‹ Traité de technique minéralogique et pétrographiqueChapitre 136 sur 139 · MÉTHODES D'OPÉRATION · texte numérisé non relu

MÉTHODES D'OPÉRATION

373. Mise an point. Elle se fait en déplaçant le tube du microscope au moyen de la crémaillère, et en observant l'image de la préparation sur le verre dépoli de la chambre noire. On s'aide au besoin d'une loupe, et l'on cherche la position à donner à l'objectif pour obtenir le maximum de netteté de l'image. Avec la combinaison de l'objectif avec l'oculaire, suivant les appareils utilisés, l'image n'est point toujours nette dans toutes les parties du champ; il faut alors faire la mise au point sur un cercle de rayon égal à la moitié de celui qui limite le champ de la photographie. Quand le grossissement est fort et la source lumineuse peu intense, la mise au point sur le verre dépoli n'est parfois pas possible par suite du manque de lumière. On remplace alors le verre dépoli par une simple glace transparente, et on examine l'image projetée à l'aide d'une loupe de mise au point. Celle-ci se compose d'une lentille convergente, montée sur un tube qui coulisse dans un autre plus grand, que l'on applique contre le verre. En déplaçant plus ou moins la lentille, on met exactement au point la face de la glace tournée du côté des rayons incidents (qui correspond à celle enduite de gélatino-bromure

Photographie des préparations microscopiques 467

dans les plaques sensibles). On déplace ensuite le tube du microscope jusqu'à ce que l'image de l'objet apparaisse nettement dans le champ de la loupe.

374. Plaques sensibles et temps de pose. Comme plaque sensible, on peut prendre une marque quelconque; dans les cas où il s'agit de reproduire des coupes minces vues en lumière polarisée, on se sert d'habitude de plaques orthochromatiques sensibles au vert et au jaune, ou mieux encore de plaques panchromatiques sensibilisées pour le jaune, le vert et le rouge.

La durée d'exposition est très variable et dépend de nombreux facteurs, qui sont principalement la nature de la source lumineuse, le grossissement, la dimension de la photographie etc. Nous ne pouvons pas donner de règles précises, car ce temps de pose peut osciller entre quelques secondes et plusieurs minutes; il faut procéder par tâtonnements successifs et le déterminer expérimentalement. D'ailleurs avec un peu de pratique, on se rend aisément compte de la durée d'exposition qui est nécessaire dans chaque cas.

375. Développement des négatifs. Pour développer les négatifs obtenus, il existe de nombreuses formules, on donnera la préférence à celle qui possède le plus de souplesse et qui permet de conduire à volonté le développement, en variant les différentes proportions des corps qui sont en présence. On peut de la sorte atténuer dans une certaine mesure les écarts des temps de pose.

Dans ce but, on préparera les solutions suivantes, qui doivent être soigneusement filtrées.

Eau 500 cent, cubes

Sulfite de soude anhydre 75 grammes.

Solution A 100 cent, cubes Acide pyrogallique 5 grammes.

Eau 50 cent, cubes

Bromure de potassium 5 grammes.

IEau 100 cent, cubes Carbonate de potasse 15 grammes Carbonate de soude cristallisé 31.5 grammes

Pour développer une plaque normalement exposée on fait un bain

composé de:

Eau 80 cent, cubes

Solution A 14 » »

Solution B 6 » >

Solution Cl» »

Solution D 3 » »

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Poar l'usage de ce bain, il faut se souvenir que la solution A donne de

la transparence aux noirs, tandis que celle B les accentue; la solution

C ralentit le développement et celle D accélère la venue, de l'image. Lorsque le développement est achevé, la plaque est lavée à l'eau

et fixée au moyen d'une solution contenant

Eau 1000 cent cubes Hyposulfite de soude 200 grammes.

Lorsque toute trace de bromure d'argent non impressionné a disparu,

on lave la plaque à grande eau, et on 1^ sèche.

Pour la pratique détaillée des manipulations on pourra consulter

un des nombreux ouvrages spéciaux traitant de la photographie.

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