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Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxième

Ce volume et les suivants contiennent tout ce qui se rapporte à la technique des opérations spéciales.

Les procédés de désinfection les plus perfectionnés sont employés à ma clinique et leur efficacité est sans cesse vérifiée dans mon laboratoire de bactériologie. Cette adjonction à la salle d’opérations d’un laboratoire spécial de bactériologie, où tous les procédés de désinfection sont contrôlés par les méthodes les plus délicates, notamment par des cultures sur les milieux appropriés, est la meilleure garantie que puisse posséder le chirurgien.

Depuis la publication du premier volume de ce traité, j’ai remplacé la solution de sublimé à i p. i ooo par la solution d’oxycyanure de mercure à 4 p. 1000. En effet le pouvoir microbicide de loxy cyanure de mercure, qui a été déterminé dans mon laboratoire, est quatre fois inférieur à celui du bichlorure de mercure.

La peau est rasée, puis lavée avec du savon noir en solution dans le formol à i p. ioo, et dégraissée avec de l’éther.

Nous pratiquons toutes les opérations avec des gants de caoutchouc. Le champ opératoire est circonscrit par des serviettes stérilisées, fixées à la peau à l’aide des nouvelles pinces érignes qui sont décrites plus loin1.

Les instruments, les drains de verre, etc., sont stérilisés à sec à la température de 170°.

L’eau salée à 8 p. 100, les compresses-éponges, les serviettes, le coton à pansements, les drains de caoutchouc, la soie, le crin de Florence, etc., sont stérilisés dans la vapeur sous pression, à i34° ; on les sèche ensuite dans l’étage supérieur de l’étuve sèche.

1 . La plupart des clichés photographiques reproduits dans ce volume et dans les volumes suivants ont été faits à une époque où Von n’opérait pas avec des gants. Le lecteur ne devra donc pas s’étonner d’y voir les mains nues.

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