‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 5 sur 129 · II. — Mali'ice contournée de Grenshaw · texte numérisé non relu

II. — Mali'ice contournée de Grenshaw

. 12. —Mali'ice contournée (manière de rerdcvcr).

Aille, on fait pivoter la bande entourant la dent qui n'a pas été obturée (lig. 12), puis on dégage la matrice sans nuire à l'obturation.

MATIÈRES OBTURATRICES.

l" Les diverses matières obturatrices et leurs classifleations. — Les substances employées pour l'obturation des dents ont été classées de plusieurs manières, suivant celle de leurs propriétés que l'on considère. C'est ainsi qu'au point de vue de leur durée on peut distinguer deux groupes :

1' Obturations temporaires... \ ,'..

' / Ciments.

{ Amalf^anies.

1° Obturations permanentes., j Inlays (or, porcelaine).

' Or, étain.

Au point de vue des manipulalions quelles nécessitent, on peut considérer trois groupes :

i Gutta.

1° Obturations plastiques (Ciments.

[ Amalgame.

2» Obturations par conden- y Or.

sation I Étain.

o., /-vui . p ■ \ Inlays d'or.

3" Obturations par fusion.... , , '' , , .

'^ I Inlays de porcelaine.

Le premier groupe comprend les substances qui se placent à l'étal mou et durcissent plus ou moins rapidement dans la cavité obturée. Le deuxième groupe comprend surtoutl'or et accessoirement l'étaiu, qui exigent une très forte condensation. Enfin le troisième se rapporte aux inlays d'or ou de porcelaine que l'on fabrique par

20 M. GUIBAUD. — OBTURATION DES DENTS.

fusion, nalnrellemenl hors de la bouche du paLienl, et que l'on scelle ensuite dans la cavité au moyen de ciments.

2» Qualités (l'une obturation idéale. — Voici, d'après Miller, les conditions que doit remi)lir Tobluration idéale.

1" Dureté suffisante pour n'éprouver en jjouche, du fait des agents mécaniques, aucune usure ni altération dans la forme;

•2° Inaltérabilité par les fluides buccaux et les aliments ; susceptibilité aussi faible que possible à l'humidité;

3° Invariabilité de la forme et du volume en bouche;

4° Mauvaise conductibilité de la chaleur afin (|ue la pulpe ne soit pas affectée par les variations de température du milieu buccal;

5° Adaptabilité et adhérence suffisantes pour assurer une union parfaitement étanche de l'obturation avec la paroi de la cavité;

6° Possibilité de réaliser une teinte aussi voisine que possible de celle de la dent;

V Absence d'action préjudiciable aux tissus dentaires, à la pulpe, à la muqueuse et à la santé générale du sujet; asepsie ;

8° Introduction facile dans la cavité;

9" Action légèrement antisepticjue, au moins au moment de la mise en place ;

10° Facilité d'enlèvement de l'obturation en cas de nécessité.

3" Choix des matières d'ol»turation. — Comme il n'existe pas de substance parfaite et adaptée à tous les cas qui peuvent se présenter, le spécialiste est obligé de choisir, pour chaque cavité et chaque patient, celle qui est la mieux indiquée.

Diverses considérations guideront son choix. La position de la dent et celle de la cavité entrent en ligne de compte. Ainsi, pour les cavités visibles des dents antérieures, le respect de l'esthétique est de première importance, et la porcelaine est la meilleure obturation, à condition que l'articulation le permette, surtout lorsque les bords de dentine et d'émail sont trop fragiles pour supporter la condensation de l'or.

Pour les cavités d'accès difficile, cavités postérieures des grosses molaires, mieux vaut une bonne obturation à l'amalgame qu'une mauvaise obturation avec l'or en feuille ou un inlay défectueux.

La classification suivante (1) permettra au stomatologiste de fair(! un choix raisonné. Les diverses catégories ont été établies d'après les conditions générales des dents et des membranes péridentaires et d'après la santé générale du patient, avec des subdivisions relatives aux caractères particuliers des cavités elles-mêmes. Les substances obturatrices sont énumérées dans chaque subdivision par ordre de préférence, la première étant la plus indiquée. Première catégorie. — Dents de la meilleure structure. —

' (1) Déniai Record, 1908. — Labonitoire el Progrès dentaire réunis, 6 sept. 1008.

MATIHKliS UlilURATRICtS. 21

Haute r.'si?laiice à la carie, li^ciicivi; cl, membranes péridenlaires saines el n'ayant ancunc tendance liér'édilaire à la dégénérescence, santé générale du palient bonne. Cesl U\ classe de dents Irop rares <|ui permettent d'avoir i-econrs aux o!»luial ions eu oi- uième pour les pei'sonnes Agées :

A. Cavilrs visibles, dents / ,, , .

... ; l'orcelaiiu'.

antérieures ^

Cavités vcstibulaires.

dents postérieures. .

Or.

,,,.,. Il 1 I:ilays en or

i!. Lavilcs 1 n visi blés, \ „ '' 1 , , . • { Or.

dents antérieures.

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