‹ Traité de stomatologie (volume 2)Chapitre 87 sur 197 · CALCULS DU VOILE · texte numérisé non relu

CALCULS DU VOILE

Bérard et Denonvilliersont signalé l'existence, dans l'épaisseur du voile, de concrétions qui doivent être considérées comme des calculs salivaires, et ils rapportent des cas de Kruger, Anselmier.

Chez le malade de Kruger, une inflammation du palais se termina par une ouverture spontanée qui laissa sortir une pierre assez grosse, assez compacte, de couleur cendrée.

Anselmier a vu, sur un malade, deux tumeurs grosses comme une noix, sur un autre trois tumeurs grosses comme un pois ; elles apparaissaient à la surface de la muqueuse, au niveau d'un orifice glandulaire, et on pouvait, au moyen d'un stylet, se rendre compte qu'elles étaient constituées par un corps inégal, rugueux et dur.

On toucha les calculs avec de l'acide sulfurique en solution très diluée, et on put, le jour même ou le lendemain, faire sortir par pression une bouillie calcaire. Une incision sur la muqueuse permettrait sans difficulté d'en pratiquer l'extraction.

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