‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 48 sur 129 · CAVITÉS DENTAIRES · texte numérisé non relu

CAVITÉS DENTAIRES

Fig. loi. — Brunissoirs à côtes.

Suivant le rlegré de fixité du bloc et sa rétention, la première ou la seconde méthode sera adoptée.

Partout où la chose est possible, nous conseillons de pratiquer le sertissage avec des brunissoirs à côtes ifig. 154) mus par le tour électrique.

Le sens de la rotation devra être tel que l'or soit bruni contre les bords de la cavité et non soulevé vers le centre de celle-ci. Le brunissoir sera du reste conduit toujours du centre vers les bords et appuyé fermement au niveau de ceux-ci. Les points inaccessibles seront sertis avec des instruments à main ; certains fouloirs servant à la condensation de l'or-éponge sont excellents pour cet usage (fig. 155).

Le reste du finissage ne diflerant pas de celui de l'aurification, nous ne le décrirons pas ici. Le polissage partiel qui aura été fait avant la fixation de l'incrustation rendra très rapide ce dernier temps de l'opération.

VL Technique de la fabricalion des hlocs d'or. — Les premières méthodes employées pour l'obtention des blocs d'obturation en or coulé n'ont plus qu'un intérêt historique, quoiqu'elles aient été utilisées il y a encore peu de temps.

Leur exécution assez longue et toujours délicate les rendait d'un emploi assez rare, et les résultats qu'on obtenait n'étaient pas toujours en rapport avec leur difficulté.

Aguilhon de Sarran serait le premier à avoir employé les blocs d'or, en 1884. Il préparait une cavité de dépouille et l'obturait soigneusement avec un bloc de cire. Le bloc était sorti de la cavité, investi dans un mélange de plâtre et de talc; après lavage à l'eau chaude, on obtenait un moule dans lequel on fondait au chalumeau à bouche de For à 22 carats. L'or en fusion à l'air libre ne sadaptant pas aux parois et avant tendance à conserver la forme sphérique, Aguilhon de Sarran écrasait avec un bâtonnet le bouton de métal liquide

Fie-. 155. — Fouloirs.

TECHiNIQUE Dli I.A i- AIJRICATION DliS HLOCS D'OU. '225

pour le l'aire s"a(Juj)ler au l'oiid et aux bords du moule, (".elle méthode ne permetlail pas la reconstitution des dents à cavités composées, et les dillicullés de la prise d'enipreinlc, telle (|uc la pratiquait Aguillion de Sarrau, ne la rendaient pratiquement utilisable (jue pour les cavités des faces triturantes.

L'emploi des matrices en or et en |)latinc pour la confection des blocs de porcelaine donna à quelques auteurs l'idée de leur emploi pour des blocs métalliques, dont l'adaptation aux parois et aux bords de la cavité pouvait ainsi être assez parfaite. Dans la matrice investie dans de la terre à modeler, on fondait de l'or à 24 carats; pour reconstituer les contours et rétablir l'articulation, on « montait » peu à peu le bloc en ajoutant et en fondant successivement des paillons de forme et de dimensions appropriées, découpés dans une feuille d'or au n" 30 (Pierre Robin).

Ilarlley (de Dresde) obtenait des blocs parfaitement adaptés et finis en confectionnant par estampage une matrice de la cavité, en estampant également la face triturante du bloc d'après un modèle reconstitué en ciment. Les deux parties obtenues s'adaptaient exactement l'une à l'autre, formant une sorte de boite métallique qu'on remplissait de soudure d'or.

Application du procédé de la cire perdue pour le coulage des métaux. — M. S(jlbrig (de Paris) eut l'idée d'appliquer le procédé de la cire perdue des fondeurs de métaux à la fabrication des blocs d'or, mais tout d'abord il employait une matrice, et sa méthode primitive décrite, endéccndjre 1900, consistait à appliquer une feuille d'or fin au n° 30 dans le fond de la cavité. On faisait en cire, dans cette matrice, une reconstitution des parties manquantes de la dent. On ajoutait au bloc de cire, dans la partie moins intéressante h reconstituer, une sorte de pédoncule coni((uc en cire, que les fondeurs appellent « masselotte >>. Il y avait, de plus, une cheminée ou évent qui servait à l'échappement des gaz et (jui pouvait être obtenue en plaçant près du pédoncule une épingle, un bâtonnet de cire ou un chalumeau de paille. On plaçait le tout dans un revêtement de terre et plâtre en laissant à découvert la partie large de la masselotte. Après avoir laissé sécher, on brûlait la cire et on versait de l'or fondu par la cheminée. On retirait le bloc du revêtement, et, après avoir scié le pédoncule, on obtenait un bloc obturateur qui s'adaptait exactement et sans dépasser les bords de la cavité. Le refroidissement de l'or pendant sa coulée étant la cause de nombreux échecs, M. Burt (de Paris) a modifié le procédé en taillant la masse du revêtement pour y pratiquer une sorte de creuset prolongeant la cheminée. La base du revêtement était taillée de telle sorte que toute la masse pût facilement basculer (lig. 156,.

Qùélqiies jours après la piiblication faite, a Paris, par Solbrig,

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