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INDICATIONS. — PREPARATION DES RACINES

Au point (le vue qui nous occupe, nous appellerons dents antérieures les dents en vue pour lesquelles un résultat esthétique parfait est indispensable. Ces dents, qu'un observateur voit avec évidence, sont, au i)reniicr chef, les quatres incisives et les deux canines

Fifj. 200. — Chalumeau de Melotte.

supérieures, (juc l'acte de la parole découvre habituellement et totalement, puis les dents homologues du bas, partiellement découvertes dans l'élocution. Troisièmement, les prémolaires du haut et du bus que découvrent le sourire ou le rire, et enfin, en dernier lieu et exceptionnellement, les quatre premières grosses molaires. Mais cette classification générale varie suivant les patients, c'est-à-dire selon la largeur extrême de l'orifice buccal dans l'acte du rire, ([ui attire parfois habituellement les commissures des lèvres jusqu'au niiliou de la première grosse molaire supérieure, tandis que pour certains autres, dans les mêmes conditions, la deuxième préraolaire supérieure reste invisible. Notons en passant l'intluence protectrice de la moustache et surtout les desiderata île coquetterie ou d'esthétique qui doivent être pris en sérieuse considération et entièrement respectés.

Selon les cas,

la deuxième prémolaire supérieure, la première molaire, les deux prémolaires inférieures sont donc des dents en vue, ou cachées, tandis que la deuxième molaire supérieure et la première molaire inférieure sont presque toujours hors de la limite de visibilité.

Dans cette première série, au cas où la dent est visible el où la moitié environ de la couronne est détruite, une obturation esthé-

Traité i>e stomatologie. IV. — 19

Fifr. 201.

Articulaleur couronnes.

tique ne peut être construite qu'en porcelaine; le trait d'union de la porcelaine, qui est forcément dans le sens de l'axe de la dent, rend sa stabilité moindre et presque toujours divise la surface visible en deux zones qui seront facilement distinguées. Dans ce cas, les considérations mécaniques et esthétiques se renforcent pour imposer la construction dune couronne artificielle.

Pour les dents visibles, l'indication de placer une couronne artificielle sur une dent à demi détruite peut donc être imposée par de valables raisons esthétiques.

Si nous sommes en présence d'une dent non visible, deuxième prémolaire ou molaire, ou bien même de toute autre dent plus antérieure dans la bouche d'un homme pourvu de moustaches formant écran, les considérations qui indiquent la construction d'une couronne deviennent purement mécaniques. Les soins dentaires doivent être conservateurs aussi longtemps que l'économie due à la préparation ne nuit pas à la durée d'une réfection. On devra donc choisir d'insérer une obturation métallique toutes les fois que ce qui reste de la structure coronaire permet de l'ancrer avec espoir de permanence, et ces conditions peuvent être remplies presque toujours si Ion dispose de la moitié de la couronne. Nous n'entrerons pas dans le détail des considérations qui apparlieniienl à la technique de la chirurgie dentaire ])roprement dite; il suftil de rappeler ici que la précision de la technique des incrustations métalliques coulées a mis à la disposition de l'opérateur un admirable procédé de conservation de beaucoup de dents cariées pouvant aujourd'hui être obturées et conservées d'une façon permanente et qui, avant la méthode de Taggart, auraient dû être pourvues d'une couronne artificielle.

Il faut signaler que, lorsque la construction d'une obturation par bloc métallique est possible, elle réunit les avantages suivants : simplicité plus grande d'exécution, absence de porcelaine sujette à des fractures ou désinsertions ultérieures, et surtout absence d'ajustage de la couronne au collet. Sur ce point, le champ d'opérations des grandes obturations s'est accru justement au point qu'il devient parfois difficile de dilïérencier une volumineuse obturation métallique coulée d'une couronne partielle, en s'en tenant à des considérations strictement anatomiques.

Nous verrons dans un chapitre ultérieur quelles sont les caractéristiques, spécialement d'ordre technique, des couronnes partielles.

Après les considérations ayant trait aux pertes de substance, la coloration pathologique d'une dent en vue est une indication rare, mais souvent impérieuse delà confection d'une couronne. 11 s'agit, dans ces cas, de deux sortes de colorations: ou bien une dent à pulpe morte a été très fortement teintée et bleuie par une hémorragie ou la putréfaction de la i>ulpe, avec ou sans aggravation due

INDICATIONS

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