PREMIERE PARTIE
1 . Principes élémentaires des végétaux. — On sait que la nourriture des plantes est exclusivement minérale. Les végétaux sont formés par des combinaisons de corps simples qui , sous Tinfluence de la vie, en présence des vibrations solaires, se transforment en tissus organisés.
Quand un tissu végétal est détruit par la combustion , les éléments dissociés se résolvent en principes volatils et en principes fixes ou cendres,. D'une manière générale , ces différents corps peuvent être représentés par les proportions suivantes rapportées à un même poids de la matière sèche:
• Carbone 45.0 \
1 Oxygène 42.0 r
Principes volatils. < „ ^ . ^ c > ^^ i
■^ J Hydrogène 6.5 ( . f
( Azote 1.5 ) MOO
Principes fixes ou cendres 5 )
Ainsi on peut admettre que la substance ligneuse contient, à l'état sec, environ moitié de son poids en carbone et moitié en oxygène et hydrogène dans les proportions constitutives de Teau, avec un léger excès d'hydrogène.
La qualité et la quantité des principes minéraux fixes varient suivant les espèces, les saisons et les organes que l'on considère. Il est à remarquer que la partie de l'arbre la plus pauvre en cendres est le bois constitué, où elles ne se rencontrent habituellement que dans la faible proportion de Vs à 1 7i p. 100.
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2. Origine de ces éléments. — l"" Les priîicipes volatils. Le carbone est surtout fourni aux végétaux par Tatmosphère. Les parties vertes de la plante vivante jouissent seules de la propriété de réduire Tacide carbonique, et les espèces dépourvues de chlorophylle doivent emprunter leur carbone à des composés déjà organisés. D'ailleui^ Tair contient assez d'acide carbonique pour subvenir à tous les besoins de la végétation actuelle sur le globe.
L'oxygène, comme Vhydrogènede constitution, vient de Teau absorbée dans le sol par les racines. En outre, les organes actifs, aériens ou souterrains des plantes , puisent dans l'air d'une façon permanente une certaine proportion de ce même gaz pour satisfaire à leur fonction de respiration. Il est nécessaire , à ce point de vue, que les couches superficielles du sol soient toujours suffisamment meubles et dans des conditions de perméabilité convenables pour que Tair, en se renouvelant, permette aux racines de respirer.
On admet encore généralement que Vazote gazeux n'est jamais absorbé par les plantes, ni fixé par le sol. Aussi bien par leurs parties aériennes que par leurs racines, les végétaux ne puisent l'azote dans l'atmosphère et dans le sol que lorsqu'il s'y rencontre sous forme de combinaisons ammoniacales ou nitreuses.
L'azote organique ne devient donc utiUsable qu'à la condition de rétrograder à l'état minéral. Cette réaction s'accomplit dans le sol à l'aide du calcaire et sous l'influence de ferments spéciaux; elle constitue, sous le nom de nitrifkation , un des phénomènes les plus importants dans la nutrition des végétaux.
Les provisions d'azote combiné sont loin d'être illimitées comme celles d'acide carbonique, d'oxygène et d'hydrogène. Les principales sources de ce précieux aUment se trouvent dans l'ammoniaque et l'acide nitrique, en suspension dans l'atmosphère, dans les roches nitreuses et dans les .débris organisés en voie de décomposition sur le sol.
D'ailleurs il s'établit à la surface du globe et par l'intermédiaire de la mer une circulation continue dont l'effet est de ramener à la disposition des végétaux vivants l'azote combiné restitué par les organismes éteints.
2** Les cendres. Les matières terreuses qui se rencontrent néces-