VISA
du dentiste inspecteur.
Autorisation de la fa-
(i) La place de la dent en traitement doit être figurée sur une + schématique par son numéro d'ordre. Au-dessus et au-dessous de la branche horizontale, on place les dents du haut et du bas; de chaque côté de la branche verticale, on place celles du côté droit ou celles du côté gauche : H 5 I
soit D-fG. — Exemple . 2' prémolaire supérieure droite =
mille en date du . ^^'^ DU DENTISTE. — Le dentiste traitant doit, à la première séance,
: inscrire sur cette carte les divers renseignements concernant le patient : et représenter sur le schéma, aussi e.\aclement que possible, l'état de
"" " " : la bouche, en indiquant le siège et l'étendue des caries par des hachures
: proportionnelles: le degré par un des chiffres i", 2», 3» ou ^o, les dents
- ; absentes par une x, les racines par un angle A; le tartre par une ligne
: ondulée -^-^^, les dents en traitement par le signe — , les dents Irai-
— ; lées par le signe -f, inscrits sur les côtés du schéma.
Traité de stom.\tologie.
iOJ M. GUIBAUD. — HYGIÈNE DE LA BOUCHE ET DES DENTS.
Fonctionnement d'une clinique dentaire scolaire à Strasbourg. — Nous citerons comme exemple de ce que peuvent faire les municipalités, au point de vue des soins de la bouche des écoliers, ce qui a été réalisé à Strasbourg depuis plusieurs années, sous l'impulsion du D'' Ern. Jessen, directeur de la clinique dentaire scolaire de la ville de Strasbourg (1).
Grâce à la coopération des médecins, des maîtres d'école et de l'administration communale, lesrésultatsobtenussont remarquables.
La clinique dentaire scolaire de Strasbourg, la première institution de ce genre, fut ouverte le 15 octobre 1902. Une statistique avait démontré que, sur 4 000 écoliers de cette ville, 97,5 p. 100 avaient des dents malades. Le totaldes dents maladesétait de plusde 30 p. 100.
Des planches murales ont été installées dans les classes, donnant des explications élémentaires sur le nombre, la structure, les périodes d'éruption, les maladies et le traitement des dents (Voy. p. 404). Le maître commente ces tableaux et complète ces notions par la remise de formules aux enfants el de demandes aux parents (Voy. plus loin).
La pratique des soins dentaires se fait aussi à l'école, notamiiient dans les écoles gardiennes. On peut ici la rendre obligatoire, attendu qu'il n'en résulte aucune perte de temps pour l'enseignement el que l'habitude de soigner les dents, prise uans le jeune âge, devient plus lard une nécessité. Le traitement complet et systématique des enfants de trois à cinq ans a pour conséquence qu'ils entrent à l'école primaire avec une bouche saine, dont il y a lieu seulement de continuer le traitement.
Une clinique dentaire scolaire fut donc érigée par Tadminislration municipale, dépendant d'elle et soutenue par l'autorité scolaire. Cette clinique ne pouvait être un établissement destiné à l'enseignement ou à des expériences, mais uniquement un établissement de bienfaisance. Toutes les opérations devaient être exécutées gratuitement, aux frais de la ville, exclusivement par des dentistes diplômés y consacrant toute leur activité et ne pouvant s'occuper de clientèle privée.
Avaient droit au traitement gratuit dans les écoles primaires et les écoles gardiennes de Strasbourg :
En 1903 17 119 enfants.
En 1904 17 054 —
En 190;') 18073 —
En 19U6 18 607 —
11 fut fait :
Exameus. Traitements. Obturations. Extractions.
La Jf" année 5 343 2 666 699 2 912
La 2« — 6 900 4 967 4 032 6 530
La 3" — 4 372 6 828 7 065 7 985
La 4-^ — 834 ■; 491 8 340 8 552
(l) Ebn. Jessen, Lhygiène de la bouche chez les écoliers (Bull, de PAtgoc. stoinalol. internai., vol. I, lîruges, L908).
IIYGIHNK IJUCCO-DE.NTAIlil': SCOLAlHi:. 403
Les frais s'élevèrent :
Kn 1902 2 800 francs.
En 1903 3 -l-iO —
Kn 1904 6 790 —
En 1905 S 380 —
En 1900 10 740 —
En 190" 11 250 —
Quand on compare les clii lires précédents, on doit dire que quelque chose a été fait pour la sanlé du peuple, avec des sommes relativement minimes. La diminution du nombre des examens et l'augmentation de celui des obturations montrent clairement combien la signification d'une hygiène dentaire rationnelle devient de plus en plus claire aux yeux des enfants el des parents.
Deux mesures très importantes prises à Strasbourg ont été les suivantes : d'abord le traitement obligatoire des enfants de trois à six ans, qui fréquentent Vérole gardienne, ensuite la stipulation (\u aucun enfant n'est admis à faire partie de la colonie de vacances sans une attestation de la clinique denlairc scolaire qu'il a une bouche complètement saine.
Celte obligation ne saurait être regardée comme constituant une atteinte aux droits des parents. Il ne saurait exister pour aucun instituteur, médecin ou administrateur, un doute sur le devoir qu'ont les autorités publiques d'employer tous les moyens pour combattre un mal aussi grand et aussi étendu que la carie dentaire.
Nous reproduisons ci-dessous le recto et le verso d'une carte de consultation en usage à la clinique dentaire scolaire de Strasbourg.
Clinique dentaire scolaire de la ville de Strasbourg.
Elisabethgasse, 12.
Consnllali^ns tous les jours de fi à f-2 el de "2 h 5.