‹ Traité de stomatologie (volume 2)Chapitre 99 sur 197 · CALCULS · texte numérisé non relu

CALCULS

On a trouvé dans les cryptes amygdaliennes des concrétions calcaires ou phosphatiques. Les premiers cas cités sont ceux de Nicolas de Blégny, Lang, Kenttmann, Formant, Bailheron, Bourguet, Wilson (3 cas); puis sont venues les publications de Laugier, Queneau de Mussy, Yearsiey, Robin, Liégeois, Desnos, Larrey, Terrillon, Deschamps, Gautier, Hyndmann, Bcecker, Ninon, Bûckner, Reid, Tabold, Wyeth, Schûtz, Vansont, Hewitt, Verne, Lublinski, Henderson, Warmes, de Hainaut, Roux, Cortet, Mignon, Anders, Sternfeld.

Thaité de stomatologie. VIIL — 14

Les glandules salivaires qui débouchent dans le fond des cryptes sont Torigine de calculs, et c'est sous l'influence d'inflammations aiguës ou chroniques que se produit un double processus : hypersécrétion glandulaire, obstruction des cryptes. Cette afTection est de tous les âges, se voit dans les deux sexes, mais somme toute est rare.

Green, Passaquay ont comparé ces concrétions aux calculs salivaires. Yearsley les compare au tartre dentaire : pour Robin, ce sont de petits cristaux calcaires se produisant au milieu des masses amygdaliennes. Gampert les considère comme des amas caséeux subissant une transformation calcaire ; ils résultent d'une diathèse calculeuse, d'après Wilson, Hewit; ils sont un produit de réaction anormale, d'après Cornil et Ranvier.

Le volume de ces calculs est variable : pois, olive (Bailheron), framboise (Hotïmann), haricot (Sternfeld) ; le poids est ordinairement de '2 ou 3 grammes (Robin), mais peut devenir plus élevé : 7 grammes (Mignon), II grammes (Anders), 24 grammes (Lange).

L'existence de ces calculs est reconnue à l'occasion d'une amygdalite ; du reste, leur présence entretient dans l'organe un état de congestion qui se complique souvent de périodes inflammatoires aiguës ; il en résulte de fréquentes amygdalites à répétition et quelquefois des abcès.

Dans l'intervalle des périodes inflammatoires, le malade se plaint de picotements à la gorge, de dysphagie : on peut observer de petites hémorragies, de la toux, de la dyspnée, une modification du timbre de la voix, de la surdité. L'amygdale est dure et peut paraître atteinte d'hypertrophie ou de tumeur. L'exploration à travers les orifices cryptiques permet de reconnaître au doigt ou au stylet la dureté particulière de la concrétion.

Parfois ces calculs sont chassés spontanément, sous l'influence de la toux. Mais, lorsqu'ils sont enchâssés, on doit les extraire après discission du tissu amygdalien.

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