‹ Traité de sylvicultureChapitre 99 sur 128 · RÉCOLTE DU DOIS · texte numérisé non relu

RÉCOLTE DU DOIS

994. H"^ J^églfi, — Pan9 une même sérifi d'exploitation, Im coupes doivent être assises de manière qu'elles se succèdent de proche en proche et qu* elles aient la forme la plus régulière possible.

Quand l'assiette des coupes se fait sans suite, le jeune bois qui se trouve sur les limites de ces coupes, souffre toujours plus ou moins du couvert des arbres voisins et, lorsque ceux-ci viennent à être exploités, ils \\x\ causent encore un dommage notable par Tabatage, le façonnage et surtout par la vidange. Si les limites sont irréguliëres et forment des sinuosités profondes, ce dommage est d'autant plus grande Enfin, lorsque les exploitations ne se suivent point, il devient plus difficile d'assurer sur les jeunes coupes toute la surveillance qu'elles réclament, en raison des dégâts qui peuvent y être commis par les hommes ou par les animaux.

En observant la règle que nous venons d'énoncer, on évite tous ces inconvénients, et Ton se procure de plus l'avantage de juxtaposer des bois peu différents d'âge, qui se prêtent un mutue} appui contre les vents, la neige, le givre, etc., et se poussent réciproquement dans leur croissance en hauteur.

195. 2* Règle. — Les coupes doivent être disposées de manière que les bois d'une coupe en exploitation ne soient pas dans le cas d^être transportés à travers d'autres coupes récemment exploitées.

Cette règle a pour bqt de faciliter les transports et purticulièrement d'éviter les dommages des vidanges qui, ne pouvant s'eifécuter la plupart du temps qu'à l'aide de nombreux charrois, sont surtout ruineuses di|ns les jeunes coupes. Pour s'y conformer, il suffit que chaque coupe soit indépendante des autres et qu'elle aboutisse directement, soit sur une route ou un chemin, soit sur un ruisseau où le bois puisse se flotter, soit enfin sur (es terres riveraines '.

296. 3* Règle. — Dans toute la forêt ou série d'exploitation^ les coupes devront être assises de manière 4 toujours marcher à rencontre des pents les plus dangereux régnant dans la contrée, généralement, en France» en allant du Nord-Est au Sud-Est*.

Le principal objet de cette 3* règle est de protéger, non seulement les arbres réservés dans les coupes, mais encore les peuplements en croissance, contre les dégâts du vent. Or, malheureusement, on est à même de le constater tous les jours, si les jeunes peuplements,

1. Lorentz et Parade, Culture des bois. 6« édition, pages 198 et suivantes.

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