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À. — TRAITEMENT INTERNE

Chez les lymphatiques et les débilités, on devra, dans le cas d’engelures persistantes et récidivantes, instituer un traitement interne; on ordonnera donc l’hurle de foie de morue, le sirop iodo-lannique, le sirop d'iodure de fer, les toniques, etc.

B. — TRAITEMENT LOCAL

Les prédisposés devront, durant toute la saison froide, ne se servir pour se laver le visage que d’eau aussi chaude qu'ils peuvent la supporter.

On a prescrit des topiques innombrables.

Les lotions avec l'alcool camphré, ou avec le mélange de Monin :

% Glycérine pure. . . . . . . . 30 grammes.

Teinture d’iode .

Teinture d’opium . . . . .

Badigeonner trois fois par jour.

Pour calmer les démangeaisons du soir, frictionner les parties avec :

% Glycérine .

à 50 grammes.

Eau de rose. È

TANNID EN EE RE NUE . 06r,10.

puis poudrer avec :

% Salicylate de bismuth . . . . . . . 10 grammes. AMITONS etes ee Ne ME DENT EURO — M. s. a.

Si les engelures sont w/cérées, on se trouvera bien de les envelopper avec des feuilles de noyer ramollies dans l'eau chaude; on fera des lotions avec l'alcool camphré, le vin aromatique, la liqueur de van Swieten; ou, enfin, des applications d’onquent Canet ou de liniment oléo-calcaire.

Périchondrite du pavilion.

La périchondrite du pavillon est une affection assez rare. Elle peut survenir d'emblée, sans cause connue, ou bien être

au contraire consécutive soit à une otite externe, soit à une otite moyenne.

Le pavillon change de forme ; sa face antérieure se tuméfie, se tend, devient globuleuse et offre l’apparence d’une tumeur douloureuse, occupant toute la surface antérieure, sauf le lobule qui est toujours respecté.

Cette tumeur rouge foncé est fluctuante et offre, une fois constituée, une grande ressemblance avec l’othématome; mais elle en diffère totalement par sa marche, la périchondrite ayant une évolution lente, et par son contenu; elle renferme en effet un liquide séreux ou séro-purulent, mais jamais hématique.

Si l’on assiste au début de l'affection, ce qui est rare, on essaiera d’enrayer sa marche par un traitement antiphlogistique sérieux. Mais si on est appelé trop tard, ou si, malgré tout, la tumeur s’accroit, on devra intervenir. On pratiquera soit la ponction évacuatrice de la tumeur, soit l’incision qui permettra mieux de curetter, si besoin est, la face antérieure du cartilage auriculaire, et de procéder à l’ablation d’un séquestre, si le cartilage était nécrosé.

L'opération pratiquée aussi antiseptiquement que possible sera suivie d’un pansement compressif.

La guérison pourra survenir sans déformation notable; mais souvent ici, comme dans l’hématome, une fois la cicatrisation obtenue, la forme du pavillon est plus ou moins altérée ; il reste recroquevillé.

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Eczéma de l’oreille externe.

Les affections cutanées sont fréquentes sur le pavillon. Leur traitement, à quelques nuances près, ne diffère pas de celui qui leur est appliqué sur les autres parties du corps.

L'eczéma du pavillon est une affection très commune; on l'observe de préférence chez les enfants lymphatiques et

scrofuleux et les femmes à l’époque des règles ou de la ménopause.

À. — Au point de vue thérapeutique, nous devons séparer des éruptions eczémateuses vraies les lésions cutanées d’apparence eczémateuse causées par des irritants divers mis en contact avec les téguments du pavillon, souvent dans un but thérapeutique ou esthétique.

lei, le traitement est simple; il suffit de supprimer la cause, l'agent irritant. Puis une fois les téguments mis à l’abri du contact nuisible, il faut calmer l’irritation des parties. On y parviendra par des lotions faites matin et soir avec de l’eau boriquée tiède, ou même de l’eau d'amidon (irrigations, affusions).

B. — Après chacune d'elles, on appliquera sur le pavillon de la vaseline, ou du glycérolé d'amidon, ou une pommade contenant un dixième d'oxyde de zinc; l’on saupoudrera le tout avec de l’amidon et l’on recouvrira d’un linge très fin; un peu de coton hydrophile sera introduit préalablement dans le conduit pour éviter la pénétration de la poudre.

Souvent cette dermite se propage ou coexiste dans le conduit, et se complique soit d’ecthyma, soit de furoncles, soit même de véritables eczémas. On combattra ces diverses infections secondaires suivant le traitement propre à chacune d'elles.

B.— L'eczéma vrai peut se rencontrer sous deux formes : la forme aiguë et la forme chronique. La thérapeutique générale des eczémas trouve ici son application; il est pourtant quelques préparations qui paraissent posséder une certaine efficacité sur cette région découverte, et exposée aux frottements. L’eczéma du sillon rétro-auriculaire est fréquent et tenace.

1° L’eczéma aiqu sera traité par des applications de poudres inertes : poudre d'amidon; poudre d’amidon et poudre de calomel à parties égales.

Si la suppuration est intense et les croûtes épaisses, on fera disparaitre celles-ci en enduisant le pavillon d’un corps gras

TRAITEMENT DES MALADIES DU PAVILLON. 05 inoffensif ; l'huile d'olives pure et stérilisée convient très bien; puis le lendemain, à l’aide d’un pinceau, on nettoiera douce-

ment toute la surface.

Alors seulement on appliquera les pommades :

% Oxyde de zinc. . . . . . . . . . . . 1 gramme. Poudre d’amidon . . . . . . . . . . — Vaseline pure. … . . …… … … . . . ; 40 — M.s. a.

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