Cours de culture des bois, 6" édition, pages 461 à
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version en taillis peut présenter quelques difficultés, parce qu'alors les parties susceptibles de se reproduire toqt de suite par rejets se trouvent plus ou moins mélangées avec celles à régénérer au préalable par la semence. Dans de telles circonstances, il y aura certainement des sacrifices il faire pour rétablir rordr9 dans les exploitations.
281. Futaie eu taillis composé. — La marche à suivre pour opérer la oonvei'sion d'une futaie en taillis composé est absolument semblable à celle indiquée dans rarliole préoédent, sauf las dispositions è prendre pquF le balivage.
l\ est évident que, au début, la réserve ne sera composée que d'une seule classe d'âge ; mais on aura toutes les fSsicilités pour eu régler le nombre, de façon à atteindre le but économique qu'on se pro^ pose, car ici le peuplement est entièrement composé de brins de semence parmi lesquels on n'a que l'embarras du choix.
Dans les parties assez jevmes pour être directement converties, les plus grosses tiges auront tout au plus la dimension de modernes.
Dans celles qu'il faut d'abord régénérer par la semence, on laissera sur pied, Iqrs de la ooupe définitive, le nombre d'arbres voulu pour copstituer la réserve. On choisira de préférence les arbres les plus vigoureui, ceux qui ont la cime la mieux développée, afin qu'ils puissent mieux supporter l'isolement.
n serait ipéme sage de désigner ces futures réserves dès la coupe d'ensemencement, car on pourrait, en les desserrant dès cette époque, les habituer progressivement à leur changement d'état.
ARTICLE DEUX Conversion d'an tailUs simple en taiUis composé et en futaie.
282. Taillis simple en taillis composé. — Pour passer du taillis simple au taillis composé, il suffit de constituer successivement une réserve dans chaque coupe, lors du passage des exploitations.
Comme dans les parties de jeunes futaies directement converties en taillis composé, les réserves ne seront d'abord r|ue des baliveaux de même âge et ce n'est qu'après plusieurs révolutions que la futaie pourra être normalement constituée ; mais il faut tenir compte do
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ce fait que les premiers baliveaux ne peuvent èlre choisis que parmi les brins de vieilles cépées. Il est prudent, dès lors, de ne pas en exagérer le nombre, afin de ne pas trop appauvrir le sous-étage dans
l'avenir (349). Ce n'est que plus tard, quand les semis se produiront, qu'on rentrera dans les conditions ordinaires.
283. Taillis simple en futaie. — Pour convertir un taillis simple en futaie, il suffirait de laisser vieillir les peuplements jusqu'au moment où, ceux-ci ayant atteint la forme de haut perchis ou de haute futaie sur souches, il sera possible de les régénérer directement par la semence. Mais cette méthode, qui a l'inconvénient de priver le propriétaire de tout revenu pendant une période assez longue, n'est applicable que dans des circonstances particulières. Il en est ainsi, par exemple, dans les régions où, le bois de feu ayant perdu toute valeur, on a intérêt à mettre le plus tôt possible la forêt en état de donner du bois d'œuvre. Le cas se présente dans ceilaines forêts usagères des Pyrénées où des cantonnements ont attribué à TËtat des parcelles libres de tout droit, mais dont les produits actuels sont à peu près invendables. Certaines de ces parcelles peuplées de taillis de hclre furetés sont ainsi en voie de conversion directe.
Dans la majorité des cas, le mieux est de passer du tailUs simple a la futaie, par l'intermédiaire du taillis composé, en prenant une révolution convenable et en conservant une réserve nombreuse.
ARTICLE TROIS Conversion d'un taillis composé en taillis simple.
284. Réaliser les réserves. — Pour revenir du taillis composé au taillis simple, il suffit de réaliser toutes les réserves au passage de chaque coupe. Il sera bon, néanmoins, d'exploiter par extraction de souche tous les arbres trop âgés pour fournir de rejets et de combler les vides causés par ces enlèvements par la plantation de (luelques brins sur leur emplacement.
ARTICLE QUATRE Conversion d*nn taillis composé en futaie.
î l*'. — Exposé de la méthode,
285. Conditions auxquelles on doit satisfaire. -^ Pour convertir une forèl traitée en taillis composé en une série de futaie normalement constituée, il faut, tout d'abord, établir le cadre général de l'aménagement dans lequel les opérations culturales devront se mouvoir.
Celles-ci seront de nature à satisfaire aux conditions suivantes :
l"" Obtenir, autant que possible, la régénération en futaie par la voie naturelle ;
^ Régénérer successivement toutes les surfaces pendant un temps égal à la révolution de futaie choisie pour l'espèce que l'on cultive, de façon à constituer l'échelle complète des âges;
S"" Livrer à la consommation les produits disponibles, en ne prélevant sur leur quotité que l'épargne nécessaire, et à mesure qu'elle est réclamée par lefr besoins culturaux des opérations de conversion.
286. Comparaison entre les deux modes de régénération. — On ne pourra prétendre à une régénération naturelle suffisante que si la réserve est assez nombreuse pour couvrir environ les deux tiers de la surface à ensemencer ; car les arbres de futaie contribuent à peu près seuls à fournir de la graine, les perches du tailb's ne donnant au peuplement principal qu'un appoint négligeable. Ce sont donc les parties les plus riches en réserves que l'on convertii*a les premières ; le temps aidant, des soins culturaux convenables amèneront les autres à cet état dans l'avenir.
Cela posé, si on compare les circonstances dans lesquelles se produisent les régénérations dans le taillis et dans la futaie, on constate :
Que la régénération des taillis s'obtient au moyen d'une exploitation unique, dans des massifs assez jeunes pour produire d'abondants rejets; le peuplement rajeuni se rattache directemenl au
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précédent (212); il se forme à la pleine lumière et quel que soit l'état superficiel du sol (209);
Au contraire que, pour régénérer un peuplement par la semence, il faut un sol enrichi par le terreau accumulé sous le couvert prolongé d'arbres semenciers, dont Tombrage est indispensable pour abriter la première jeunesse de sujets indépendants (153 à 157).
En présence d'exigences aussi opposées, il est donc impossible, au point de yiiQ strict de la régénération, de passer du premier régime au second saw laisser vieillir les taillis, en vue de les éloigner de la form§ que Ton quitta, pour les rapprocher, autant que possible, de celle vers laquelle on tend.
287. Rejetp fie aoacb9S e( brins dç «funence. -^ Semblable comparaison entre la marche de la végétation des jeune3 peuplements dans les deux régimes conduit à la môme ponclusion.
En effet, le développement des brins de semence ne devient rapide qu'après la première jeunesse : en général, vers 30 ans; tandis que, au début, les rejets de 3ouohe s'élancent assez vite en hauteur pour dépasser de beaucoup les semis de même âge. Le mélange de ces sujets d'origines différentes ne peut donc que former deux étages discordants (261) ; les rejets dominent les brins et entravent leur développement à un tel point que, si le bas perchis, formé en moyenne vers l'âge de 40 ans, n'est pas en grande majorité composé de brins de semence, l'avenir de la futaie est compromis.
Les régénérations artificielles subiront infailliblement le même sort que les semis naturels ; si bien que la création d'une futaie sur un sol nu serait certainement moins dispendieuse et plus sûre que la conversion tentée dans d'aussi mauvaises conditions. D'ailleurs, arracher les souches et détruire l'état boisé pour en reconstituer un autre de toute pièce, c'est un luxe que la culture forestière ne comporte pas.
Il en résulte que la régénération par la semence ne peut être provoquée avec succès que dans les peuplements assez âgés pour qu'on n'ait plus à se préoccuper outre mesure de l'embarras provenant de l'évolution des rejets. C'est encore en faisant vieillir les taillis qu'on tourne la difficulté. Alors seulement que ce résultat est obtenu,
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il est possible d'entfeprendt*e sans danget* leè véritables opérations de conversion.
288. Conclusions. — Mais c'est ici ^occasion de se souvenir qu'on iîe peut pas allôilger impunément la révoîutioti jusqu'alors appliquée fi un taillis composé (268). Si doilo une période de préparation est indispeiisâble, sa durée he doit pas étrd prolongée au delà des limites du ilécéssaire.
D'autre paH, la création de lu suite complète des âges entraine l'obligation dé procéder stlcceisiventent à la conversion dé chàqde groupe.
Dès lors, quand certaines parties de la sérié seront préparées à recevoir les coupes de conversion, les autres testerorit encore pliis ou moiils longtemps dans l'état où elles se trouvent. Pour tirer profit des produits réalisables, tout en améliorant la situation de des dertilers peuplements, éii vue de leur conversion plus oti moins tardive, il ti'est pas de moyen plus avantageilx tjue d'y continuer l^aiicien trditemeilt, c'est-à-dire de les parcourir par deis fcotipes faites en la forme du taillis bomposé : tout cothmé daiis là transformation des futaies jardinées en futaie régulière, les parcelles en semblable âiluatlon sont visitées par des colipes jdrdlnatolres.
2 2. — opérations cuUurales.
289. Nature des opérations. — Le traitement temporaire applicable pendant la révolution de conversion comporte donc trois séries d'opérations :
4^ Les coupes dites préparàloireè, destinées à mettre successivement chaque parcelle en état d'être régénérée par la semence ;
2* Les coupes de régénération, qui sont les véritable^ coupes de conversiofi ;
3* Les coupés temporaires de taillis composé appliquées seulement aux peuplements dont Tépoqué de la régénération est encore élolgtléé, et en attendaht leur mise en préparation.
290. Les coupes préparatoires. — Les coUpes préparatoires sont
des éclaircies appropriées à l'âge du peuplement que l'on parcourt et dirigées en vue de sa prochaine régénération par la semence.
L'idée première que l'on poursuit n'est plus le baliveau» mais la mise du peuplement à l'état d'ensemencement ; il faut donc façonner certaines perches du taillis pour le rôle d'abri qu'elles seront appelées à remplir. On peut ainsi, en donnant aux tiges principales un espacement convenable, rapprocher autant que possible la forme du perchis sur souches de celle d'une futaie de même âge.
Dans ce but, et seulement sur les points où le couvert d'une réserve fait défaut, on s'adresse aux perches les plus vigoureuses, quelles qu'en soient l'origine et l'espèce, en cherchant à les espacer de telle sorte que leurs cimes soient en état de former massif clair au début de la période de régénération.
Une telle éclaircie dans les cépées est toujours délicate, car ce ne sont pas les brins traînants ou franchement dominés qu'il faut enlever, mais quelques tiges montantes, choisies parmi les moins précieuses, tant au point de vue de leur forme que de leur espacement. A chaque passage, ces ei^tractions seront limitées à une perché sur trois ou sur quatre, suivant les cas; l'important est de ne jamais interrompre le massif. L'effet cherché ne s'obtient qu'avec le temps. En continuant de la sorte, on diminue sensiblement le nombre des tiges dominantes dans chaque cépée, et le peuplement perd de plus en plus le faciès caractéristique d'un taillis.
On complète l'opération par le dégagement des réserves de chêne, de façon à retarder autant que possible la dégradation de leurs cimes (264-4'') ; enfm on réalise les bois blancs, au fur et à mesure de leur maturité, de même que les bois morts ou mourants de toutes catégories partout où ils se rencontrent.
La durée de cette préparation, durée à laquelle on donne généralement le nom de période d'attente, est subordonnée à l'état actuel des parcelles à régénérer les premières. Le plus souvent, on la fait égale à une période de la révolution de futaie ; mais, en tout état de choses, elle doit être assez longue pour conduire les sous-étages jusqu'à l'âge minimum de 60 ans. Passé 80 ans, différer la conversion, c'est imposer au propriétaire des sacrifices inutiles, sans
augmenter en rien les chances de succès, au contraire, car le mauvais état de végétation dans lequel se rencontrent les vieux perchis sur souches augmente les difficultés de leur régénération par la semence.
Tant que le sous-étage n*a pas atteint Tâge où il était habituellement exploité en taillis, il n'y a, en général, que très peu de choses à y faire ; car les dégagements de semis sont loin d'offrir le même intérêt que dans les taillis permanents. C'est seulement à partir de cette époque que Téclaircie préparatoire prend son véritable caractère et qu'il y a lieu de la répéter tous les 8 à 12 ans, suivant les cas.
Si l'essence à culturer est le hêtre pur, on peut, au passage de la dernière coupe préparatoire, et, sans pour cela faire une véritable coupe d'ensemencement, enlever toute la végétation basse et traînante. Les semis qui viendraient à s'installer grâce à ce nettoiement, fourniront un appoint utile qui permettra de mener plus rapidement la conversion. Pour les raisons connues (i69), ce nettoiement serait toujours nuisible partout où on cherche une régénération en chênes.
291. Les coupes de conversions. * — Quand les peuplements ont été ainsi préparés, on peut sûrement entreprendre leur conversion par la méthode des coupes successives (153 à 457).
Quelles que soient les essences à cultiver, la coupe d'ensemencement sera faite très sombre, afm d'éviter les rejets qui pourraient encore se produire sous l'action d'une trop grande lumière. Dans l'espace libre entre les réserves, le couvert sera complété par des perches qui, maintenues en massif clair d'un seul étage, ne donneront qu'un ombrage asser léger pour entretenir la demi-lumière favorable à la germination des graines lourdes. Il suffira donc, le plus souvent, d'enlever la végétation basse et tous les brins dominés, aussi bien sous les résen'es que dans les espaces où elles font défaut. On achèvera de relever le couvert par l'amputation de quelques branches trop basses dans les cimes des hêtres et des charmes.
Nécessairement, lorsqu'on cherchera un ensemencement en chêne, on devra faire le nettoiement du sol, ou le différer, en tenant compte de la rareté des années de semence (173-3*'). Pour toutes les essences, si le semis tardait trop à se produire, on sera conduit, le cas
"280 TRAITEMENT DÈS l'ORÊTS.
échéant, à rétablir l'état d'ensemencement par TenlêVement de quel- (|ties perches devenues sut^aboildâhtes.
En procédant à ces opératiohs, on délimitera avec soin lès pôrlies à régénérer artificiellement ; d'ailleurs, à cause de la répartition irrégulière des poHe-graines , il faut s'attendre â rencontrer ces espaces plus nombreux que dàiis lés futaies pleines. On se hâtera de les repeiipler, chacuii suivant ses exigences-
A la rigueur, on est en droit de ne pas se montrer trop sévère au point de vue de la quantité absolue des semis des essences principales, parce que, dans les taillis vieillis, Id grande variété des espèces fertiles assuré, beaucoup mieux que d&ns là futaie régulière, les éléments du remplissage.
Quoi qu'il en soit, dès qu'on juge la régéfiéralioil suffisante, on passe aux coupes secondaires. La première de celles-ci portei*a spécialement sur les plus gros arbres, qui sont les plus nuisibles par répaisseiil' de leurs cimes, et, au besbiti, sur quelques perches choisies aux endroits où elles serçienl trop serrées. Les arbres seront pris ci et là, eil nombre proportionné à l'état et atî tempérament des semis; poUr ne pas trop fatiguer la jeunesse par la trop grande abondance des produits, il sera prtideht dé ne pas eillever plus dé 80 & lOO mètres cubes par hectare. Les autres coiipes secondaires se suivront dans la même forme. Cotnme conséquetice de des enlèvements successifs portant toujours sur les plus gros arbres, oïl arrive à ne plus conserver que les perches dé l'ancieti taillis, dont le couvert peu toutîu abrite eflîôâcement le semis sans trop lui nuii*e. D'ailleurs, en retardant ainsi leur exploitation, on évile les rejets qui auraient encore pu sortir de leui*s souches.
La coupe définitive iie portant plus que sUr une faible quantité de petits bois, peut alhsi être différée sans aucun danger pour le jeune gaulis constitué.
Si la réserve des chêiles bien venants sUr coupe définitive ne peut être qu*une exception dans les futaies régulières (173), ici elle doit être la règle. Car ces arbi*es qui se sont cotlstituéë sous forme dé réserves dans l'ancietl taillis composé, sont tout préparés à l'état d'isolement dans lequel ils vont se retrouve^.
kt*fc^>i^B^nS^ n
COlfïVERSlOl^S. 281
Oii peut donc ^éserver tous les chênes en bon étal de croissance que l'otl rencontrera, siins crainte d'en exagérer le nombre. C'est la meilleure manière d'atténuer les sacrifices d'exploitabilité qui sont la conséquence de toute conversion. D'ailleurs, la régularité parfaite, absolue, ù'ést jamais désirable, et la production ligneuse d'arbhès déjà gros, pourvu qu'ils soieht parfaitement sains, est à tous égards plùls intéressante que celle de seinis naissants.
La Wgénél'àtioii par la semence de taillis vieillis h'offre donc aucune difficulté sérieuse ; oh peut même dire que la présence des perches favorise le mélange des essences, eh même tempis qu'elle facilite la éonduite des coupes successives.
Il est évident que les peuplements <jônvertis sont désormais adquis à la fulaie régulière et que, à partir de leur naissance, 11 faut leur donner les soins ciilturaux que comporte cette fornle {idi à 469).
• 299; Les coupeii temporaires de tàillis^comjildsê. — La hiahière
de baliver lés coupes temporcilres de taillis composé diflTèré, suivant que les peupleitients coilsidérés seront parcourus une otl plusieurs fois par des opérations de cette nature.
Dans le premier cas, cette coupe sera la dernière à lacjiielle on demandera utiè régénération par réjets. Le rôle dû taillis est tet^mlné comme reproducteur; dès lors il n'y a plus à se préoccuper de l'avenir des souches ; otl a même ihtérêt à diminuer autant que possible le nombre de celles qui seraient encore capables de rejeter. On réservera donc le plus grand nombre possible de baliveaui et de modemes, en bonnes essehces, sans se préoccuper autrement de leur origine ; qu'ils soient brins de semence, rejets de jeune ou de vieille souche, peu importe, pouinru qu'ils soieht convenablement disposés. Partout où on pourra ainsi composer la réserve d^éléments jeunes, tous les anciens hêtres et les modemes charmes seront exploités, parce que, en les conservant, on serait exposé à les voir se dégrader avant l'époque de la régénération, et les trouées produites par leur enlèvement ne se refermeraient plus en temps utile. Quant aux chênes, quelle que soit leur grosseur, il faut les réserver tant qu'ils sont en boa état de végétation. Où qu'il se trouve, un chêne bien
constitué est toujours à sa place ; il faut surtout considérer son exploitabilité individuelle sans trop se préoccuper de celle des peuplements qui l'environnent.
Dans les parcelles destinées à être exploitées encore deux ou plusieurs fois en taillis composé, le balivage des coupes temporaires se rapprochera beaucoup plus de celui des taillis permanents. Comme dans ces derniers, on aura recours plusieurs fois encore à une régénération par rejets et il ne faut pas amoindrir au delà du nécessaire les éléments de cette production. La grosse réserve sera donc marquée absolument comme dans les taillis permanents ; quant aux baliveaux, pour en augmenter autant que possible le nombre en essences principales (chêne et hêtre), il sufGt, le plus souvent, de se montrer moins sévère pour leur origine et d'accepter les rejets de vieilles souches. On prépare ainsi les porte-graines pour l'avenir; mais, cola fait, il est absolument inutile d'exagérer, comme on le fait sans cesse, le nombre des baliveaux d'espèces secondaires, de charmes notamment, car on risque d'appauvrir, sans aucun profit, un sousétage qui doit encore accomplir œuvre de régénération.
11 sera bon d'assigner une durée convenable à la révolution de ces taillis temporaires ; au besoin , on relèvera celles trop faibles par le passé, car les réserves auront d'autant moins à souffrir pendant la période d'attente qu'elles auront été constituées avec un fût plus élevé.
Dans les parcelles destinées à être parcourues plusieurs fois par les coupes de taillis, les soins culturaux sont identiques à ceux que comportent les taillis permanents (261 à 265). Au contraire, après le passage de la dernière coupe, on comprend qu'il n'y ait plus de dégagements à faire et les éclaircies se confondront bientôt avec les coupes préparatoires.