PATE DE CALL ANDERSON
>% Sulfure de baryum. … : 6 grammes.
OXVUERTENANC NE — CATNINNE ENS 006 =
On mélange cette poudre à une quantité d'eau suffisante pour en faire une pâte; on l’étale sur la partie malade, puis on l’enlève et on savonne au bout de trois minutes.
Le sulfure de calcium agit de même.
PATE DE DUHRING
% Sulfure de sodium 8 grammes.
CRAICIPRÉDATÉ EE 2 — M. s. a.
Triturer avec de l’eau de manière à faire une pâte; appliquer en couche
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mince pendant dix à quinze minutes; enlever dès que l’on éprouve une sensation de cuisson; laver et mettre une pommade calmante.
RUSMA DES ORIENTAUX
On délaie dans neuf parties de chaux vive une partie d'orpiment; on ajoute un jaune d'œuf ou de la farine de froment et on fait bouillir avec un peu d'eau, de facon à avoir une pâte qu'on applique en couche mince, avec une spatule en bois, sur les points où sont les poils; au bout de cinq à dix minutes, quand la cuisson commence à être vive, on racle rapidementavec la spatule, puis on lave la peau à Peau chaude et on saupoudre avec une poudre inerte blanche (amidon, poudre de riz, oxyde de zinc); où bien, si lirritation est trop vive, on fait une onction avec une pommade émolliente.
B.— La méthode vraiment active pour détruire les poils est l'épilation par l'électrolyse. Elle consiste à détruire le bulbe du poil en le faisant traverser par un courant négatif. Cette méthode de traitement, recommandée d'abord par Léon Le Fort en France et par Michel de Saint-Louis, en Amérique, a actuellement un manuel opératoire nettement réglé ; son usage à été vulgarisé en France par les travaux de mon savant collègue Brocq.
Les instruments nécessaires pour pratiquer cette opération sont une pile avec galvanomètre bien réglé et bien sensible, des aiguilles à extrémité très fine. Ces aiguilles peuvent ètre en or, en plaline ou mème en acier; mais il est très important que leur trempe soit parfaite; flexibles, elles peuvent se courber pendant l’opération; trop dures, elles risquent de se briser. Ces aiguilles peuvent être montées sur un porteaiguille; mais celui-ci est d’une manœuvre difficile dans une opération qui demande une grande délicatesse dans le mouvement des doigts, et la plupart des opérateurs sont aujourd'hui d'accord pour préférer des aiguilles coudées à leur extrémité el montées sur une pièce mélallique à pans coupés, d’une longueur de deux centimètres environ, d’un diamètre de 3 à # millimètres, percées d'un canal central dans lequel on engage la barette terminale du fil électrique.
Un certain nombre de dermatologistes ont conseillé de
recouvrir l'aiguille d'un corps isolant ne laissant à décou-
vert que les derniers millimètres de la pointe : cette précaution a pour but d'éviter une irritalion trop grande des tissus traversés par l'aiguille et de limiter son action à la partie terminale, au niveau du bulbe pilaire. Le revêtement de l'aiguille par un corps isolant paraît une précaution inutile, parce que naturellement la diffusion de l'électricité se limite à la pointe.
Voici, du reste, l'opinion de Brocq à ce sujet :
« On a cherché à éviter toute cicatrice ultérieure en épargnant les couches superficielles du derme et l’épiderme et en n'agissant que sur le bulbe pileux. On a pour cela isolé la lige des aiguilles jusqu'à 2 millimètres environ de la pointe, qui agit seule sur les tissus. On comprend donc qu'en méttant cette pointe libre en contact avec le bulbe du poil, si ce bulbe est à 3,5, T millimètres de profondeur, les couches supertficielles du derme resteront indemnes. J'ai vite renoncé aux aiguilles isolées par les procédés ordinaires, car il est fort difficile de faire tenir du vernis sur des tiges aussi minces; dès qu'on introduit l'aiguille dans le follicule pileux, le vernis se détache ; il faudrait avoir une aiguille pour chaque poil. M. Chardin est arrivé à construire, sur mes indications, une aiguille isolée assez pratique. C'est une tige en platine iridié, de la longueur et de la grosseur de mes aiguilles ordinaires, montée sur le même cylindre qu'elles. À 2 millimètres de la pointe, que l’on fait aussi fine que possible, on use un peu la üge circulairement dans une étendue de #4 à 5 millimètres, de manière à obtenir une sorte de petite dépression. On enroule ensuite dans cette petite dépression un fil de soie extrêmement fin qui recouvre complètement le métal à ce niveau et qui constitue le corps isolant. L'introduction de celte aiguille est parfois assez laborieuse; il faut lui imprimer quelques mouvements d'hélice. Il est de plus malaisé de savoir si la partie terminale libre est en contact avec le bulbe du poil. Enfin on ne peut, quand on l’'emploie, saisir l'instant précis où ce bulbe est désorganisé. Aussi doit-on exercer, pendant que le courant passe, des tractions légères sur ce poil avec la pince, ou se
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résoudre à tâtonner, et à faire passer un courant de force connue et mesurée pendant un laps de temps rigoureusement déterminé, de manière à avoir une quantité précise d’électricité que l'expérience aura démontrée nécessaire et suffisante chez la malade en question pour la destruction de poils semblables à celui que l’on opère dans la mème région, Toutes ces difficultés font que l’on ne doit se servir des aiguilles isolées que lorsqu'on n'a à détruire que quelques poils très volumineux situés dans des régions fort apparentes : sinon il faut se servir des aiguilles ordinaires. »
Le but de l'opération est de détruire le bulbe du poil. Pour arriver à ce résultat, on commence par amener la pointe de l'aiguille en contact avec celui-ci en pratiquant le cathétérisme du follicule pileux. Pour faire cette opération dans de bonnes conditions, il est bon d’avoir des notions aussi précises que possible sur le volume des poils, sur leur direction et surtout sur la profondeur du bulbe, éléments très variables avec les régions et les individus : on pourra acquérir quelques-unes de ces notions en pratiquant l’avulsion d'un ou plusieurs poils similaires de ceux sur lesquels on devra opérer.
Pour pratiquer le cathétérisme du follicule pileux, on introduit l'aiguille au niveau du poil et on la pousse suivant sa direction présumée : si la direction à été bien prise, laiguille glisse jusqu'à la profondeur du bulbe facilement et sans que la main de l’opérateur éprouve la moindre résistance; si l'opérateur éprouve une résistance avant d'être arrivé au niveau cherché, c’est que la pointe de l'aiguille n’est pas dans la cavité du follicule ; il faut retirer l'aiguille sans plus forcer, recommencer l'opération et modilier la direction jusqu'à ce qu'on sente que l'aiguille s'enfonce, pour ainsi dire, toute seule.
Quand l'aiguille a été amenée en place, il s'agit de faire passer et de régler le courant. Pour cela, différents procédés peuvent être employés, suivant que le médecin à ou n'a pas d'aide à sa disposition. S'il y a un aide, l’opéré saisit dans la
main le cylindre imbibé d’eau salée qui correspond au pôle positif, ou porte, appliquée solidement sur le bras, une plaque métallique et humide qui correspond à ce même pôle; l'aide lait tourner lentement la manette du collecteur du galvanomètre jusqu'à ce que l'aiguille indique l'obtention de l'intensité maxima avec laquelle on veut agir, en général de 2 à 5 milliampères. On maintient l'intensité du courant pendant le temps jugé nécessaire à la destruction du bulbe (voir plus bas), puis on ramène le collecteur rapidement au zéro.
Quand on n'a pas d'aide, Brocq conseille de commencer par porter le collecteur de la machine sur le nombre d'éléments qui correspond à peu près au courant dont on veut se servir; puis l'aiguille est mise en place et introduite dans le follicule. Quand l'aiguille est bien placée, l'opéré saisit le cylindre formant le pôle négatif: il le serre lentement, progressivement pour ne pas éprouver de secousses douloureuses que les différents tàätonnements, qu'on est obligé de faire pour mettre l'aiguille en place, lui occasionneraient s’il tenait ce cylindre dès le début de l'opération; quand le médecin Juge que le poil est suffisamment détruit, il commande de lâcher le cylindre, puis il retire l'aiguille. Les douleurs de l'ouverture et de la fermeture du courant sont ainsi atténuées, quoiqu elles soient plus vives que lorsqu'on se sert d’un aide. Ce mode de procéder demande de la part du malade un calme et une volonté qu'il n’est pas donné à tous d'atteindre.
Pour suppléer à l’aide absent, différents interrupteurs ont été construits qui se placent sur le trajet du fil négatif, se manœuvrent avec le pied et permettent à l'opérateur d'ouvrir et de fermer le courant, tout en conservant la liberté de ses deux mains et sans s’en rapporter à l'intervention du malade : quelques-uns de ces interrupteurs sont construits de telle sorte que la mise en mouvement du courant ne se fait que progressivement, en évitant toute secousse douloureuse. En tout cas, l'aiguille ne doit être enlevée qu'après l'interruption du courant.
L'épilation électrolytique est une opération douloureuse,
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surtout en certaines régions comme les lèvres, les narines; aussi a-t-on été naturellement conduit à tenter l’anesthésie locale avant l’opération. Les essais faits dans cette voie n’ont pas donné grand résultat. Les badigeonnages et les frictions avec les solutions et les pommades à la cocaïne, en particulier, n’apportent pas de soulagement notable, Il sera bon cependant, dans un certain nombre de cas, particulièrement chez les sujets nerveux, de les employer autant pour l'influence morale qu'elles pourront exercer que pour la légère atténuation de la douleur qu’elles pourront procurer. Les injections de cocaïne, même au centième, recommandées par Dubreuilh, sont redoutées de la plupart des opérateurs à cause des accidents graves imprévus qu'elles amènent quelquefois.
Dès que le courant passe, une zone érythémateuse assez étendue se développe autour de laiguille; puis une écume blanchâtre se montre au centre de celle-ci; enfin, quand l'action du courant est maintenue un certain temps, la mousse est remplacée par un petit cerele brun clair; après l’ablation de l'aiguille, il se développe une vésicule transparente dont le contenu se trouble rapidement. Il y à en même temps tuméfaction générale de la région sur laquelle on à opéré, et, si les poils étaient volumineux et profonds, il se forme un véritable noyau d’induration. Tous ces accidents tombent rapidement, et le‘lendemain de l'opération on ne voit plus que de petites vésico-pustules, ou des points acnéiformes, de petites eschares qui correspondent aux piqûres (Brocq).
L'intensité du courant à employer variera avec le volume des poils à enlever : il oscillera entre 2 et # milliampères, 5 au plus; des courants plus forts pourraient amener une désorganisation excessive des tissus et la production de cicatrices trop apparentes.
Le temps pendant lequel le courant doit être maintenu varie avec la profondeur et le volume des poils, suivant la région où l'on opère : une certaine habitude de l'épilation électrolytique est nécessaire pour lapprécier exactement. Quelques indications générales peuvent cependant être don-
nées. Pour les poils fins, un temps de dix à quinze secondes suffira généralement: pour les poils volumineux, il faudra souvent le prolonger pendant trente à quarante secondes. Voici les recommandations données par Brocq :
« S'il s’agit de poils volumineux placés en des points où de petites traces blanches soient imperceptibles, comme la partie inférieure du menton, on peut faire passer le courant jusqu’à ce que le poil cède à des tractions modérées, ou tout au moins, s’il résiste trop longtemps, jusqu'à ce qu'il se forme autour de l'aiguille un petit cerele d’un brun clair, et lorsqu'il y a déjà de dix à vingt secondes que la mousse s'est montrée avec un courant de # à 5 milliampères. Dans ce dernier cas, on regarde au bout de dix à quinze minutes si le poil tient encore. Le plus souvent il vient sans résistance, ce qui prouve quil a été détruit. Sinon, on remet son ablation définitive à une séance ultérieure.
« S'il s’agit de poils placés à des endroits assez visibles tels que la partie supérieure du menton, les joues, on opère en exerçant sur eux des tractions assez fortes avec la pince. On doit avoir quelques récidives, mais on se rapproche le plus possible du moment précis où le bulbe est désorganisé.
« Enfin, s’il s’agit de poils assez fins et placés en des régions fort douloureuses, délicates, où il faut à tout prix éviter d’avoir la moindre cicatrice, comme à la lèvre supérieure, par exemple, on exerce sur le poil des tractions assez fortes; mais, de plus, on cesse de faire passer le courant dès que la mousse s’est formée autour de l'aiguille depuis trois ou quatre secondes.
« On attend ensuite quelques minutes. Si au bout de ce laps de temps le poil ne cède pas à des tractions modérées, ce qui arrive parfois, et si les tissus périphériques ne paraissent pas avoir été trop désorganisés, on fait passer de nouveau le courant jusqu'à ce que le poil cède à des tractions assez fortes. Siau contraire les Lissus sont {rop atteints, on remet à une prochaine séance la destruction complète du poil. »
Le conseil, donné comme loi générale, d'arrèter le courant
dès que la mousse se montre autour de l'aiguille, conduirait souvent à le suspendre avant que la désorganisation du poil ne fût suffisante. Si on exerce des tractions modérées pendant le cours de l'opération jusqu'à ce que le poil cède et vienne au bout de la pince, on s'expose à désorganiser beaucoup trop profondément les tissus.
Il ne faut pas enlever dans la même séance des poils assez rapprochés les uns des autres pour que les vésicules provoquées par l'opération viennent au contact les unes des autres. Le nombre de poils qu'on peut enlever dans une seule séance n'est pas limité, dès lors qu'on respecte la condition que je viens d'indiquer; généralement, au bout d’une demi-heure à trois quarts d'heure de séance, opérateur et opéré ne demandent qu’à suspendre; dans ce temps, suivant le siège et l’importance des poils, il est possible d'en enlever de trente à quatre-vingts. On peut au besoin faire plusieurs séances dans une même Journée, pourvu que la région sur laquelle on opère soit assez étendue pour que les vésicules, provoquées par l’électrolyse, ne viennent pas au contact les unes des autres. Si les vésicules étaient assez rapprochées pour devenir confluentes, il y aurait à craindre la production de cicatrices vicieuses.
Les modifications de la peau, observées à la suite de lopération, sont des plus variables suivant l'intensité du courant employé, suivant la région, suivant les sujets. Après cinq ou six Jours, toute trace de l’opération peut avoir disparu; plus souvent, il persiste pendant un certain temps des taches érythémateuses, des taches pigmentées, qui laissent de petits points blanchâtres cicatriciels visibles surtout quand on tend la peau. Après l’ablation des poils volumineux, surtout au niveau du menton, il n’est pas rare d'observer de petites indurations kéloïdiennes du volume d'une tête d’épingle ou de petites dépressions cupuliformes rappelant les petites cicatrices de l'acné ou de la variole.
À la suite de séances rapprochées faites dans une région touffue, il est habituel de voir une induration phlegmoneuse
de la peau se produire; cette induration s’efface et disparait spontanément au bout de quelque temps.
Un certain nombre de poils échappent à la destruction complète, quelle que soit l'habileté de l'opérateur; quelquesuns repoussent avec toutes leurs qualités; la plupart repoussent tortueux, recroquevillés, avec une extrémité en massue:; quand on essaie de détruire à nouveau de tels poils, l'opéralion est souvent fort délicate; le canal pilaire est devenu flexueux comme le poil extérieur et il est fort difficile d'attendre le bulbe.
Après la destruction des poils volumineux d’une région, ilest habituel de voir celle-ci se recouvrir d'un certain nombre de poils assez gros; ceux-ci ne sont pas des poils attaqués et ayant échappé à la destruction, mais des poils follets et peu volumineux qui se développent d'une facon plus considérable après la destruction de leurs congénères. Cette croissance de nouveaux poils exige une nouvelle intervention et il n'est pas rare qu'on soit forcé d'intervenir de la sorte plusieurs fois de suite. En général, il persiste dans la région opérée un certain duvet.
Il faut éviter d'appliquer des topiques irritants sur la région opérée; ils semblent avoir pour résultat de favoriser la repousse de poils volumineux : on se contentera de faire des applications de poudres inertes en cas d'irritation.
La destruction des poils par l'épilation électrolytique, à moins que l'opération n'ait pour but de faire disparaître seulement quelques poils rares et volumineux, est toujours une entreprise longue et douloureuse. D'après Brocq, un opérateur habile ne mettrait pas moins de deux mois pour épiler la lèvre supérieure, six mois pour le menton, deux ans pour détruire une barbe fournie entière.
Les indications, généralement admises, de l'épilation éleclrolytique sont les suivantes :
Quand une jeune femme vient consulter pour une hypertrichose de la face peu accentuée, ne portant qu'un léger duvet peu apparent, il faut lui conseiller de se contenter de
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dissimuler autant que possible cette légère infirmité. S'il existe quelques poils très développés et vraiment difformes, elle pourra les couper avec des ciseaux, les arracher avec des pinces, les flamber, bien que ces opérations fréquemment répétées conduisent à un développement plus exagéré encore. Il faudra déconseiller l'usage des pommades épilatoires qui sera toujours suivi d’une exagération notable du développement des poils et même du duvet.
Si le développement des poils est véritablement excessif et rend le visage difforme, si la malade insiste pour leur destruction, il faudra recourir à l’électrolyse, en ayant soin de ne détruire que les poils les plus volumineux.
On se décidera plus facilement à enlever les poils de la région pré-sternale, du mamelon, ceux qui recouvrent les nævi ‘pigmentaires, les poils volumineux du menton développés chez les femmes d’un certain àge.
Les femmes porteuses de véritables barbes seront informées de la longueur et des difficultés du traitement; si elles insistent, si leur moral est véritablement affecté, si elles persistent dans une ferme volonté de se faire opérer malgré les objections du médecin, il est des cas où il sera difficile de ne pas céder et de ne pas faire un essai de destruétion.
Dans ces derniers temps, l'emploi des rayons X à été recommandé en Amérique comme susceptible de faire tomber les poils et comme moyen pratique d'épilation. Nous n'avons aucune expérience de ce mode d'épilation, mais il ne nous parait devoir procurer qu'une chute tout au moins temporaire des poils.