AU MOYEN DE LA SONDE DE GOMME INTR A-TYM P AN IQUE
Pour être certain d'introduire le liquide en suffisante quantité pour obtenir une action thérapeutique topique sérieuse, on doit employer le procédé suivant. Ou cocaïnise les voies nasales. Avant de mettre le gros cathéter en place, on a soin d'y introduire une sonde de gomme fine (4 millimètre et demi au plus) glissant facilement et aseptisée.
La solution chauffée au bain-marie est prise avec la seringue de 5 grammes aseptisée ; puis la sonde introduite dans la trompe. Ensuite, on pousse doucement la sonde de gomme vaselinée pendant que le patient déglutit; on l'enfonce de 3 centimètres à 3 centimètres et demi au plus : son bec aborde la trompe osseuse ; alors, on adapte le bec de la seringue au pavillon de la sonde, et Ton pousse l'injection (de 1 gramme à 2 grammes); l'excès reflue par la narine. En général, on voit le tympan s'injecter légèrement ; mais il n'y a pas de douleur a, gi la solution n'est pas irritante (solutions de bicaride(l/30); de pilocarpine (1/100), etc.).
"« caustiques sont nécessairement suivies de
réaction très limitée du reste, les liqueurs étant préparées à doses faibles.
Dans certains cas, il faudra placer un mandrin de maillechort dans la petite sonde de gomme pour lui donner la raideur qui lui permet de pénétrer : et l'extrémité de ce mandrin métallique n'arrivera qu'à 1 centimètre du bec de la sonde. Une fois le cathéter, armé de la sonde molle, placé dans la trompe, l'opérateur le saisit en même temps que les narines, et le fixe ainsi que le pavillon de la sonde incluse ; il peut alors retirer doucement le mandrin graissé ft huile de vaseline aseptique en laissant la sonde. Une douche d'air peut être lancée à l'avance par la petite sonde, pour s'assurer avec Fotoscope que l'instrument répond bien à la cavité tympanique.
Les sondes intra-tympaniques sont d'excellents agents de traitement; elles ont déjà un calibre suffisant pour dilater le conduit tubaire (8/3 de millimètre) ; de plus, elles permettent de lancer sûrement l'air, les vapeurs, les liquides dans l'intérieur de l'organe malade ; e'est l'instrument de choix de l'injection intra-tympanique.
On pourrait aussi s'en servir pour aspirer les exsudats dans certaines conditions; au chapitre de l'otorrhée avec perforation, nous montrerons le parti qu'on tire de cette sonde intra-tympanique. En aspirant par ce moyen l'air inclus dans la caisse, on aspire aussi le tympan; si l'on faisait succéder plusieurs aspirations à des insufflations d'air, au moyen de cette sonde intra-tympanique, on ferait exécuter une gymnastique passive à tout l'appareil sclérosé; or, avec la petite pompe du masseur, on obtient assez bien ces alternatives utiles; mais le calibre de ces sondes est trop réduit pour obtenir un grand effet. La sonde intra-tympanique a cependant des défauts; elle demande beaucoup de soins; elle se gonfle et se ramollit vite ; elle se détériore et devient rugueuse ; si on oublie de replacer son mandrin, elle se bouche facilement; il faut donc en changer assez souvent, et la bien aseptiser. (bain de solution dephéno-salylè. 1 p. 100).
i76 TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE APPLIQUÉE.