà tant de disciples. Qu'il daigne agréer l'hommage de notre profond respect et de notre entier dévouement.

M. le docteur Bisserié a eu l'obligeance de nous communiquer les observations de quelques malades qu'il a soignés chez lui : nous lui adressons nos sincères remerciements.

Le but que nous nous sommes proposé a été de faire un ouvrage essentiellement pratique. Nous n'avons étudié que les connaissances techniques indispensables au médecin désireux de faire de la radiothérapie, et nous nous sommes étendu le plus possible sur les applications cliniques. Nous avons limité nos expériences aux rayons de Rôntgen, laissant totalement de côté les radiations émises par les corps radio-actifs. Déjà, cependant, quelques guérisons ont été obtenues ; mais l'ensemble de ces faits constitue une science à part, la Badiumthérapie. En plus, les résultats sont trop incertains pour qu'il soit légitime de préférer ces substances à l'ampoule de Crookes. Du reste,

INTRODUCTION

étions qui produisent les effets thérapeutiques semblent analogues aux rayons X, et leurs effets physiologiques sont «le Otéme ordre.

Nous avons divisé ce travail en trois parties : Dans la première, après avoir ébauché l'historique de la découle de Rontgen, nous passons en revue les différents appareils ililes de produire les rayons de Rontgeit, Nous n'avons la prétention de les énuniérer ou de les décrire tous, et BOUS renvoyons pour les détails au Traité de radinlogie du protchard. Les instruments de mesure sont l'objet d*UHe étude plus ;i|j|>rnfondie>etnous terminons par un aperçu des propriété s des rayons de Rôntgen et de quelques-unes des hypothèses émises sur leur nature.

La seconde partie comprend l'élude de l'agent actif et de ses

tiologiques* Après avoir démontré que ce sont les

v seuls * 1 1 1 i agissent, nous éludions en détail 1rs fae-

9 capitaux qui doivent préaider è leur application. Viennent

aie les méthodes et les indications.

lié troisième partie est uniquement clinique. Nous passons eu

revue les dermatoses dans lesquelles la radiothérapie a été succès, Nous indiquons nos résultats et nous ta d'après eux les doses qui nous paraissent les meilleures obtenir la guérison. Sortant un peu du terrain dermatologique, nous donnons un aperçu de la question du traitement du r profond par les rayons X* L'ensemble de ce travail est le fruit des études que nous poursuivons depuis plusieurs années sur la radiothérapie. Les rvations que nous publions comprennent une partie des malades que nous avons traités à l'hôpital Broca, du mois de ■s 1903 au mois tic juin 1904. Tous les diagnostics ont été <r M* le docteur Brocq, et tous les malades ont été soignée ta surveillance et sous son contrôle. Quelques analogiques sont venus contrôler les diagnostics hési-

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tant s. Un certain nombre des malades guéris ont été présentés à la Société de dermatologie.

Les résultats que nous avons obtenus sont, en général, très satisfaisants, et si, dans certains cas, nous n'avons pas guéri nos malades, nous sommes heureux de pouvoir dire que nous ne leur avons jamais nui. L'usage méthodique des instruments de mesure et notre procédé d'application nous ont permis d'éviter tout accident sérieux et de ne presque jamais dépasser le degré de réaction que nous désirions obtenir.

Laboratoire de l'Mpilal Broca, Service de M. le docteur Brocq.

Le i#r juin 1904.

Le bienveillant accueil fait à notre ouvrage par le public médical nous oblige à faire paraître une seconde édition, quelques mois après la première.

Nous nous sommes efforcé d'y combler les lacunes qui avaieut pu se glisser dans la première édition; nous avons ajouté quelques nouvelles figures utiles pour la parfaite compréhension des appareils.

Enfin, nous avons tenu compte des travaux radiothérapiques parus ces derniers mois et des communications intéressantes faites en France ou à l'étranger.

Nous avons ajouté un chapitre nouveau : action des rayons X sur les néo formations du tissu lymphatique.

L'étude du traitement du cancer a été complètement remaniée ; nous avons cherché à préciser les indications de la méthode, en nous basant sur les faits acquis et sur notre expérience personnelle.

Laboratoire de radiologie médicale.

De M. le docteur Béclère.

Le 1" janvier 1905.

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