TRAITEMENT DU BEG-DE-LIÈVRE SIMPLE UNILATÉRAL
La veille de l'opération, donner une petite purgation : une cuillerée à café d'huile de ricin, par exemple.
Le jour de l'opération, on ne donnera rien à prendre, comme nourriture, à partir de cinq heures du matin.
Soins préliminaires au moment dopérer. — L Asepsie de la région. — On savonne avec soin la figure, les gencives et les narines, on lave à l'eau stérilisée tiède, puis à l'alcool et à l'éther. Cette dernière toilette est faite de préférence quand le bébé est endormi.
IL Anesthésie. — L'anesthésie sera poussée d'emblée jusqu'à résolution complète, de façon que le chirurgien ait le temps de faire la partie délicate de son opération, c'est-à-dire l'avivement.
De temps en temps, il suspendra l'acte opératoire pour que le chloroformisateur ait le temps de compléter son anesthésie.
Le chirurgien emploiera ce temps à comprimer les tissus saignants pour modérer ou arrêter l'hémorragie.
III. Instruments. — Il faudra disposer d'un bistouri à lame étroite; d'une paire de petits ciseaux courbes; d'une pince à griffes; de deux aiguilles de Reverdin à courbure assez accentuée ; une de ces aiguilles sera fine, l'autre plus forte.
IV. Hémostase préventive. — Le sang vient des rameaux de la branche supérieure de l'artère coronaire. On peut assurer l'hémostase préventive, en faisant comprimer la lèvre supérieure par un aide dont le pouce et l'index sont placés au niveau de chaque commissure. C'est le procédé le plus simple.
On peut encore, à l'exemple de Jalaguier, se servir de deux pincesclamps armées de tubes de caoutchouc.
Ces moyens sont gênants pour tailler et suturer les lambeaux, quand la fissure pénètre dans la narine correspondante.
Kusler passe à travers la joue, au niveau de la commissure buccale, un gros fil de soie qu'il noue sur le bord muqueux de la lèvre. Il étreint ainsi dans l'anse de ce fil le segment supérieur de la coronaire.
Ce fil ne fait pas (juassurer l'hémostase. Les deux longs chefs, tenus par un aide et tendus au gré de l'opérateur, facilitent l'avivement et la taille des lambeaux. Quand l'opération est terminée, on sectionne ce fil.
V. Position du malade. — Le petit malade est couch»' svu' une table. Il est débarrassé de ses vêt(Muents. Son corps, ses bras et ses jambes sont enveloppés dans une alèze solidement épinglée. La tête et le cou son! libres.
VI. Acte opératoire. — On procédera alors à l'acte opératoire, en appliiiuanl les procédés de Mirault ou de C.lémot-Malgaigne.
VIL Pansement. — Le pansement sera fait avec des bandelettes de gaze allant d'une joue à l'autre et passant au niveau de la plaie. On les fixera avec du slérésol. La traction opérée sur les joues par ces