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INSTRUMENTS DE PHYSIQUE

axe situé en dehors de celui du microscope, et qui est iixé sur la platine. Comme ce condensateur doit se trouver en contact avec la préparation, les lentilles qui le composent sont montées dans un petit tube qui glisse dans une bague; lorsqu'on remonte le polariseur, celui-ci vient buter contre le condensateur, qui est alors soulevé et vient s'appliquer contre la lamelle porte-objet.

Le tube du microscope a la longueur normale de 160 mm; il porte à sa partie inférieure une pince à ressort (fig. 197) servant à saisir les objectifs, qui sont vissés sur des adapteurs spéciaux à large base pour assurer une bonne mise en place, La pince qui supporte l'objecUf peut être déplacée latéralement dans deux directions rectangulaires, & l'aide de deux vis R (fig. 194 et 195), ce qui permet le centrage de l'objectif; nous n'entrerons pas dans plus de détails sur le dispositif mécanique adopté pour ce centrage, ce qui nous entraînerait

Instruments d'optique

trop loin. Les vis sont placées de telle façon, qae les mouvements qu'elles communiquent à l'objectif soient parallèles aux fils du réticule. Au-dessus de l'objectif, et aussi près que possible de celui-ci, se trouve l'analyseur A^ fixé dans une boîte montée sur une glissière. Cet analyseur peut être sorti latéralement ou intercalé à volonté sur le trajet des rayons lumineux; il est lui-même placé dans une douille pouvant tourner dans la boîte qui la contient, lorsqu'on agit sur le petit bouton de commande S. On a ainsi la facilité de modifier & volonté l'orientation de la section principale de l'analyseur par rapport à celle du polariseur; un arrêt permet de fixer cet analyseur dans une position déterminée, et la rotation qu on lui a imprimée est évaluée sur un quart de cercle gradué. Lorsque le polariseur et l'analyseur sont au zéro de leurs graduations respectives, les sections principales des deux niçois doivent être croisées. Comme Tintercalation de l'analvseur sur le trajet des rayons produit une perturbation dans leur marche qui entraîne un changement de la mise au point, on place au-dessus de l'analyseur une petite lentille de correction qui évite ce désagrément. Les oculaires employés sont généralement ceux d'HuYOENs; ils sont munis d'un réticule placé dans le plan du diaphragme où se forme

l'image réelle; les deux fils sont perpendiculaires entre eux et orientés parallèlement aux sections principales des niçois, dont ils indiquent la trace. Le réticule est fixé sur un tambour t (fig. 198) entrant à frottement dur dans le tube oculaire; on peut le faire tourner à Tintérieur de celui-ci au moyen d'une clef qui s'engage dans deux encoches a. Chaque oculaire est muni extérieurement d'une petite languette qui peut entrer dans une fente pratiquée à l'extrémité du tube porte-oculaire, ce qui permet de donner une position invariable aux fils du réticule. Une autre fente semblable permet également de placer l'oculaire de façon à ce que les fils se trouvent à 45" des sections principales des niçois. La distance entre l'oculaire et l'objectif peut être modifiée par un tirage; pour cela le tube porte-oculaire est actionné par une crémaillère qui le fait glisser dans le tube du microscope; une graduation permet d'en évaluer le déplacement. Le tube porte-oculaire possède encore un diaphragme iris /' fixé à la distance de 65 mm environ de son extrémité, son ouverture peut être vue à l'aide d'un oculaire positif, en môme temps que l'image conjuguée d'un objet placé sous l'objectif Avec ce diaphragme on peut isoler et recevoir dans l'œil les rayons qui traversent certaines régions déterminées de la préparation.

Fig. 198.

Microscopes polarisants

Fig. 200. Nicol auidliaire se plaçant au dessus de l'oculaîie des microscopes polarisants.

La lentille de Bertoand l qui serl à grossir les images obtenues en lumière convergente (a. 144, p. 143), est une simple lentille achromatique, montée sur une glissière; elle s'introduit dans le tube du microscope un peu au-dessus de l'analyseur, et peut se déplacer indépendamment de l'oculaire ou avec celui-ci pour la mise au point. La lentille se centre par trois vis a, b, c qui agissent sur sa périphérie (fig. 199).

Immédiatement au-dessus de l'objectir, on a pratiqué une ouverture rectangulaire (7 qui traverse le tube de part en part, et dont l'axe est à 45° des sections principales des niçois; elle sert k introduire difl'érentes lamelles optiques sur le trajet des rayons. Pour certaines recherches, il faut pouvoir placer un prisme de nicol au-dessus de l'oculaire; pour cela l'extrémité du tube est munie d'un disque d sur lequel s'appuye la monture métallique qui contient le nicol [Sg. 200]; ce disque peut élre gradué.

147. Microscope [type ii° 2} à centrage permanent, avec rotation de l'objectif. Ce système qui a l'avantage d'être toujours centré, est connu depuis longtemps et a été construit par la maison Nachet de Paris. Nous avons fait exécuter, par la Société genevoise pour la consthuctio.'j des lnsthuments de PHYSIQUE, un nouveau modèle de ce genre d'instrument qui nous parait pouvoir répondre à tous les desiderata. Dans ce microscope, l'objectif est lié à la platine et se meut avec elle, ce qui est réalisé comme suit (fig. 201 et 202): la platine porte une colonne verticale sur laquelle coulisse la pièce supportant l'objectif, fixé lui-môme par une pince & ressort Q. Le mouvement rapide est obtenu par une crémaillère E, tandis que le mouvement lent est communiqué à une vis mierométrique par l'intermédiaire d'une vis tangente entraînée par le tambour gradué T. Ce système est très sensible, et permet les plus petits déplacements de l'objectif. La platine tournante peut être mue à la main, ou avec l'aide d'un pignon que l'on engrène à volonté sur le pourtour denté de celle-ci; l'arrêtage de la platine est obtenu par la pince p.

Le tube qui porte Toculaire el l'analyseur se déplace indépendamment de l'objectif, il est monté sur une colonne prismatique e, qui coulisse dans une boite b; le mouvement est donné par une crémaillère commandée par un pignon. Ce dispositif très rigide, possède an tirage considérable; il permet en outre de placer sur la platine des appareils assez volumineux, après avoir enlevé la pièce qui supporte l'objectif.

liutnuDents d'opttqne

Fig. 201. Microscope polarisant du type a" 2 pour recherches pétrograpliiques,

à centrage pennanent, avec objeclir tournant Modèle de la Société gbnevoisb

poBR LA COHSTROCTION DES INSTRUMENTS DE PYRsujOE à Genftve.

La disposition du tube porte-oculaire est identique à celle adqptée dans les microscopes du premier type; l'analyseur à glissière A peut tourner .dans son support, et le tube porte-oculaire lui-même est & tirage, et

Micioacopes polariiants

possède DD diaphragme iris I'. La positioD de la lentille de Bebtraud l seule diSère; celle-ci s'adapte en effet par une coulisse h l'extrémité

Fig. 202. Coupe verticale da micioacope à centrage permaaeaL Modèle^dejla SociËTÂ GRHBTOisB POUR LA CONSTRUCTION DES iNSTRCMENTs DB pHYSigDB à Genève.

inférieure du tube; elle est montée dans une pièce qui permet de la centrer, en se servant pour cela de trois vis w. Pour certaines rechercties, il est indispensable que ce microscope puisse fonctionner

154 Instruments d'optique

comme celui du premier type; dans ce but on peut substituer à la lentille de Bertrand une pièce qui peut recevoir les objectifs, et qui possède un appareil de centrage analogue à celui des microscopes du type n° 1. Le tube à tirage permet de réaliser la longueur normale de 160 mm. Pour se servir de ce microscope comme il vient d'être indiqué, il est évident qu'il faut alors ôter la pièce portant l'objectif tournant.

Quant à la disposition du polariseur, elle est également un peu différente de celle adoptée dans le type précédent. Tout l'appareil de polarisation peut s'élever ou s'abaisser sur un coulisseau rc, et peut ensuite tourner autour de l'axe optique du microscope; un cercle gradué g et un petit vernier servent à évaluer les rotations que l'on imprime au polariseur. Une vis d'arrêtage, qui n'est point visible sur la figure, sert à maintenir le prisme de polarisation dans une position fixe. Un diaphragme iris / se trouve immédiatement au-dessus de la lentille qui surmonte le polariseur; il est commandé par un petit bouton F. Le condensateur M pour la lumière convergente est disposé comme précédemment; quant à la platine, elle peut recevoir un chariot mobile dans deux directions, qui est identique à celui décrit (fig. 196).

148. Microscope (type n^ 3) à niçois tournants. Dans cet appareil, l'objet de môme que le système optique sont fixes, seuls les niçois sont mobiles, ce qui supprime tout décentrement dans le mouvement relatif de ces derniers par rapport à la plaque microscopique. La (fig. 203) montre la coupe du microscope de ce type, construit sur nos indications par la Société genevoise pour la construction des instruments DE physique. Comme forme générale, il rappelle le microscope du premier type, auquel on a ajouté un dispositif permettant la rotation simultanée du polariseur P et de l'analyseur A' qui, dans ce cas, se place au-dessus de l'oculaire. Pour cela l'extrémité du tube du microscope est surmontée d'une sorte de platine tournante p^ qui supporte à la fois l'oculaire et l'analyseur, et qui s'engrène sur un pignon mû à la main par un bouton b. Le mouvement de rotation de l'analyseur est communiqué simultanément au polariseur par la tige e^ dont l'extrémité inférieure est de forme carrée, et s'engage dans un pignon r agissant à son tour sur une roue dentée / qui entraine le polariseur P. Le mouvement de bas en haut du prisme polarisant est obtenu par la rotation d'un écrou E à pas très rapide; Firis / qui surmonte le polariseur est actionné par le bouton F, La platine S peut tourner indépendamment des niçois; elle est munie d'un condensateur M qu'on écarte de l'axe par le levier N. Cet appareil peut porter également le chariot mobile précédemment décrit. Le tube du microscope est terminé à sa partie inférieure par un appareil de centrage R identique à celui du microscope du premier

Microscopes polarisants 155

type; la pince h objectif Q est la même ; l'appareil possède également la lentille de Bertrand l, et un analyseur A disposé identiquement à

Fig. 208. Coupe verticale du microscope polarisant à niçois tournants de la

SOCliTÉ GBHBTOISE POUR LA CONSTRUCTION OES IHSTBUMESTS DE FHYSIQDB à Geuëve.

celui précédemment décrit. En outre un diaphragme iris F est placé immédiatement au-dessous de l'oculaire. Ce microscope peut être également utilisé de la même façon que celui du premier type; il faut

lastinmento d'optique

seulement pour cela écarter l'analyseur aoxilaire A', et amener le polariseor de façon à ce que sa section principale soit perpendiculaire

à celle de l'analyseur j1; une pince de serrage permet de le fixer dans cette position.

Nous donnerons ici à la suite de ce qui vient d'être exposé, quelques indications sur divers microscopes provenant d'autres constructeurs.

La (ag. 204) représente un microscope du type n". 1, construit par la maison Fuzss ^ à Berlin. La disposition générale est assez semblable à celle que nous avons décrite; le polariseur engagé dans la douille H, n'y est pas muni d'un cercle gradué. La platine de ce modèle porte un chariot mobile un peu différent de celui que nous avons décrit; la pince à objectif est figurée en k et l'analyseur en N. La lentille de Bertrand se trouve en f; elle peut être introduite dans le microscope en la glissant dans un coulisseau que porte le tube B dans lequel Fig. 204. Microscope polarisant du type n-l à cen- s'engage l'ocul aire. Le trage facultatif. CoDstniit par la maison Fuess à Berlin, mouvement rapide et

1 C Lsisa

I optischen Instrumente der Finna R. Fubsb. Leipzig 1899,

HieroBeop«9 polarisants

Fi{. 206. Microscope polarisant du type n" 1 pour recherches pétrographiques, constrait par la maison Leitz k Wetilar.

Instraments d'opti<[ne

Fig. 806. Microscope polarisant du type n" 2 pour recherches pétrographiqnes, fc centrage permanent. Modèle de la maison Nachet & Paris.

leot de mise au point est obtenu par une crémaillère et une vis mîcrométrique.

La (fig. 205) représente un microscope du même genre, nouveau modèle de la maison Leitz de Wetzlar. La construction dans les

Microscopes pol&risants

grandes lignes est la même; au-dessous de la platine se trouve l'appareil d'éclairage muni du polariseur que l'on peut élever ou abaisser. La mise au point rapide s'obtient par une crémaillère, et le

Fig. 207. Microscope à niçois tournants du type a° 3, construit par la maison R. FUBSS à Berlin.

mouvement lent par le jeu d'une came en fonne de cœur, mise en mouvement par une vis sans fin que commmanâe le bouton visible sur la gauche de la âgure. Le tube est d'une grande section, ce qui présente un avantage pour la microphotographie; en permettant

160 Instraments d^optique

d'employer des objectifs spéciaux ne nécessitant pas Tintenrention de l'oculaire.

La (fig. 206) est un microscope du type n° 2 construit par la maison Nachet* à Paris. La platine tournante, avec divisions et vernier, porte un chariot mobile muni de divisions de repérage et d'une équerre d'appui. La mise au point est obtenue par crémaillère et vis micrométrique donnant -^ de m.m. Les objectifs s'adaptent par une pince du type ordinaire. Le polariseur est placé sous la platine, dans un tube muni d'un petit cercle divisé, il est surmonté d'un diaphragme iris. Le condensateur à grand angle est introduit par un mouvement de bascule. Tout le système polariseur est mobile au moyen d'une vis à marche rapide, et peut pivoter autour d'un axe excentrique. L'analyseur est monté sur articulation, et peut être rabattu dans le tube supérieur, ou relevé pour les observations en lumière naturelle.

Enfin la fig. 207 montre un microscope & niçois tournants de la maison Fuess.* La rotation simultanée du polariseur et de l'analyseur est obtenue par la tige 5, qui est munie de deux pignons à nombre de dents identique. Ceux-ci s'engrènent sur deux roues dentées, qui portent le polariseur, et l'analyseur avec l'oculaire. Pour le reste de l'instrument la disposition, comme on peut le voir sur la figure, est assez semblable à celle du type n° 1 que construit cette maison.

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