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Contact rétro-malaire (d'après Farabeuf

libre enarnère du condyle. Quand lamàchoire est dans cette position, dit Heath il suffit d'une force insionifianle pour porterie condyle au delà du tubercule zygomatique et produire une luxation. Une action sur le menton, une contraction spasmodique des muscles

ptérygoïdiens externes qui entraînent les condyles en avant, une exagération de la béance buccale, arrivent à ce résultat. L'état de l'articulation a été indiqué à la suite des expériences de Maisonneuve et d'Otto Weber. Heath le décrit ainsi : « Les condyles sont en avant de l'apophyse zygomatique ; les apophyses coronoïdes sont complètement environnées par les tendons des muscles temporaux et se trouvent tout ;, laU au-dessous de los m.la.re, sans presque '« l»»*^-;^ ^e

io-amenl capsu\aire est tendu, mais non rompu !<= ''g''"'^»' hgameni lapbu.a ,.„ ,i;..;„p «rarrière en avant, aulieu dallci-

latéral externe est tendu et se du ,ge a.Jie.^^^^ ^^^ ^^^.^ ^ ^^^ ^.^^^

ments latéral interne et stylomaxillaire sont distendus, distension qui s'exagère en élevant le menton. Les fibrocarlilages intra-articulaires suivent les condyles et participent à leurs mouvements. >) D'après Maisonneuve, les muscles temporaux ne sont que distendus, mais Weber dit que « quelques-unes de leurs fibres sont ordinairement arrachées de l'apophyse

Tension des iliçamenls (d'après COronoïde ».

Farabeuf). Pourquoi le maxillaire

porté en position anormale

y reste-t-il maintenu? Diverses explications ont été proposées

Fabriciusd'Aquapendente,Monro, Nél.ton ont soutenu qu.l fallait

en chercher la cause dans le contact de l'apophyse coronoide contre

^"^Mai' Maisonneuve, Weber, Ribes et Monteggia, Heath soutiennent

Fiy. IM. —

LLXATIO.XS TEMPORO-MAXIIXAIRES EX AVANT.

((lie, dans la plupart des cas, l'apophyse coronoïde nest pas assez lonti^ue pour alleiudre l'os malaire.

J.-L. l*etil, Meinlezu, Busch, 7'illaux ont attribué un rôle auptérvgoidien interne dans le maintien de la déformation.

Pour certains auteurs, le ménisque jouerait le rôle de cale placée contre le condyle et derrière lui.

Farabeuf considère que les ligaments postérieurs stylo et sphénomaxillaires agissent en sens ascendant et fixent le condvle contre l'apophyse zygomatique. Le ligament latéral externe jouerait aussi ua rôle dans cette action, d'après Stimson.

Il est vraisemblable que le mécanisme des luxations temporomaxillaires ne tient pas uniformément à une seule cause et les diverses explications pathogéniques doivent tour à tour être applicables selon les cas. Le contact rétro-malaire et la tension des ligaments extrinsèques paraissent être les deux facteurs les plus fréquents.

ËtioIo<^ic. — 11 s'agit d'une affection de l'âge adulte, observée cependant aux âges extrêmes, chez l'enfant et chez le vieillard • elle a même été produit e pendant la vie intrautérine par des manœuvres de l'accouchement (forceps, crochet). « La rareté de la luxation aux deux périodes extrêmes de la vie peut s'expliquer en partie par le fait que les enfants et les vieillards sont moins exposés aux violences extérieures et aussi parce que, l'angle formé entre la branche et le corps de l'os à ces âges étant plus obtus, l'action du levier de la mâchoire se trouve diminuée, et les muscles n'agissent plus aussi verticalement

qu'à l'âge moyen » (Heath).

On a cité des cas de luxations vraiment congénitales liées à un arrêt

de développement,àunemalformation n^. 175. - Luxation temporoplus ou moins marquée du maxillaire niaxillaire. aspect extérieur

inférieur (Guérin, Smith). (d'après Fergussom.

L'affection est à peu près aussi fréquente dans les deux sexes.

Les causes des luxations sont le bâillement, le vomissement, les violents éclats de rire, toutes les raisons amenant un écartement exagéré des mâchoires.

Astley Cooper a vu une luxation se produire sur un enfant qui voulait introduire une pomme dans sa bouche. On a cité des luxations produites au cours d'extractions dentaires (Salter) ou d'examen iaryngoscopique Guignierj ; nous en avons observé un cas après

292 L. DIEULAFÉ ET A. HERPIN.

MALADIES DES MACHOIRES

une intervention sur la cavité buccale qui avait nécessité le maintien en place, pendant un certain temps, d'un ouvre-bouche.

Symptômes. — Dans les cas de luxation bilatérale, l'altitude du

sujet est tout à fait caractéristique :1a bouche est largement ouverte et aucun etïbrt nepeut la refermer; les arcades dentaires ne se correspondent plu s; le menton est projeté en avant ; les lèvres ne peuvent se rejoindre ; la mastication est impossible ; la déglutition et la phonation sont gênées ; la salive s'écoule hors de la bouche ; le malade se trouve parfois dans l'impossibilité d'articuler un mot, de se faire comprendre. On trouve une saillie anormale en avant de la région arli-

Fig. 176.— Luxation, aspect extérieui-idaprèsSiaith|. culaire et une dépression à sou niveau.

Parla cavité buccale, on voit la saillie de l'apophyse coronoïde en arrière et au-dessous de l'os raalaire. Le masséler est tendu et proéminent. Smith a insisté sur l'existence d'une saillie immédiatement au-dessus de l'arcade zygomatique.

En cas de luxation unilatérale, la déformation est peu marquée ; le menton est porté du côté opposé à la lésion, tandis que c'est l'inverse dans les fractures du col du condyle.

La dépression observée en avant de l'oreille n'existe que d'un seul côté ; la déglutition et la phonation sont gênées ; d'après Hey, la dépression préauriculaire serait le signe le plus important.

Il existe des cas où la luxation se produit à presque tous les mouvements d'ouverture de la bouche et se réduit lorsque les mâchoires .se rapprochent, ce sont des subluxations liées à une grande laxilé de la capsule.

D'autres fois, c'est le même sujet qui est atteint successivement de luxations complètes irréductibles 8 fois dans un cas de Schwartz).

Danscerlainscas, le sujet n'ayantpas reçu desoinsaprèsl'apparition de sa luxation, peut tout de même fermer la bouche, mais simplement par rapprochement des lèvres ; ce n'est que plusieurs mois après

FAîXATIONS TEMPORO-MAXHXAIRES EN AVANT.

raccideiit que l'on s'occupe de réduire la luxation (Smilh, Cooper, Huk'hinson, Pollock, Morley, Slromeyer, Spal, Demarquay, Donovan, Bazy).

On a vu des luxations compliquées de fracture du col du condyle (Robert, Cockerking-, Gun-

ning). ^*'.'"

Traitement. — Les

luxations de la mâchoire en avant se réduisent parfois toutes seules ; d'autres fois, c'est le malade lui-même qui, en tirant avec force la mâchoire et la repoussant en arrière, arrive à effectuer lui-même la réduction. Lorsqu'on a à intervenir, le procédé le plus simple est celui de Nélaton : « Le blessé est assis sur un chaise, la tête solidement soutenue par un aide. Le chirurgien, placé devant le malade, introduit ses pouces par

leur face palmaire sur les ^V^. \". — Luxalion ancienne (cas de Cooper, dernièresdentsmolairesin- d'après Heathi.

férieures. Lesautresdoigts

embrassent la mâchoire inférieure afin de dégager les condyles de l'éminence articulaire. Lorsque ce premier mouvement est opéré, il pousse le maxillaire en arrière, et Ijientôt la contraction musculaire fait remonter les condyles à leur place. On a quelquefois conseillé de s'envelopper les doigts dans un linge afin d'éviter d'être mordu : mais, d'après Nélaton, il vaut mieux ne pas prendre cette précaution qui enlève aux doigts un peu de leur habileté. » AmbroiseParé, Aslley Cooper, Pollock ont agi sur la mâchoire luxée en introduisant entre les arcades dentaires un coin de bois ou un bâillon. Fox, Stromeyer ont agi à laide de pinces ou leviers prenant point d'appui sur l'arcade supérieure et refoulant Tinférieure.

Nélaton, Maisonneuve ont conseillé d'abaisser le menton et de refouler en même temps les apophyses coronoïdes en arrière.

Dans les cas récents, ces diverses manoeuvres permettent d'effectuer directement la réduction ; dans les cas anciens, il est préférable d'opérer sous aneslhésie. Lorsque la luxation a été réduite, il faut pendant quelques jours limiter les mouvements de la mâchoire et même la maintenir à l'aide d'un bandage en fronde.

294 L. DIEULAFE ET A. HERPLX. — MALADIES DES MACHOIRES.

Dans certains cas, toute réduction est impossible : il faut alors pratiquer la résection des condyles. Morestin a obtenu un résultat assez satisfaisant en faisant simplement l'ablation du ménisque. Schwartz a pratiqué lostéoloraie du condyle et introduit entre les deux fragments un fil d'argent replié, afin de tenir les surfaces osseuses écartées; il a tout de suite quatrième jour) commencé la mobilisation.

Annandale a traité la luxation récidivante parsuturede la capsule; Terrier, dans un cas de ce genre, a fixé le bord externe du ménisque aux tissus fibro-périostiques recouvrant larcade zygomalique.

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