TOME
traité de TIIÉRAPEDTIQLE CJIIRT RGICALE.
Le pouls se relèA^e, Tangoisse respiratoire s’atténue, la paralysie intestinale diminue et le malade accuse un Inen-étrc tel qu’il réclame bientôt un nouveau bain. Les bains sont répétés 4 à G fois par 2 4 heures et à une température qui variera entre do" et 25", comme on les emploie dans les pyrexies médicales. Il est utile de laver l’estomac avec une solution tiède de bicarbonate de soude à i p. loo.
Les malades atteints de péritonite post-opératoire succombent habituellement très vite avec ataxie cardiaque, angoisse respiratoire et état asphyxique. Le bain froid paraît combattre les réflexes nerveux de la septicémie péritonéale, réflexes tellement intenses que la plupart des malades meurent avant qu’il existe des lésions péritonéales très accentuées. Ce traitement est inoffensif et peut être d’un grand secours dans des cas déjà presque désespérés.
l’éïraxglement ixteuxe post-opératoiue
U étranglement interne yrai est-il fréquent après les opérations abdominales Nous en avons observé deux cas typiques, qui tous deux ont guéri par une nouvelle interA' ention .
Le plus souvent, les cas de mort que l’on met sur le compte d’un étrangiement interne sont de simples péritonites septiques à marche subaiguë, accompagnées de pseudo-étranglement paralv tique.
étranglement vrai post-opératoire est lui-même presque toujours sous la dépendance directe de quelque complication inflammatoire locale. Les symptômes en sont caractéristiques : le pouls demeure satisfaisant et il n’y a pas d’éléA^ation de température ; le signe principal est l’absence totale. de gaz rendus par l’anus. L’importance de ce symptôme est telle que la surveillance du malade en pareil cas ne doit être confiée qu’à des personnes d’une expérience reconnue.
Ces malades souffrent le plus souA^ent de coliques A'iolentes : 1 intestin contracté se dessine sous la peau. La constatation de A omissements nettement fecaloïdes vient bientôt confirmer le diagnostic : l’inter- Anntion doit être immédiate.
Deux fois seulement, nous 1 aAmis signalé plus haut, sur plusieurs milliers d opérations péritonéales, nous aA'ons assisté à des accidents d étrangiement post-opératoire AU’ai. Drâce à une analyse rigoureuse des symptômes et à l’examen des matières vomies, nous sommes intervenu en temps utile et avec plein succès. Il s’agissait dans ces deux cas d’un volvulus de l’intestin grêle, fixé dans cette situation anormale par quelques adhérences pelviennes survenues au voisinage