LVI ADDITIONS — VOL. I
absurdités, mais les sentiments qu'elles manifestent ont été cause de bien des souffrances et d'un grand nombre de morts. La pauvre femme dont il s'agit fut brûlée. Unde capta, et fassa quod ea de causa, nimirum quia invitata non fuerat, talia perpetrasset, ob multis etiam aliis nialeficiis ab ea perpetratis • [probablement certains méfaits du même genre], incinerata fuit. Voir aussi : Nicolai Remigi... daemonolaireiae libri ires, lib. I, cap. 25.
' Par un usage incorrect, mais non isolé en ces temps-là, les auteurs construisent ici la préposition ob avec l'ablatif au lieu de l'accusatif.
p. 157 § 263 1. 1 r. ... d'autres sciences naturelles'^).
263» Tandis que le présent ouvrage était en cours d'impression, deux livres importants ont été publiés sur l'économie mathématique : Antonio Osorio ; Théorie mathématique de l'échange. Paris, 1913 — Jacques Moret ; L'emploi des mathématiques en économie politique. Paris, 1915,
p. 160 § 272 1. 4 d. ... à laquelle on arrive^).
272 " On observe des contradictions analogues dans les controverses métaphysiques et les disputes théologiques sur le « libre arbitre », la « prédestination », la « grâce efficace » (§ 280) etc. Pascal tourne agréablement en dérision quelques-unes de ces contradictions, mais comme il raisonne en métaphysicien et en théologien, il y substitue des raisonnements qui ont peu et parfois moins de valeur. Il avait commencé par dire (I« Provinciale) : « (p. 31) .... je ne dispute jamais du nom, pourvu qu'on m'avertisse du sens qu'on lui donne ». Il paraissait ainsi vouloir se placer entièrement dans le domaine de la science logico-expérimentale (§ 119) ; mais aussitôt après il s'en écarte pour aller dans celui de la métaphysique, de la théologie, du sentiment.
p. 253 §469 1. 5 r. ...séparent^).
469 ' On trouve une autre analogie dans le fait que la philologie scientifique est une science moderne, que même des hommes éminents ont ignorée durant des siècles et des siècles, et qui naquit et se développa grâce à l'emploi de la méthode expérimentale. Par exemple, la grammaire grecque est beaucoup mieux connue des hommes de science modernes que des hommes de science de la Grèce ancienne. Il semble impossible qu'Aristote, ou l'auteur de la Poétique, quel qu'il soit, ait pu écrire: «...puisque dans les noms composés nous n'avons pas coutume de donner un sens à chaque partie, ainsi dans 0eôôuçoç, cuqov n'a aucun sens »... o)ov èv rù Seaâùçu To ôùpov oh crjiiaiveL. [Poel., 20, 8. p. 1456]. Les éditions ♦ critiques », obtenues par la méthode expérimentale, sont modernes ; les humanistes n'en avaient aucune idée. Il ne faut pas confondre la philologie scientifique avec les fantaisies de l'hypercritique. Celles-ci d'ailleurs ne sont pas nouvelles. Les changements et les suppressions que plusieurs philologues modernes se permettent arbitrairement dans les textes grecs et dans les latins, sont entièrement semblables aux altérations dont les poésies homériques furent victimes au temps des critiques alexandrins ; et pour justifier de tels arrangements, les raisons invoquées par les modernes le disputent en subtilité et parfois en absurdité à celles qui furent données par les anciens.
p. 292 § 541 L 1 r, ... pas d'accord avec eux »).
541 » Un fait encore à noter. Les éditions critiques nous permettent de remonter, avec une probabihté plus ou moins grande, aux archétypes des manuscrits qui nous sont parvenus, mais elles ne peuvent pas nous apprendre dans quel rapport ces archétypes se trouvent avec la pensée de l'auteur. Cette pensée pourrait ne pas nous être entièrement connue, même si nous avions le texte original dicté par l'auteur. Que