‹ Traité de sociologie généraleChapitre 17 sur 52 · LIV ADDITIONS — VOL. I · texte numérisé non relu

LIV ADDITIONS — VOL. I

dico maledictionc qua Dominus Deus te exterminavit " ». Il est évident que, dans le phénomène, le fait principal est le sentiment que l'on peut agir sur certains animaux au moyen de mots déterminés (partie (a) du § 798), et que le fait accessoire réside en ces mots (partie (6) du § 798). Le fait principal fait partie d'une classe très nombreuse, dans laquelle rentrent les sentiments qui servent à faire croire à l'homme qu'il peut agir sur les choses au moyen des mots (genre (l-y) du § 888). Il est à remarquer que si notre auteur croit vaines quelques superstitions, il n'attribue pas à toutes ce caractère. « (p. VIII) J'ai rapporté les Superstitions dans toute leur étendue, lorsque j'ai jugé que cela ne pourroit avoir de mauvaises suites, et qu'il étoit en quelque façon nécessaire de n'en rien retrancher, pour les mieux faire comprendre. Mais, j'ai souvent caché sous des points et des Et caetera, certains mots, certains caractères, certains signes, certaines circonstances, dont elles doivent être revêtues pour produire les effets qu'on (p. IX) en espère, parce que j'ai eu crainte d'enseigner le mal en voulant le combattre ».

p. 100 § 189 In fine:

Dans les Géopontiques (I, 14), on rappelle plusieurs manières de sauver les champs de la grêle ; mais l'auteur du recueil conclut en disant qu'il a transcrit ces ou%Tages uniquement afin de ne pas paraître omettre des choses transmises par les anciens. En somme, il a simplement différentes croyances.

p. 100 § 190 1. 1 r. ... explications ").

190» Il existe des inscriptions latines avec invocations aux vents. G.I. L., VIII, 2609, 2610. Orelli, 1271 : lovi O. M. tempestatium divinarum potenti leg, III. Aug. dedicante... A.'Maury; Hist. des relig. de la Gr., 1. 1: «(p. 166) Les vents furent aussi adorés par les populations primitives de la Grèce : mais leur culte, qui joue un si grand rôle dans le Rig-Veda, s'était singulièrement affaibU chez les Hellènes. Ils continuent sans doute à être personnifiés, mais on ne les invoque plus que par occasion et en (p. 167) certaines localités spéciales ». Plus loin, en note : « (p. 169) (2). Le culte des vents et des montagnes était associé chez les Chinois à celui des cours d'eau (Tcheou-li, trad. édit. Biot, t. II, p. 86). Lorsque l'empereur passait en char sur une montagne, le cocher faisait un sacrifice au génie de la montagne (Ibid. t. II, p. 249), — (3) Les anciens Finois invoquaient aussi les vents comme des dieux, surtout ceux du sud et du nord. Ils adressaient aux vents froids des formules déprécatoires ».

p. 107 § 196 L 3 d. Le noyau est un concept mécanique ; 'i)...

196 " Il apparaît presque à nu dans le fait de la « pierre pluviale » qu'il suffisait de porter à Rome, pour conjurer la pluie. Festus, s. r. Aquaelicium : « On l'emploie [ce terme] quand l'eau pluviale est attirée par certaines pratiques, de même que pour le passé on dit, avec la "pierre pluviale" promenée par la ville ». S. r. Manalis lapis : Manalem vocabant lapidem etiam petram quandam, quae erat extra portam Capenam iuxta aedem Martis, quam cum propter nimiam siccitatem in urbem pertraherent, insequebatur pluvia statim, eumque, quod aquas manarent, manalem lapide dixere. Donc, il suffisait de promener cette pierre par la ville, et aussitôt venait la pluie. Des usages semblables paraissent avoir existé chez des peuples voisins. F. P. Fulgentii expositio sermonum antiquorum, s. r. Qiiid sint manales lapides, p. 112 Teubner, 169 M, 769 St.: Labeo qui disciplinas Etruscas Tagetis et Bacitidis quindecim voluminibus explanavit, ita ait : « Fibrae iecoris sandaracei coloris dum fuerint, manales tune verrere opus est petras », id est quas solebant antiqui in modum cilindrorum per limites trahere propluviae commutandam kiopiam. Gfr. Nonius ; 1. XV, s. r. Trulleum, p. 547 Mercier.

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