INSTRUMENTATION PERSONNELLE
seconde table, pour des rayons n0$ 4-5, à une distance de 12 centimètres de l'anticathode.
Temps. Nombre d H.
15 minutes 4-5
Si la situation de la lésion ou son étendue nous obligent à placer l'ampoule à une plus grande distance, ce qui est rare, nous calculons la quantité absorbée en appliquant la loi du carré des distances. Nous vérifions l'exactitude du calcul en plaçant une pastille d'Holzknecht sur la partie traitée; et nous comparons de temps en temps la teinte qu'elle a prise avec la teinte correspondante de l'échelle, pour voir si la quantité requise a bien été absorbée. On note le temps et la distance, et cette détermination servira pour une autre fois.
De cette façon, nous n'avons pas besoin d'employer pour chaque malade une nouvelle pastille de réactif; mais les déterminations sont faites à nouveau tous les 8 ou 10 jours, de façon à nous assurer de la constance de nos mesures.
Notre second appareillage consiste en une machine statique de Gaiffe, à 10 plateaux. Elle est actionnée par un moteur électrique, alimentée par le courant du secteur. Elle porte sur son bâti le spintermètre et les détonateurs. Voici les valeurs qu'elle fournit avec l'ampoule dont nous nous servons actuellement :
Étincelle équivalente. Rayons n".
4 centimètres 7-8
La quantité en H est la suivante, pour des rayons n° 5 environ :
2tj6 INSTRUMENTATION PERSONNELLE
Temps. Nombre d'H.
45 minutes 5-6
Au début de nos applications, le tube était simplement fixé à un châssis porte-ampoule de Béclère. Ce procédé était mauvais, car il fallait protéger le malade par de grandes lames de plomb, de façon à ne laisser passer les rayons que là où ils'devaient agir ; en plus, il était souvent difficile de diminuer autant que possible le facteur distance. Aussi avons-nous fait construire des boîtes en bois et plomb, qui nous ont permis d'établir le localisateur dont nous nous servons aujourd'hui. Un pied à articulations multiples permet le déplacement immédiat de l'appareil, et un système de serrage perfectionné lui assure néanmoins une rigidité suffisante.
Dispositions relatives au malade. — U est ordinairement préférable de faire coucher le malade sur un lit dur, de façon à ce que son immobilité soit complète. Certaines régions seront plus faciles à atteindre, si le patient est dans la position assise ; c'est le cas du cuir chevelu. 11 faut alors caler convenablement le sujet, de façon à ce qu'il ne se déplace pas. Les tubes localisateurs mis directement au contact de la région rendent ici de grands services. C'est grâce à ce procédé que M. Sabouraud assure l'immobilité complète de ses jeunes teigneux. En général, il faut s'arranger de façon à placer le sujet dans une position telle qu'il puisse s'y maintenir sans fatigue, pendant toute la durée de l'opération.
La région malade sera examinée avec soin ; le diagnostic devra être confirmé histologiquement, s'il est nécessaire, et, en tout cas, on relèvera un calque de la lésion ou on en prendra une photographie.
Il faut faire agir les rayons X sur la région malade et en mettre à l'abri les parties saines. Il est cependant nécessaire,
Bklot
PK IV
LOCALISATEUB BELOT POUR RADIOTHÉRAPIE (Position korityftiaU de l'appareil)
Belot