‹ Traité de stabilité des constructionsChapitre 397 sur 516 · RIVETS ET RIVURES · texte numérisé non relu

RIVETS ET RIVURES

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eu

totales à river, eu

d'axe en axe, en

MILLIMÈTRES

MILLIMÈTRES

MILLIMÈTRES

Le tableau ci-dessus donne des dimensions moyennes dans lesquelles il faut, autant que possible, se tenir; mais ces dimensions peuvent être modifiées suivant les exigences de la construction. Ainsi, par exemple, pour les semelles d'épaisseur variable des grandes poutres composites, on garde pour toute la longueur de la poutre le même diamètre de rivet, et ce diamètre est basé sur la plus grande épaisseur. De même, lorsque les semelles sont larges et que les rivets d'assemblage avec les cornières sont trop éloignés des bords, on place une ligne de rivets en bordure de la semelle, pour empêcher les tôles de bâiller. Ces rivets ont un écartement, d'axe en axe, double de celui des rivets d'assemblage.

510. Défauts des rivures. — Les rivets relient ordinairement des tôles qui tendraient à se séparer en glissant l'une sur l'autre, parallèlement à leurs faces de contact. Le métal du rivet est soumis à trois sortes d'efforts qui sont :

1° Effort d'extension produit par le refroidissement de la tige; cet effort produisant, d'ailleurs, l'adhérence des tôles.

2° Effort de cisaillement. — L'effort tangentiel, tendant à faire glisser les tôles l'une sur l'autre, est transmis à la tige du rivet par le contact des parois des trous avec la tige du rivet. Il peut être équilibré par l'adhérence des têtes.

3° Effort de flexion. — Le rivet tiré par les deux tôles dans deux sens opposés, perpendiculairement à son axe, est ainsi soumis à l'action d'un couple qui développe un moment de flexion d'autant plus considérable que le rivet remplit moins bien son trou ; d'où la nécessité de n'admettre qu'un jeu très faible du rivet dans son trou, jeu ne dépassant pas 5 % du diamètre du rivet.

Une rivure, mal faite, pourra présenter les défauts suivants (flg. 496) :

1° Défaut d'ajustage des tôles (flg. I). — Les trous ne sont pas exactement en regard l'un de l'autre, de sorte qu'on est obligé d'employer un rivet de diamètre trop petit ; la tige

Fig. 406

du rivet se trouve déviée et dans de mauvaises conditions de résistance. L'alésage, après coup, des deux trous réunis permet de corriger ce défaut.

2° Manque de contact des tôles (flg. II). — Si le contact est mauvais, il se formera, pendant la confection de la rivure, un bourrelet entre les tôles, et le joint obtenu ne sera pas étanche. Cela aura surtout des inconvénients pour les chaudières.

3° La tige du rivet est trop courte (fig. III). — La rivure manquera d'épaisseur ou, si elle est faite à la bouterolle, elle sera mal formée ; l'adhérence sera faible.

4° La tige du rivet est trop longue (fig. IV). — Alors la tête se formera bien, si l'on opère à la bouterolle, mais une collerette se produira tout autour ; cette collerette sera plus ou moins désagrégée par les derniers coups de marteau, et on devra l'enlever ensuite au burin. Ce défauta moins d'inconvénients que le précédent.

On voit que les mêmes effets seraient obtenus si on emploie une bouterolle trop creuse B ou manquant de profondeur B'.

5° Le rivet est posé trop froid. — Alors le serrage est insuffisant et, de plus, le métal de la tête risque d'être écroui au-delà de la limite de rupture. Ce rivet se rompra ou se relâchera complètement au bout de peu de temps.

ASSEMBLAGES EN FER

§2. — Résistance d'un rivetage

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