À. — COMPLICATIONS ET RETENTISSEMENTS INTESTINAUX
Les plus importants sont : l’entéro-colite muco-membraneuse, l'engouement cæcal, la diarrhée et les hémorrhoïdes.
1° Entéro-colite muco-membraneuse.
On lui a opposé l’oprum (Siredey), les purgatifs salins et les frictions à l'huile de croton sur le ventre (Wannebroucq), la liqueur de Fowler (Williams, de Costa, Findley), les eaux de Barèges associées aux purgatifs salins (Le Bret), les Zave-
ments de nitrate d'argent, le chlorate de potasse (de Courval), le bichlorure de mercure (Guéneau de Mussy), les lavements à la créoline, etc. — Quand elle dépend de l’hypersthénie, elle guérit par les grandes irrigations rectales, Vusage régulier de l’Auile de ricin associée à une petite quantité d'extrait de belladone, à la condition qu'on suive, en même temps, le régime et le traitement de la maladie causale.
On insistera sur la viande cruc délayée dans du bouillon de poulet; on recommandera une eau bicarbonatée calcique comme Pouques où Condillac pendant le repas et des infusions chaudes à la fin de ceux-ci. Les cures de P/ombières et de Chätel-Guyon sont spécialement indiquées.
2° Accidents appendiculaires.
Je les ai constatés 82 fois dans 1585 cas d'hypersthénie gastrique ; soit dans 5 p. 100 des cas. Ils sont toujours précédés ou accompagnés d'une coprostase locale spéciale, formée de matières acides, riches en principes azotés et minéraux, comme l’entéro-colite muco-membraneuse est précédée de coprostase colique et iliaque".
Son traitement prophylactique consiste à traiter l’hypersthénie causale et à combattre, en permanence, la coprostase. L'huile de ricin belladonée (trois gouttes de teinture de belladone pour une cuillerée à dessert d'huile de ricin), le calomel, les errigations rectales, le massage doux du côlon, sont les meilleurs adjuvants du traitement gastrique.
Si le cæcum est sensible à la pression, s’en tenir à lhuile de ricin belladonée ou au calomel. Appliquer sur la région cæcale de l'onguent mercuriel belladoné qu'on recouvrira d'un cataplasme. — Ordonner le régime lacté absolu.
Si la douleur cæcale prend les caractères d’une cerise appendiculaire, pratiquer une injection sous-cutanée de ch/or-
1. AcgertT RoBix. — L'appendicite. Pathogénie et traitement prophylaction Bullelins de l'Académie de médecine.t.XXXVIT, p. 448, 13 avril 1897.
hydrate de morphine ou appliquer le liniment opiacé et belladoné ci-dessous :
HBaumettranquille EC CN LOS TamnieEs.
Extrait thébaïque . . . . . | — "de jusquiamer sr id. 2 — — de belladone.
Chloro forme FREE PO —=
F.s. a. Liniment.
Pour éviter l’action constipante de la morphine, au cas où celle-ci devrait être employée plusieurs jours de suite, on la remplacera par la codéine :
JACOUÉINE.-122 er MR (IN (De) Extrait de gentiane. . . RO on ateiee vie (0) &b F.s. a. une pilule. — Prendre une pilule toutes les trois heures.
Quand l'intestin aura été déblayé, on prendra les plus grandes précautions pour empêcher le retour de la coprostase, en insistant sur l’obligation d’une selle quotidienne et suffisante, provoquée au besoin par les lavements, l'huile de ricin ou tel des laxatifs cités plus haut‘.
La médication antiseptique est inutile. La meilleure manière de faire l’antisepsie de l'intestin, c'est d’expulser les matières qui y fermentent; les laxatifs, les irrigations remplissent parfaitement ce but.
Les purgatifs doivent être employés dès le début des accidents appendiculaires. Je repousse l'emploi des opiacés en tant qu'agents destinés à immobiliser l'intestin; on ne les emploiera que pour calmer la douleur.
Les accidents disparus, ordonner une saison à Chätel- Guyon.
3° Diarrhée.
On s’assurera, avant de traiter la diarrhée, qu'elle n’est pas due à la constipation. Cette sorte de diarrhée survient par dé-