‹ Traité de stabilité des constructionsChapitre 161 sur 516 · EN BRIQUES CREUSES · texte numérisé non relu

EN BRIQUES CREUSES

Poids du plancher

s , ' Surcharge ^

Charge totale

Poids du plancher

Surcharge

Charge totale

Mitres

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Chambres à coucher de tous les étages

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Grandes

Salons et pièces de réception (plus spécialement les

maisons

1 Grands salons et pièces de réception (plus spécia-

Magasins ou boutiques du rez-de-chaussée, pour

Edifices

publics

En résumé, la charge totale varie entre 300 et 600k par mètre carré. Pour les magasinset pourles entrepôts très lourdement chargés on devra chaque fois calculer la charge totale.

245. Marche à suivre pour le calcul d'un solivage en fer. — (a) Calcul des charges. — En général, on établit l'avant-projet en prenant l'un des poids totaux inscrits au

S0L1VAGES PARALLÈLES, EN EER

tableau ci-dessus ; cela permet de calculer les dimensions à donner aux solives et d'arrêter leur espacement.

De ce premier projet on déduit le poids réel des solives ainsi que celui des garnissages, et on y ajoute le poids utile, c'est-à-dire la surcharge. Si l'on obtient ainsi une charge peu différente de celle admise tout d'abord, on s'en tient à cette première étude. Si, au contraire, le poids propre du plancher ajouté à la surcharge donne un nombre P', sensiblement différent du nombre P qui a servi de base, on recommence un nouveau calcul dans lequel on admet comme charge totale ce nouveau nombre P'. En général, ce second projet donne un résultat tout à fait acceptable.

Pour terminer ces considérations relatives à la construction et au calcul d'un plancher, disons que les fers à double T sont en général livrés avec une légère courbure répondant à une flèche d'environ 1/300; au moment de la pose on place la convexité tournée en dessus de sorte que, lorsque le plancher est terminé, le poids des garnissages, en détruisant cette flèche, suffit pour donner un parquet sensiblement horizontal.

(b) Emploi des fers à larges ailes. — On peut faire les planchers avec des fers à larges ailes ou avec des fers ordinaires. Les premiers présentent un moment de résistance 1 : v relativement fort, bien que leur moment d'inertie I soit plus petit, à égalité de résistance, que celui des fers ordinaires; cela est dû, pour les fers à larges ailes, à la faible valeur relative de v.

Il en résulte : 1° qu'à égalité de métal, les fers à larges ailes donnent plus de résistance ;

2° Qu'ils exigent moins de hauteur ; mais, par contre,

3° Ils prennent des flèches plus considérables, car dans l'expression des flèches il n'entre au dénominateur que I et non pas I : v.

Dans les calculs que nous ferons sur les planchers nous supposerons toujours II = 6.000.000k ; mais il est entendu qu'on pourra admettre pour charge de sécurité 8k et même 10k par millimètre carré lorsqu'il s'agira de solives. Cependant, pour un poitrail ou une maîtresse poutre, il faudra s'en tenir à Gk.

246. lre Application. — Plancher d'une salle de réunion. — (a) Données. — Déterminer les dimensions à donner aux solives en fer du plancher d'une pièce pour réceptions ordinaires, sachant que la longueur de cette pièce est 10m,00, sa largeur 7"', 00 et que toutes les solives reposent sur les murs d'appui.

{0) Hauteur des solives ; leur écartement. — En consultant le tableau de la page 174 on voit que le poids total supporté par le plancher sera de 400k et que sa hauteur devra être d'environ 0m, 35. Si de ce dernier chiffre on retranche

l'épaisseur du .parquet et des lambourdes 0ra,09

puis celle de l'enduit du plafond 0e1, 02

Total 0m,H

il reste pour hauteur des solives

C'est ce nombre que nous adopterons.

Pour la répartition des solives, nous diviserons lalongueur

Fig. 215

10m en 13 parties égales de manière à obtenir, pour écartement d'axe en axe des solives, une distance un peu supérieure à 0,70 (o = 10 : 13 = 0,769).

(c) Moment de résistance à fournir. — Du choix de cet intervalle il résulte que le moment fléchissant maximum qui sera développé dans les solives sera

QZ28 400 X 49 X 0,769 ~8~ ~ 8

Appliquons maintenant la formule d'équarrissage, en y remplaçant M par la valeur que nous venons de trouver ; il viendra :

(d) Choix des solives. — Dès lors le profil des solives à employer est facile à déterminer. Cherchons dans les albums de forge (v. p. 172) quel est le fer de 0,24 de hauteur dont le moment de résistance I : v est le plus voisin de celui que nous venons de trouver ; nous voyons que l'usine du Creusot livre au commerce un fer de 0,24X0,115X0,0085 dont le poids est 37k,6 par mètre courant et dont le moment

PLANCHERS EX FER A TRAVURES SIMPLES

de résistance est

c'est-à-dire un peu plus que ce qui nous est nécessaire. C'est ce fer que nous prendrons.

(e) Autres solutions. — Lorsqu'on n'est pas absolument lié par la hauteur adonner aux solives, on peut faire varier cette hauteur de 0n,,01 ou 0m,02 de manière à se rapprocher autant que possible du moment de résistance nécessaire, tout en réduisant le poids de fer par mètre courant.

Ainsi, dans l'exemple que nous avons choisi, on pourrait adopter des solives de 0,235 X0,95X0,01 livrées par les forges de la Providence et les forges de Maubeuge. Le moment de résistance de ces proOls est

et le poids du mètre courant est de 36k.

Enfin en prenant aux forges de la Providence le fer dont le profil est

0,250 X 0,100 X 0,009 on obtient un moment de résistance

et le poids du mètre courant de solive est alors 35k,5.

247. 2e Application — Plancher d'un magasin sous route charretière. — (a) Données. — Un magasin de6m,12de longueur sur 2m,70de largeur (fig. 216) établi sous une voie charretière de 7m, 00 de large doit être couvert par des voûtes en briques reposant sur des fers en double T- Déterminer les dimensions de ces fers sachant 1° que le poids des voûtes en briques, du béton et du pavage qu'elles supportent est de 1400k par mètre carré ; 2° que la longueur du magasin (6m,12) doit correspondre à trois voûtes en briques ; 3° que les voitures qui passeront au-dessus du magasin pourront peser 4000k par essieu, soit 2000k par roue.

On prendra pour résistance de sécurité Il = 8 000 000k.

Nota. — Des magasins sont construits, dans ces conditions, sous les quais de Paris.

{b) Charges et moments. — D'après les données du problème, on voit que chacun des fers dont il s'agit de déterminer les dimensions devra résister :

1° A une charge uniformément répartie égale à

2° A deux charges concentrées égales à 2000k et appliquées aux points où passeront les roues des voitures circulant au-dessus du magasin. En admettant, comme écartement des roues, lm,70, on voit facilement que le cas le plus

défavorable, pour la résistance des fers, sera celui où l'une des roues passera au-dessus du milieu de la poutre, l'autre se trouvant hors de la portée ; la charge concentrée P4, agissant alors, sera 2000k et le moment fléchissant Mt développé par cette force aura pour valeur

Pi

d'ailleurs le moment fléchissant M2 dû à la charge P2 uniformément répartie a pour expression :

X 1,35 = 2602kD

Le moment total sera donc

M = 1350 + 2602 = 3952km.

Cette valeur obtenue, introduisons-la dans l'équation d'équarrissage dans laquelle nous ferons aussi R = 8 000 000 ; il viendra

Telle est la valeur du moment de résistance que devra présenter la poutre choisie.

(c) Choix des solives. — Il ne nous reste plus qu'à rechercher, dans les albums de forge, l'échantillon dont le moment de résistance I : v se rapproche le plus, en excès, de celui qui nous est nécessaire ; nous aurons soin, si plusieurs d'entre eux sont admissibles, de donner la préférence au fer dont le poids par mètre courant est le moindre.

En consultant les tableauxde la page 172, on trouve un fer

de

provenant des forges de la Providence dont le moment de résistance est

et dont le poids par mètre est 45k,5.

C'est cet échantillon que nous adopterons.

(d) Poids des fers. — En remarquant que chaque poutre a comme longueur, en comptant 0,20 d'encastrement,

le poids du fer à employer sera donc

248. Solution graphique du problème dusolivage parallèle en fer. — Toutes les questions relatives aux planchers en fer, avec solives parallèles, reviennent, en somme, à la résolution de l'équation

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