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ADHÉRENCES ET ATRÉSIE DE L’ORIFICE BUCCAL

ATRÉSIE SIMPLE

L’atrésie simple se traite par une opération analogue à la càntlioplastie externe. On incise la peau et la muqueuse horizontalement sur

Fig. 4o5. — Atrésie de la commissure labiaie par une cicatrice de brûlure au 4e degré. Tracé des incisions autoplasliques.

Fig. 4o(). — Même opération.

Résection des tissus pathologiques et reconstitution de la commissure buccale.

Les sutures sont terminées.

1 etendue nécessaire, d'un seul ou des deux côtés. On excise ensuite une quantité de peau suffisante au niveau de l’une et de l’autre lèvre pour obtenir le renversement normal de la muqueuse en dehors, et on suture les lambeaux muqueux à la peau par une suture à points séparés.

OPÉRATIONS SUR LA TETE

ATRÉSIE CICATRICIELLE

L'atrésie cicatricielle d’une commissure à la suite dr’une brûlure exige la résection des tissus pathologiques dans toute leur épaisseur. On fera cette résection par une double incision en Y, circonscrivant un losange à grand axe vertical.

On fera ensuite, pour rétablir la commissure dans son étendue normale, une petite incision en Y, on réséquera les tissus intermédiaires (fig. 4o5) et on suturera à la peau deux petits lambeaux muqueux. Réunion verticale des deux incisions en V, supérieure et inférieure par une suture séparée de la muqueuse et de la peau.

TUMEURS

TUMEURS BÉNIGNES

LIPOMES. — FIBROMES. — MYXOMES

Ces tumeurs s’extirpent de préférence par une incision buccale transversale.

L’opération est simple, et varie suivant chaque cas particulier.

KYSTES. — ADÉNOMES

On fera également l’extirpation au bistouri. Si l’anesthésie locale peut suffire, on circonscrira la région qu’il faut anesthésier par l’application de deux longues pinces à mors élastiques, et on fera des injections interstitielles de cocaïne à i/5oe, après avoir pris soin d’anesthésier la peau au chlorure d’éthyle.

ANGIOMES

Les angiomes bien limités doivent être extirpés au bistouri. Il y a peu de sang lorsque l’on coupe à 2 ou 3 millimètres au delà du tissu caverneux.

Les angiomes diffus ne peuvent être guéris que par des opérations compliquées. Dans les cas où l’extirpation en un ou plusieurs temps est impossible, on obtient de bons résultats par la dilacération du tissu caverneux, qui se fera par de petites incisions, avec un instrument mousse, et même avec le doigt. Cette opération sera suivie d’un tamponnement aseptique. On le répétera un certain nombre de fois, àplu-

sieurs semaines d’intervalle. Le processus inflammatoire finit par oblitérer les réseaux caverneux.

Fig. 407. — Angiome cirsoïde de la lèvre inférieure, montrant par transparence les deux troncs artériels afférents et leurs ramifications.

Fig. 408. — Id. Dissection de la muqueuse, ligature des deux artères afférentes. Section des artères au delà de la ligature et extirpation de l’angiome.

J ai observé un cas curieux d’angiome cirsoïde de la lèvre inférieure. Ce cas est représenté fi g. 407 et 4o8.

TUMEURS MALIGNES

ÉPITHÉLÎOIV1A

L’épithélioma est le plus souvent si caractéristique qu’il est impardonnable de le méconnaître.

Je dois mentionner cependant certains cas d’ulcérations des lèvres en apparence simples, chez des personnes atteintes de psoriasis buccal,

OPÉRATIONS SUR LA TÈTE. 3o7

et qui, histologiquement, sont de 1 épithélioma pavimenteux à globes épidermiques. Le diagnostic précoce de ce petit épithélioma exige une grande expérience clinique.

L’épithélioma affecte plus fréquemment la lèvre inférieure que la lèvre supérieure.

L’infection des ganglions sous-maxillaires, sus-hyoïdiens médians, et même carotidiens est parfois très rapide. Ces tumeurs exigent une extirpation précoce et complète. Les opérations qui se pratiquent pour l’épithélioma des lèvres seront décrites dans le chapitre de la cheiloplastie.

GHEILOPLASTIE

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