‹ Traité de technique minéralogique et pétrographiqueChapitre 64 sur 139 · AB A'B · texte numérisé non relu

AB A'B

et,

AL

p' représente la distance comptée de l'objectif, au point où se forme l'image réelle de l'objet, on aura donc ensuite:

'f TD»

AB à Mais -^r^ n'est pas autre chose que le grossissement de l'oculaire,

et d'après les formules (a. 113, p. 111), on écrira:

Donc

ce qui peut s'écrire sous la forme:

Instruments d*optique

Or la teneur de la parenthèse n^est autre chose que la puissance de la loupe, qui fonctionne comme oculaire; nous aurons donc G = Pp'.

Le grossissement d'une lunette est ainsi égal au produit de la puissance de l'oculaire par la distance p' comprise entre l'image réelle de l'objet et l'objectif. Si l'objet est très éloigné, p' est sensiblement égal à /", et on aura alors 0=^ P > f.

Dans les lunettes, on peut employer des oculaires variés, l'oculaire de Ramsden sera préféré lorsque la lunette est destinée à relever une direction, ce qui nécessite la présence d'un réticule ou micromètre visible en même temps que l'objet. Quand la lunette devra avoir un grand champ visuel, l'oculaire de HuYGENS est alors préférable.

119. Mise au point de la lunette. Pour que l'image d'un objet soit visible pour un observateur, l'oculaire doit avoir une position telle, que les rayons dont les prolongements forment l'image virtuelle A'B" puissent parvenir à l'œil de Tobservateur. L'oculaire 0 doit pour cela occuper une certaine position, qui dépend à la fois des qualités de l'œil, et de léloignement de l'objet; il doit donc être mobile, et fixé à Textrémité d'un tube t que l'on peut déplacer à la main, ou par une crémaillère. Ce tube pénètre à frottement doux dans un autre tube T qui porte l'objectif (fig. 161), formé d'une lentille achromatique L.

Si, dans la lunette , on fait usage d'un oculaire positif, le diaphragme, réticule, ou échelle graduée placés en a a' en avant de celui-ci, doivent pouvoir se déplacer avec lui pendant la mise au point, sans changer leurs positions respectives.

120. Champ des lunettes, diaphragmes. Tous les points visés à travers l'oculaire dans le plan où se forme l'image, ne sont pas éclairés avec la même intensité. Dans le cas où le foyer de l'oculaire n'est pas très distant de ce plan, ce qui est réalisé dans la pratique, la clarté est sensiblement la même pour tous les points situés à l'intérieur du cercle donné par l'intersection du plan dd* de

Pimage (fig. 162), avec le cône loi' qui s'appuie sur les bords opposés de l'objectif LL' et de l'oculaire //'.

Fig. 161.

Microscope 117

Il n'en est pas ainsi pour les points placés comme M par exemple, à l'extérieur de ce cercle, qui ne peuvent transmettre à l'oculaire qu'une partie de la lumière envoyée par l'objectif. Il faut donc limiter le champ aux parties nettement visibles, ce qui se fait en plaçant dans le plan de l'image réelle un diaphragme dd* d'ouverture convenable, que l'on peut toujours calculer. Fig. 162.

Si la lunette doit avoir un réticule, celui-ci se fixe sur le diaphragme lui-même qui lui sert alors de support

121. Mesure du grossissement de la lunette. Pour mesurer le grossissement d'une lunette, on détermine, à l'aide d'un oculaire micrométrique, le diamètre de l'anneau oculaire; (on donne ce nom à l'image réelle de l'objectif que fournit l'oculaire). Si D représente le diamètre de l'objectif et d celui de l'anneau oculaire, on aura:

Les objectifs et oculaires des lunettes doivent naturellement être aplanétiques et achromatiques; ils sont construits généralement avec les verres d'optique habituels, crown et flint-glass. Lorsque la lunette est destinée à l'observation des radiations ultra-violettes, qui sont absorbées par les verres ordinaires, on fait alors usage d'objectifs et oculaires en quartz.

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